Claude-Auguste Piant a été libéré d’office de sa peine de 30 mois de prison.

Expulsé en France : Piant continue de nier ses délits sexuels

Le séjour de Claude-Augste Piant au Canada tire à sa fin s’il n’a pas déjà été expulsé chez lui en France.

Piant, qui a été condamné à 30 mois de prison pour une affaire d’inconduite sexuelle avec une adolescente de 15 ans en décembre 2016 à Sherbrooke, présente encore des pensées malsaines « qui appuient et justifient le type de comportement » qui a mené aux délits pour lesquels il a plaidé coupable.

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Claude-Auguste Piant plaide coupable

Piant a été libéré d’office le 3 mai dernier du pénitencier de Dorchester au Nouveau-Brunswick par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Le ressortissant français de 62 ans était venu au Québec pour entreprendre une relation avec l’adolescente.

Il a admis sa culpabilité aux accusations de leurre informatique, d’incitations à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur une personne âgée de moins de 16 ans, de même que de production et de possession de pornographie juvénile et d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 18 ans.

« Selon I’information au dossier, vous maintenez n’avoir commis aucun acte criminel. Plutôt, vous vous considérez avoir été victime d’une réprobation parentale et du système de justice puisque, selon vous, votre victime était consentante. Selon la documentation au dossier, vous ne démontrez aucun remords à l’égard de vos actions ni culpabilité », souligne la décision de la CLCC.

Les faits reprochés à Claude-Auguste Piant se sont produits entre mai 2015 et septembre 2016, après sa rencontre virtuelle avec l’adolescente de Sherbrooke sur un site de jeu en ligne.

Originaire de la région de la Lorraine en France, Piant a été arrêté au lendemain de son arrivée à Sherbrooke, sur le terrain de la résidence familiale de l’adolescente, le 11 septembre 2016. Claude-Auguste Piant a confirmé aux policiers qu’il était prêt à avoir une relation sexuelle complète avec l’adolescente qu’il était venu rejoindre à Sherbrooke même s’il la savait mineure.

« Bien que vous n’ayez aucun antécédent criminel, vos comportements criminels démontrent que vous avez fait preuve de distorsions cognitives que la Commission considère sévères, en plus de faire preuve d’une pauvre gestion de vos pulsions sexuelles, comme en témoigne le processus prémédité — s’échelonnant sur quelques années — par lequel vous avez déplacé vos besoins sexuels et affectifs vers une fillette d’âge mineur. La Commission est d’avis qu’en plus d’une pauvre gestion de vos émotions, vous avez également succombé à des valeurs familiales déplacées, en faisant notamment fie de vos responsabilités comme adulte à l’égard d’une personne qui était vulnérable et qui réagissait aux actes et à la volonté d’une personne en position d’autorité », estime la CLCC.

S’il revient au Canada, Piant devra prévenir les autorités carcérales. De nombreuses conditions de ne pas communiquer avec des personnes mineures, de ne pas utiliser Internet et d’éviter de contacter la victime ont été imposées.