Les présumés complices, arrêtés par les policiers de la Sûreté du Québec, ont fait faire un tour de voiture à leur victime et ont profité de l’occasion pour lui donner une véritable raclée.

Enlevé et battu pour une dette de drogue

Un homme de 18 ans a été enlevé par cinq individus dans le rang Saint-Marc, à Saint-Honoré, et a été battu sévèrement pour une dette de drogue et pour avoir volé un des accusés. Les présumés responsables de la séquestration ont poussé l’audace jusqu’à filmer et diffuser en privé cet acte de violence.

Olivier Côté (21 ans), Vicky Lavoie (23 ans) et Cassandra Racine (20 ans), trois des cinq accusés dans cette affaire, ont comparu jeudi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, sous des accusations de voies de fait armées. Des accusations de voies de fait graves et d’enlèvement pourraient s’ajouter.

Les deux autres individus arrêtés dans cette histoire doivent comparaître vendredi matin devant la justice.

Le jeune homme de 18 ans a été enlevé en pleine rue, vers 22 h 30 le 5 février, et embarqué contre son gré dans une voiture, comme dans un scénario d’un film d’Hollywood. 

Les présumés complices, arrêtés par les policiers de la Division des enquêtes des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ), auraient fait faire un tour de voiture à leur victime. Et ils ont profité de l’occasion pour lui donner une véritable raclée. 

Le quintette aurait ensuite abandonné l’individu, à nouveau dans le rang Saint-Marc, en le laissant en bordure de la chaussée.

La victime a été conduite par la suite au centre hospitalier de Chicoutimi, où elle a été traitée pour diverses blessures. « La victime a subi des blessures importantes, mais on ne craint pas pour sa vie. Elle a d’ailleurs reçu son congé de l’hôpital mercredi et est ensuite venue faire sa déposition au bureau de la SQ », a précisé Hugues Beaulieu, porte-parole de la SQ.

Selon les informations disponibles, ce règlement de compte serait relié au milieu des trafiquants de stupéfiants, pour une dette qui n’aurait pas été payée. Il n’est pas non plus impossible que la victime ait commis un vol auprès de l’un des accusés et que celui-ci ait voulu se venger.

« Nous avons déposé un seul chef d’accusation de voies de fait armées, mais de nouvelles accusations pourraient être déposées dans les jours à venir contre les trois accusés. Nous leur avons interdit les contacts entre eux et avec la victime de cette affaire », a souligné Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Les enquêteurs ont aussi découvert des images vidéo de cette correction en règle et se sont rendu compte que les assaillants avaient même partagé le contenu de la vidéo, en privé, avec des amis sur les réseaux sociaux.

Côté et Lavoie, tous deux représentés par Me Charles Cantin, possèdent des antécédents judiciaires, mais il n’a pas été possible de le savoir dans le cas de Racine, dont les intérêts sont défendus par Me Luc Tourangeau.

Les enquêtes de remise en liberté sont prévues pour le mardi 12 février.