L’ex-vendeur de copeaux de bois, photographié ici lors de l’audience tenue au palais de justice de Cowansville, alléguait des dommages constatés à plusieurs pièces de son hélicoptère lorsque l’engin lui a été restitué en 2017.
L’ex-vendeur de copeaux de bois, photographié ici lors de l’audience tenue au palais de justice de Cowansville, alléguait des dommages constatés à plusieurs pièces de son hélicoptère lorsque l’engin lui a été restitué en 2017.

Dommages à son hélicoptère: Werner Kyling débouté aux petites créances

Une fois n’est pas coutume, l’ex-dirigeant allégué d’un réseau de trafic de marijuana ayant eu cours dans la région de Brome-Missisquoi perd sa cause devant les tribunaux. Werner Kyling réclamait 15 000 $ à l’État pour les dommages causés à son hélicoptère saisi lors d’une opération policière en 2005.

L’appareil de marque Robinson a ensuite été entreposé pendant 12 ans, soit toute la durée des procédures judiciaires entourant son propriétaire.

Sans en contester la confiscation, l’ex-vendeur de copeaux de bois de 77 ans alléguait des dommages constatés à plusieurs pièces lorsque l’engin lui a été restitué en 2017 et réclamait ainsi un dédommagement.

Obsolescence

Or, il ne peut obtenir de dédommagement puisque l’hélicoptère aurait de toute façon été obsolète après 12 ans d’entreposage, indique le juge Martin Tétreault dans sa décision du 11 mai, et l’appareil était déjà en piètre état lors de sa saisie.

«Comme aucun des items réclamés par M. Kyling ne peut être accordé à titre de dommages en raison d’un manquement de la Procureure générale lors de la remise du bien dont elle avait la pleine administration, la demande de M. Kyling doit être rejetée», précise le juge.

À LIRE AUSSI: Kyling veut ravoir ses biens, avec intérêts

À LIRE AUSSI: Werner Kyling espère être dédommagé pour son hélicoptère en piteux état

Avec une cinquantaine de personnes, Werner Kyling avait été arrêté dans le cadre d’une vaste opération policière et accusé d’avoir opéré un réseau de production et d’exportation de marijuana.

Condamné à huit ans de prison pour complot, production, trafic de cannabis et gangstérisme en 2011, il a vu son procès être annulé par la Cour d’appel après avoir purgé deux ans de détention. Un arrêt des procédures a ensuite été demandé par la Couronne.