Il vole 140 000$ de cuivre

Michel Lapierre, d’Alma, a volé 140 000 $ en cuivre à son employeur, Rio Tinto, de 2011 à 2015.

L’employé de la multinationale, qui travaillait dans le secteur du tri des matériaux, a dérobé à plusieurs reprises de petites quantités d’alliages pour ensuite les revendre à un recycleur. 

L’homme âgé de la cinquantaine, qui a plaidé coupable à ces accusations il y a quelques mois, a écopé d’une peine de deux ans moins un jour dans la collectivité, mercredi, au Palais de justice d’Alma. Le juge Jean Hudon a accepté la suggestion commune de l’avocat de la défense, Me André Villeneuve, et de la représentante du ministère public, Me Amélie Gilbert. 

C’est un enquêteur embauché par Rio Tinto qui a pris l’employé la main dans le sac. La multinationale avait commencé à surveiller Lapierre à la suite d’une information provenant d’une tierce personne. Le travailleur occupait un poste de confiance dans l’entreprise, car c’est lui qui recueillait les différents matériaux avant de les envoyer au tri. La multinationale ne se serait pas aperçue des vols plus tôt, car ces matériaux n’étaient pas comptabilisés avant d’être triés et transformés, selon les informations fournies par la cour. Lapierre récoltait régulièrement de petits morceaux d’alliage qu’il ramenait à son domicile. L’enquête a permis d’apprendre qu’en quatre ans, l’employé a effectué 577 transactions chez le même recycleur. 

L’individu, qui travaillait depuis 26 ans aux installations almatoises de l’entreprise, a démontré des remords sincères, devant le tribunal, mercredi. Il a même admis qu’il méritait sa sentence. C’est un problème de toxicomanie qui l’avait mené à voler Rio Tinto. Un problème qu’il aurait réglé dans les dernières années. 

Le quinquagénaire a perdu son emploi chez Rio Tinto, mais il s’est rapidement mis à la recherche d’un autre travail. Il œuvre actuellement dans l’entretien. Lapierre n’avait aucun antécédent criminel.