Du sociofinancement pour payer l'hypothèque légale

N'ayant pas les moyens de rembourser l'hypothèque légale de leur nouvelle maison, Pascal Desautels-Brochu et Nathalie Garneau-Chase se sont tournés vers le sociofinancement. Sur le site GoFundMe, ils cherchent à recueillir 16 000 $.

« On menace de vendre ma maison sous contrôle de justice. Les factures, incluant tous les frais, s'élèvent à près de 20 000 $, ce qui rend très difficile pour nous de poursuivre [notre projet] », écrit M. Desautels-Brochu.

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« Nous ne voulons pas toucher aux REEE et aux assurances de nos filles, mais notre équilibre est précaire. »

Le couple a deux filles de trois ans et deux mois. M. Desautels-Brochu a deux emplois et s'est départi de sa moto pour payer cette dette. Il fait aussi des heures supplémentaires.

« Pour lancer un appel sur GoFundMe, Pascal a pilé sur son orgueil. Je n'avais pas le goût de demander de l'argent, mais nous voulions que l'histoire soit connue », rapporte Nathalie Garneau-Chase.

Cette dernière ne verrait aucune objection à partager les recettes avec ses voisins s'ils le souhaitaient.

M. Desautels-Brochu assure qu'il ne cherche pas à s'enrichir. « Le but, c'est d'éponger les frais de la poursuite et de faire en sorte que les entrepreneurs soient payés. S'il y a un surplus, l'argent sera remis à un organisme. » En soirée mardi, le couple avait amassé 875 $.

La Ville impuissante

Aux communications de la Ville de Sherbrooke, on confirme qu'il y a un retard dans le paiement des taxes des terrains vacants de Place de la source. Ces terrains ne seront toutefois pas vendus pour défaut de paiement de taxes foncières municipales et scolaires pour le moment.

« La Ville de Sherbrooke a entrepris des démarches afin que le promoteur finalise la deuxième couche de pavage et l'aménagement paysager du terre-plein central de la rue. Avant de commencer la construction de la rue, le promoteur a déposé une garantie pour couvrir le coût de ces travaux. Si le promoteur ne termine pas la construction de la rue, la Ville utilisera cette caution pour terminer les aménagements sans frais additionnels pour les contribuables.

« Quant au développement du reste des terrains, la Ville ne peut pas jouer le rôle de promoteur immobilier », lit-on dans un courriel de la Ville.

La conseillère du district, Évelyne Beaudin, veut vérifier ce que la Ville peut faire. « Je refuse qu'on abandonne des citoyens comme ça. On a accepté un projet qui nous a été présenté. On a laissé le promoteur aller de l'avant. Si on les abandonne, qui va les aider dans leurs démarches? »