Michel Garneau, alias Garnotte, a été caricaturiste pour Le Devoir pendant 23 ans.

Garnotte, caricaturiste pour Le Devoir, prend sa retraite

L’heure de la retraite a sonné pour Michel Garneau, alias Garnotte. Après 23 ans de service et près de 7000 dessins, le fidèle caricaturiste du Devoir tire sa révérence.

Ce sont de récents problèmes cardiaques qui l’ont forcé à prendre cette décision, explique l’homme de 67 ans en entrevue avec La Voix de l’Est. « J’y réfléchissais déjà depuis un moment, mais ces ennuis de santé assez graves, survenus au début du mois, ont servi de point de cristallisation. »

« Ça n’a pas été une décision difficile à prendre, ça s’imposait, reprend-il. J’avais besoin de temps pour prendre soin de moi, et pour avoir du temps, je devais prendre ma retraite », ajoute encore celui qui réside à West Brome.

Après une vingtaine d’années à produire six caricatures par semaine, Garnotte avait ralenti la cadence en travaillant à temps partiel depuis trois ans, se partageant la tâche avec Pascal Élie.

Son dernier coup de crayon remonte au 29 mai dernier, alors qu’il avait lié les déboires de Justin Trudeau à la question des déchets canadiens menacés de renvoi par les Philippines.

« Un métier passionnant »

Michel Garneau est un autodidacte. C’est dans la marge de ses cahiers qu’il a fait ses classes avant de se joindre au journal étudiant de l’UQAM, où il étudiait la géographie.

Il a ensuite aiguisé ses crayons pour plusieurs magazines, dont Croc, Protégez-vous, La Terre de chez nous et Les Débrouillards. C’est avec le départ de Serge Chapleau pour La Presse que Garnotte est officiellement devenu le caricaturiste du Devoir, en 1996.

« C’est un métier que j’ai adoré faire. Un métier passionnant, où il n’y avait pas de moments ennuyeux. J’aimais beaucoup partager des moments avec mes collègues lors des réunions éditoriales », retient-il de ses deux décennies à l’emploi du quotidien indépendant.

Le nouveau retraité n’entend pas pour autant ranger définitivement ses crayons. « C’est sûr que je vais continuer à dessiner. Pour le plaisir. On ne fait pas ce métier-là pendant aussi longtemps si ce n’est pas d’abord et avant tout une passion », souligne-t-il.

Mais d’abord, il compte surtout reprendre du mieux.