Adèle Lamarche, de Groupe-conseil UDA, et Frédéric Lepage, porte-parole et chef des relations avec les communautés chez Gazoduq, ont transmis de l’information concernant le tracé préliminaire du futur gazoduc.

Gazoduq: 82 propriétaires touchés au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Le tracé du futur gazoduc destiné à alimenter le complexe de liquéfaction du gaz naturel de Grande-Anse commence à se préciser. Ce sont 82 propriétaires privés qui devraient être touchés directement par le projet au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Ces informations ont été transmises lors d’une rencontre tenue mercredi par la direction des relations avec les communautés de Gazoduq et son porte-parole, Frédéric Lepage. À la suite des dernières séances d’information tenues dans la région, à Alma, à Roberval et à Saguenay, ainsi qu’en Abitibi, ce sont 600 personnes, dont 200 au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ainsi que 130 groupes qui ont pu transmettre leurs commentaires sur le tracé préliminaire soumis.

Celui-ci a été réduit à une bande de 30 mètres de largeur et un maximum de 400 mètres en tenant compte des commentaires reçus et d’une foule de facteurs physiques et d’informations transmises par les différents ministères et organismes. La présence de forêts sensibles ou rares, de milieux humides, de projets d’aires protégées, de sites contaminés, de cours d’eau, de sentiers de quad ou de motoneiges et autres ont été pris en compte dans l’élaboration du tracé préliminaire, a indiqué M. Lepage.

Dans la région, le gazoduc s’étendra sur une distance de 235 km, dont 82 % sur les terres publiques. Les zones les plus sensibles se situent en fin de parcours alors que la conduite doit longer le sud du lac Kénogami, la forêt d’enseignement de l’UQAC, ainsi que la route 175 pour se diriger vers les terres agricoles du Saguenay et joindre Grande-Anse.

Au Lac-Saint-Jean, un poste de compression est prévu dans le secteur du lac Ashuapmushuan. La zone qui comprendra des bâtiments sur une surface d’environ 1600 mètres carrés devrait représenter la seule infrastructure hors terre.

M. Lepage a mentionné que le gazoduc enfoui à un mètre sous terre ne représente aucun inconvénient pour les agriculteurs touchés mis à part pendant la courte période d’installation de l’infrastructure.

Au cours de la première quinzaine de mai, les propriétaires privés touchés seront contactés par Gazoduq afin de les inviter à une séance d’information de groupe et une séance individuelle afin qu’ils puissent signer une formule d’autorisation permettant d’effectuer des relevés fauniques et de la flore présente sur leur propriété.

L’été prochain, des biologistes de Groupe-conseil UDA effectueront des relevés semblables sur l’ensemble du tracé, des travaux préparatoires à la réalisation de l’étude d’impact environnemental qui devrait être terminée à la fin de l’année.

M. Lepage a mentionné que le processus de consultation et d’information se poursuit. Il conclut en invitant le public à faire part de ses commentaires en visitant le site de Gazoduq.