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Selon la députée Christine Labrie, la violence contre les femmes est un enjeu systémique et les solutions tardent à être mises en œuvre par le gouvernement.
Selon la députée Christine Labrie, la violence contre les femmes est un enjeu systémique et les solutions tardent à être mises en œuvre par le gouvernement.

La députée Christine Labrie dénonce les féminicides

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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SHERBROOKE — La violence contre les femmes est un enjeu systémique et les solutions tardent à être mises en œuvre par le gouvernement de François Legault.

C’est ce que soutient Christine Labrie, députée de Sherbrooke et responsable solidaire de la Condition féminine dans l’opposition de Québec solidaire à l’Assemblée nationale, au surlendemain de la mort tragique de deux femmes à Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Elle sonne l’alarme puisqu’on déplore cinq féminicides en moins d’un mois au Québec.

« Les solutions pour réduire les violences faites aux femmes sont connues, mais on manque de fonds pour les mettre en œuvre. Il faut permettre aux victimes de quitter une relation dès les premiers signes de violence », lance-t-elle.

« Pourtant, chaque année, plus de 10 000 femmes ne trouvent pas de place immédiate dans les maisons d’hébergement. La CAQ a toujours un coup de retard: les sommes annoncées l’année dernière pour les organismes qui œuvrent auprès des victimes arrivent à peine à éviter les ruptures de service. »

Rappelons que deux femmes sont mortes à la suite d’une agression commise lundi soir dans une maison de Sainte-Sophie. La Sûreté du Québec (SQ) considère l’affaire comme un double meurtre.

La première victime, âgée de 60 ans, est décédée de ses blessures mardi. Le décès de la seconde femme, âgée de 28 ans et qui a un lien familial avec la sexagénaire, a été confirmé mardi avant-midi dans un hôpital de la région de Montréal.

«Un signal d'alarme»

« Rien n’a été investi pour répondre à l’augmentation du nombre de victimes qui vont chercher de l’aide. En attendant, des femmes continuent de subir de la violence et même de perdre la vie », affirme-t-elle dans un communiqué de presse.

« Cinq féminicides en moins d’un mois, c’est un signal d’alarme que le gouvernement ne peut plus ignorer. On a besoin d’augmenter les services pour les victimes, et aussi pour les auteurs de violence », affirme Christine Labrie. 

La violence faite aux femmes doit être prise en compte dans le prochain budget provincial, clame Mme Labrie. On doit augmenter rapidement le nombre de places disponibles dans les ressources d’hébergement au Québec, financer le développement de logements abordables pour aider les victimes à se reconstruire dans un environnement sécuritaire et mettre sur pied une ligne provinciale de référence pour les auteurs de violence, comme l’a recommandé le rapport Rebâtir la confiance, énumère la députée de Sherbrooke.