Un incident qui a été rapporté à la centrale nucléaire de Pickering en Ontario, vers 7 h 30 dimanche matin, était une fausse alerte selon les autorités.
Un incident qui a été rapporté à la centrale nucléaire de Pickering en Ontario, vers 7 h 30 dimanche matin, était une fausse alerte selon les autorités.

Fausse alerte à la centrale nucléaire de Pickering en Ontario

TORONTO — L’alerte envoyée tôt dimanche matin sur les téléphones de nombreux Ontariens concernant un incident non précisé à la centrale nucléaire de Pickering a été transmise par erreur.

L’alerte a été lancée vers 7h30, mais environ 40 minutes plus tard, la société Ontario Power Generation a annoncé sur Twitter qu’il s’agissait d’une erreur.

Une alerte de suivi a été envoyée sur les téléphones près de deux heures après la première alerte.

«Il n’y a AUCUNE situation nucléaire active qui se déroule à la centrale nucléaire de Pickering», pouvait-on lire. «L’alerte précédente a été diffusée par erreur. Il n’y a aucun danger pour le public ou l’environnement. Aucune autre action n’est requise.»

L’alerte initiale avertissait les personnes se trouvant à moins de 10 kilomètres de la centrale à l’est de Toronto qu’un incident s’était produit, sans donner de détails. Le message précisait cependant qu’aucune fuite ni trace de radioactivité anormale n’avait été décelée et qu’aucune mesure particulière n’était requise dans l’immédiat.

Le bureau du premier ministre Doug Ford a déclaré qu’il tentait de faire la lumière sur ce cafouillage.

Le maire de Pickering, Dave Ryan, a réclamé une enquête approfondie sur cette erreur.

«Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été très troublé en recevant cette alerte d’urgence ce matin. Bien que je sois soulagé qu’il n’y ait pas eu d’urgence réelle, je suis contrarié qu’une telle erreur se soit produite. J’ai parlé (au gouvernement provincial) et je demande qu’une enquête complète soit menée», a écrit M. Ryan sur Twitter.

La vérificatrice générale de l’Ontario avait souligné des problèmes liés à la gestion des urgences en Ontario dans son rapport annuel de 2017. Bonnie Lysyk avait alors estimé que les programmes provinciaux de gestion des urgences devaient être mieux supervisés et coordonnés.

L’Ontario n’a pas de système coordonné de transmission de l’information dans les situations d’urgence, a écrit la vérificatrice. La province a tenté d’en implanter un en 2009 mais a mis fin au projet six ans plus tard, «après avoir dépensé environ 7,5 millions de dollars sans qu’il ne soit jamais mis en service», selon Mme Lysyk.

La centrale de Pickering est en activité depuis 1971 et devait être déclassée cette année, mais l’ancien gouvernement libéral - et l’actuel gouvernement progressiste-conservateur - se sont engagés à la garder ouverte jusqu’en 2024. Le déclassement devrait commencer en 2028.

La centrale comprend six réacteurs CANDU, produit 14 % de l’électricité de l’Ontario et est responsable de 4500 emplois dans la région, selon Ontario Power Generation.