Hydro-Québec investit plus de 610 millions de dollars à la centrale de Rapide-Blanc.

Hydro-Québec annonce 600 millions $ pour la centrale Rapide-Blanc

LA TUQUE — Hydro-Québec a fait l’annonce d’un investissement de 612 877 000 $ pour la réhabilitation de la centrale Rapide-Blanc, en Haute-Mauricie. Les travaux, qui débuteront en 2020, permettront notamment de renouveler les six groupes turbine-alternateur de la centrale. On prévoit l’ajout d’une centaine d’emplois et des retombées économiques de près de 80 millions de dollars pour la région.

«On va remplacer six groupes turbine-alternateur dans les prochaines années. Ça va se faire sur une période de sept ans. On a déjà commencé des travaux d’avant-projet et ça va se prolonger jusqu’en 2026», affirme David Murray, chef de l’exploitation et président d’Hydro-Québec Production.

De plus, Hydro-Québec réhabilitera le bâtiment, les systèmes auxiliaires électriques et mécaniques, les pertuis ainsi que les vannes des prises d’eau, entre autres.

Hydro-Québec soutient qu’une centaine d’emplois vont s’ajouter aux emplois déjà existants dans la région et estime qu’il y aura des retombées économiques d’environ 80 millions de dollars.

Des rencontres ont déjà débuté avec les gens du milieu afin de voir les opportunités pour la communauté de La Tuque. 

«On est en train de regarder les différents travaux. On va s’ajuster au fur et à mesure qu’on va développer le plan de travail pour les prochaines années», indique M. Murray.

Les dirigeants de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM), pour leur part, sont déjà à l’œuvre afin de maximiser les retombées économiques à La Tuque. On se réjouissait d’ailleurs de l’annonce de la société d’État.

«La chambre s’est engagée à mettre en place des outils facilitants pour faire un maximum de liens d’affaires pour nos entreprises de la Haute-Mauricie, pour qu’un maximum de retombées demeure à La Tuque. […] On parle de 80 millions de dollars de retombée. C’est important pour nous de s’assurer que ça va rester ici. On veut assurer la rétention des capitaux ici. On va certainement tenir des rencontres avec les membres dans un avenir très rapproché pour qu’ils soient à l’affût de tout ça», note la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette.

«La présence de ces travailleurs en région entraînera des retombées économiques importantes, notamment en matière d’hébergement, de restauration et en achat de biens et services», ajoute Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie.

Hydro-Québec assure qu’avec ces travaux, la centrale continuera de répondre aux besoins énergétiques du Québec pour les 50 prochaines années et d’être rentable, puisque le coût de production s’établira à moins de 4 ¢ le kWh en 2027. 

«[Avec ces travaux], il pourrait également y  avoir un peu plus d’efficacité. On parle de 2 mégawatts additionnels par turbine», note M. Murray.


Hydro-Québec a annoncé un investissement de plus de 610 M$ de dollars à la centrale de Rapide-Blanc. Sur la photo : Isabelle Perreault, chef relations avec le milieu, David Murray, chef de l’exploitation et président d’Hydro-Québec Production, Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette–Saint-Maurice, Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque, Dave Archambeault, chef des centrales du Haut Saint-Maurice, Élisabeth Gladu, conseillère relations avec le milieu Mauricie et Centre-du-Québec et Donald Olivier, directeur production des cascades.

Des travaux ont cours actuellement à la centrale de Rapide-Blanc en lien avec l’avant-projet. Il s’agit d’activités préalables au démarrage du projet, qui comprennent la construction
d’un bâtiment d’ateliers et de bureaux. 

Suivront à l’automne 2019, la modification du système de traitement des eaux usées et les travaux préparatoires à la salle de commandes. Plusieurs visites auront lieu à la centrale par des firmes d’ingénierie afin de compléter les étapes préalables.

De plus, une deuxième phase de travaux est en préparation, qui vise la réhabilitation de l’évacuateur de crue et les travaux connexes sur l’aménagement de Rapide-Blanc. Une fois l’ensemble des études complétées, le projet sera déposé au conseil d’administration d’Hydro-Québec. Les travaux majeurs n’entraîneront pas l’arrêt de la centrale.

Rappelons que la centrale, mise en service en 1934, est exploitée par Hydro-Québec depuis la nationalisation de l’électricité au Québec. Elle comporte 6 groupes turbines et a une hauteur de chute de 32,92 mètres. La puissance est de 204 MW, ce qui permet d’alimenter environ 73 500 résidences en électricité. Son réservoir, le réservoir Blanc, à une superficie de 8 260 ha.

«Compte tenu de son rôle dans la gestion de la rivière Saint-Maurice, de sa puissance installée, et de sa localisation enviable, il était important pour nous d’investir dans son avenir. Investir pour qu’elle puisse continuer de produire de l’énergie propre pendant encore plusieurs années pour les générations futures», a souligné, Dave Archambeault, chef des centrales du Haut Saint-Maurice chez Hydro-Québec.

Des travaux à la Trenche ? 

Hydro-Québec pourrait également faire des investissements dans l’avenir au barrage La Trenche. C’est une possibilité qui est analysée par la Société d’État.

«Hydro-Québec est à revoir tous ses investissements, on a dit qu’on se positionnerait en 2021-2022 pour revoir les prochaines démarches, mais je ne vous cacherai pas qu’on regarde plusieurs projets avec nos ingénieurs. […] Le barrage de La Trenche faire partie des analyses avec nos ingénieux», a confirmé M. Murray.