En ce début d’été, la Direction de santé publique de l’Outaouais (DSPO) tient à rappeler que «les tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme sont de plus en plus présentes dans la région».

Gare aux tiques dans le Pontiac

Les autorités de santé publique de l’Outaouais rappellent à la population de prendre garde aux tiques, particulièrement dans le secteur du Pontiac où environ 20% de ces petits arachnides sont porteurs de la maladie de Lyme.

En ce début d’été, la Direction de santé publique de l’Outaouais (DSPO) tient à rappeler que «les tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme sont de plus en plus présentes dans la région».

«Si le risque d’attraper cette maladie est généralement faible, il est cependant plus élevé dans le secteur du Pontiac environ 20 % des tiques sont porteuses de la maladie de Lyme», précise la DSPO. Ailleurs dans la région, moins de 10% des tiques sont porteuses de cette maladie qui gagne du terrain d’année en année au Québec.

La bactérie causant la maladie de Lyme est transmise aux humaines par la piqûre d’une tique infectée et «peut avoir des conséquences sur la santé et la qualité de vie de certaines personnes». Le risque d’être en contact avec une tique est plus élevé «dans les boisés et les hautes herbes».

Il est donc recommandé, entre autres, de bien couvrir la peau lors de sorties à l’extérieur, en portant un chapeau, des souliers fermés et des vêtements longs. L’utilisation d’un casse-moustique à base de DEET ou d’icaridine est également suggérée.

L’inspection du corps doit être faite après une activité extérieure. En cas de découverte d’une tique, elle doit être retirée avec une pince à sourcils et gardée dans un contenant fermé. Une consultation médicale doit avoir lieu si, au cours de mois suivant la piqûre, des symptômes comme des rougeurs, de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue ou une raideur à la nuque se présentent. La tique peut alors être apportée au médecin.

En cas de piqûre subie sur le territoire du Pontiac, il est suggéré d’appeler Info-Santé en composant le 8-1-1, car «un traitement préventif» pourrait être recommandé, indique la DSPO.

En Outaouais, quatre cas de maladie de Lyme ont été déclarés l’an dernier. Deux de ces cas ont été acquis dans la région, les deux autres à l’extérieur. Quatre cas - tous acquis à l’extérieur de la région - avaient aussi été rapportés en 2016.

Ailleurs au Québec

La situation actuelle en Outaouais est loin d’être aussi préoccupante qu’en Montérégie, où les autorités de santé publique ont annoncé la semaine dernière que 122 des 147 municipalités de la région sont désormais «considérées à risque élevé d’exposition aux tiques». On a dénombré 102 cas de maladie de Lyme en Montérégie l’an dernier, soit presque le double qu’en 2016.

Entre 2004 et 2010, seulement de deux à 14 cas avaient été rapportés chaque année dans la province. Dans la majorité des cas, la maladie avait été contractée à l’extérieur du Québec.