Les policiers ont érigé un périmètre de sécurité sur la rue Sainte-Cécile.

La thèse du meurtre envisagée

Un homme de 67 ans manque à l’appel à Trois-Rivières. Il s’agit de Gilles Giasson, le père de François Asselin, l’individu accusé récemment d’un meurtre au second degré et d’outrage à un cadavre du côté de Sherbrooke. Tout porte à croire qu’il pourrait s’agir d’un meurtre.

Des gens se sont rendus dans l’appartement du sexagénaire, sur la rue Sainte-Cécile, vendredi soir, et l’homme n’était pas là. Ils ont contacté les autorités.

«Les policiers sur place ont découvert tout ce qui s’apparente à une scène de crime avec des éléments suspects», a indiqué la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Les enquêteurs de l’équipe des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont alors été appelés à se rendre sur place, samedi, parce que la situation était préoccupante.

Les autorités et les proches de l’homme craignent pour sa sécurité. Différentes hypothèses ont été avancées par la Sûreté du Québec, mais celle du meurtre est privilégiée.

La Sûreté du Québec demande l’aide du public pour essayer de retracer des indices.

Selon ce qu’a appris Le Nouvelliste, Gilles Giasson habitait avec son fils dans l’appartement de la rue Sainte-Cécile. 

Des membres de la famille inquiets se sont également présentés sur les lieux, ils ont préféré ne pas faire de commentaires. Dans le voisinage, on s’est dit un peu surpris de voir tout le déploiement policier.

«Quand on a vu ce gars-là (François Asselin), on trouvait qu’il avait l’air bizarre. C’est étonnant de voir ça ici, mais en même temps, il était tellement bizarre...», a mentionné une voisine.

Gilles Giasson est disparu.

Rappelons que François Asselin de Trois-Rivières a été formellement accusé vendredi au palais de justice de Sherbrooke du meurtre non prémédité de son collègue de travail François Lefebvre et d’outrage à son cadavre.

François Asselin a été arrêté après que le cadavre ensanglanté de François Lefebvre eut été découvert dans une boîte de carton qu’Asselin aurait lui-même déposée chez une firme spécialisée dans la livraison de colis de Sherbrooke. L’accusé et la victime étaient deux collègues de travail.