L’épopée spatiale américaine de l’après-guerre fascine le Granbyen d’origine Michel Burelle, qui s’informe continuellement sur cette thématique.

La passion pour l'espace de Michel Burelle

Michel Burelle avait six ans lorsqu’il a vu le premier homme marcher sur la Lune. Comme des millions de Terriens ce soir du 20 juillet 1969, le jeune Granbyen était rivé devant un téléviseur pour être témoin de ce moment historique, qui a fait naître en lui une passion qui l’anime désormais depuis un demi-siècle.

«C’était vers 21 heures, le soir. On se trouvait, mes parents et moi, au chalet que mon père louait à Roxton Pond, se souvient le quinquagénaire. Ma tante était descendue d’Alberta. On était installés devant une télévision en noir et blanc, avec des antennes recouvertes de papier d’aluminium parce qu’on pensait qu’on capterait mieux le signal.»

«Ça m’a marqué pas mal fort. Après tout, c’est la plus grande aventure que les humains ont jamais tentée. C’est beau traverser l’Atlantique en bateau ou en avion: aller sur la Lune, c’était autre chose !», ajoute M. Burelle, qui dès lors s’est découvert un intérêt pour l’aéronautique, puis pour l’astronomie.

Le tout a connu un important regain lorsque l’homme a effectué un retour aux études, au courant des années 1990.

«C’était la naissance de l’Internet, raconte-t-il. J’y ai découvert une mine d’informations qui m’a donné le goût d’en savoir encore plus. La piqûre est revenue en force.»

Technologies et retombées

L’épopée spatiale américaine de l’après-guerre fascine Michel Burelle, qui s’informe continuellement sur cette thématique. Particulièrement parce que la conquête de l’espace et la mission lunaire ont été effectuées avec des moyens qui semblent rudimentaires vis-à-vis les technologies d’aujourd’hui.

«Les ingénieurs avaient des moyens limités, mais ils ont réussi à construire une fusée de 121 mètres de haut dotée de cinq moteurs et pesant 6,5 millions de livres, détaille-t-il. Le dessin par ordinateur n’existait pas à l’époque. Ils ont fait ça avec des règles à calculer, des tables à dessin et des rapporteurs d’angle! Tu te trompes dans une seule donnée et rien ne fonctionne: c’était un moyen problème!»

D’ailleurs, notre quotidien doit beaucoup aux technologies développées pour les missions Apollo, rappelle cet employé d’Hydro-Québec.

La miniaturisation des caméras et des ordinateurs et la création d’une fibre ininflammable utilisée aujourd’hui dans les uniformes de pilote et des pompiers, pour ne nommer que celles-ci, font partie des nombreuses retombées qu’on doit à l’exploration spatiale.

«Ce ne sont pas nécessairement des choses qui ont été inventées spécifiquement pour les missions, mais celles-ci ont accéléré leur développement», note M. Burelle.

C’est en 2012 que le Granbyen d’origine établi dans la région de Montréal depuis 1999 réalise son rêve, celui de visiter le Centre spatial Kennedy lors du 40e anniversaire de la fin du programme Apollo.

C’est en 2012 que le Granbyen d’origine établi dans la région de Montréal depuis 1999 réalise son rêve, celui de visiter le Centre spatial Kennedy lors du 40e anniversaire de la fin du programme Apollo.

«Les amateurs de football ont leur Super Bowl. Pour moi, c’était de me rendre à Cap Canaveral!», illustre Michel Burelle, qui y a rencontré plusieurs astronautes et personnalités ayant contribué au succès des missions Apollo.

Conférencier et collectionneur

En plus de magazines, de documentaires et de films portant sur l’exploration spatiale, M. Burelle possède des copies de journaux traitant des premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, de même que des autographes, notamment celui de la toute première infirmière du programme spatial américain, Dee O’Hara.

De plus, le conférencier possède une soixantaine de modèles réduits d’aéronefs et de fusées. Un passe-temps qu’il compte bien reprendre assidûment au moment de prendre sa retraite.

«Les modèles à coller sont assez fidèles aux originaux, mais si on veut les rendre identiques, il faut fabriquer certaines pièces et les rajouter nous-mêmes. Il y a beaucoup de détails qu’on retrouve sur Internet», explique le passionné, qui au fil des ans a pris part à plusieurs concours de modèles réduits.

Il est loin d’être le seul à collectionner des objets en lien avec la conquête de l’espace.

«Certains items sont vendus dans des encans. On peut retrouver des objets ayant été utilisés dans l’espace ou ayant servi à l’entraînement des astronautes. Ces artefacts de collectionneurs valent parfois plusieurs dizaines de milliers de dollars, explique M. Burelle. Ma collection personnelle est loin d’avoir une telle valeur!»

Les nombreuses connaissances acquises par l’astronome amateur au fil du temps lui sont toutefois d’une valeur inestimable.

Elles lui ont aussi permis de gagner en notoriété dans la communauté des passionnés de l’espace.

En 2009, année du 40e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11, l’astronome amateur est invité à prononcer une première conférence sur le sujet.

Au cours des années qui suivent, M. Burelle a répété l’expérience à chaque anniversaire d’une mission Apollo, si bien qu’aujourd’hui, il est un conférencier bien connu avec plusieurs présentations à son actif, présentations qu’il ne cesse de mettre à jour au fur et à mesure qu’il en apprend davantage.

Et à l’instar de la curiosité de Michel Burelle, l’univers a des limites qui sont encore inconnues de l’Homme.