Le Dudswellois Julien a-t-il trouvé sa tendre moitié dans L’amour est dans le pré?

Inscrit à son insu à L’amour est dans le pré

Au départ, Julien ne voulait rien savoir de participer à L’amour est dans le pré. Ce sont ses amis qui l’ont inscrit à son insu. Après quelques appels convaincants de la production, l’agriculteur de Dudswell a fini par accepter d’embarquer dans l’aventure télévisuelle qui s’est finalement révélée être « une expérience stimulante qui [m’a] botté le derrière ».

Réglons tout de suite la question : non, La Tribune ne sait pas si Julien est maintenant heureux en couple. « Je ne dirais absolument rien à ce sujet », rigole le Dudswellois, qui ne peut dévoiler quoi que ce soit sur le contenu des prochains épisodes.

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La téléréalité est en onde depuis le mois de janvier. Le tournage de l’émission la plus regardée de V a toutefois eu lieu quelques mois plus tôt, soit au mois d’octobre. Trois prétendantes préalablement choisies par Julien ont passé une semaine sur la ferme où il travaille. L’agriculteur est ensuite allé passer une journée chez deux de ses prétendantes. Puis, il s’est envolé pour une semaine dans une destination voyage avec la finaliste.

« J’avais regardé l’émission dans le passé parce que c’est vrai que c’est problématique pour un agriculteur de rencontrer quelqu’un, mais jamais je n’aurai pensé y participer. Je suis quelqu’un de nature assez solitaire alors ça m’a forcément sorti de ma zone de confort puisque tu dois exposer un pan de ta vie privée », admet Julien, qui a accepté de recevoir La Tribune chez lui.

« Respire Julien »

Lorsqu’il parle du tournage de l’émission, Julien a le sourire aux lèvres. Surtout lorsqu’il raconte le tournage du premier épisode alors que les cinq agriculteurs à la recherche de l’âme sœur rencontrent tour à tour cinq prétendantes dans une formule de speed dating.

« J’étais vraiment stressé. Je suis arrivé sur les lieux et il y avait une vingtaine de personnes, plusieurs caméras. C’était gros! À ce moment je me suis vraiment demandé pourquoi j’avais accepté de participer à l’émission. Quand on a commencé à tourner, j’ai simplement arrêté de respirer, raconte en riant Julien. Marie-Ève Janvier était à mes côtés et elle me répétait ‘‘respire Julien’’. Finalement, on a décidé de recommencer la prise. »

Sur la ferme, les techniciens de L’amour est dans la pré s’activaient 12 h par jour. Le résultat de ces journées de tournage se traduit par plus ou moins sept minutes de contenu télévisuel par émission.

« Le montage est bien fait, il permet de bien suivre l’histoire pour le téléspectateur, même si pour moi quelques éléments semblaient décontextualisés », commente le natif du Bas-Saint-Laurent.

Coup de pied au derrière

Lors des premiers épisodes, Julien souligne à quelques reprises qu’il n’a pas de passé amoureux. Pendant le tournage, il est ainsi passé de célibataire sans histoire à objet de convoitise pour trois prétendantes.

« C’était intimidant au départ d’avoir les filles chez moi. Mais le fait de savoir qu’elles avaient un intérêt pour moi m’a aidé. Et je n’aurais pas pensé ça au départ, mais le contexte de l’émission était bénéfique pour ma personnalité. Ça m’a forcé à m’ouvrir aux filles alors que d’habitude je suis réservé. Ç’a été un bon coup de pied au derrière pour moi », admet celui qui a fait des études en architecture, en génie puis en biologie avant de finalement endosser le métier d’agriculteur.

« Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup, peut-être trop lorsqu’il est question de séduction. Pour les besoins de l’émission, j’étais ‘‘forcé’’ d’aller vers les filles et c’était positif », poursuit Julien.

Au final, en veut-il à ses amis de l’avoir secrètement inscrit ou les remercie-t-il?

« Non! C’était super stimulant comme expérience. Est-ce que je le referai? Oui, je crois que oui. »

Les six premières saisons de L’amour est dans le pré ont formé dix unions dont sont issues 17 enfants.