Mélissa Blais manque beaucoup à sa mère, Diane Naud.

Disparition de Mélissa Blais: «je pense à elle tous les jours»

LOUISEVILLE — «Je pense que je vais être seule cette année», murmure Diane Naud en baissant les yeux. Chaque année, Diane Naud célèbre la fête des Mères au restaurant avec sa fille, son fils et ses petits-enfants. Cette année, elle sera seule. Personne n’a le cœur à la fête, car sa fille Mélissa Blais, 34 ans, est portée disparue depuis le 2 novembre 2017.

Rencontrée par Le Nouvelliste la veille de la fête des Mères, Mme Naud confie que sa fille lui manque beaucoup et qu’elle ne sait plus quoi penser. «Je pense à elle tous les jours. J’ai l’impression qu’il me manque un morceau. Je suis inquiète, stressée et je n’arrête pas de me faire des scénarios dans ma tête. Où est-elle? Qu’est-ce qui lui est réellement arrivé? Est-elle encore vivante?»

Plus de six mois se sont écoulés depuis la disparition de Mélissa Blais, cette mère de famille de Yamachiche. Sa mère Diane Naud se rattache à une mince parcelle d’espoir. «Je dois l’avouer, le 31 décembre, j’ai passé la journée près de mon téléphone et j’ai attendu. Je me disais que si elle était vivante, si elle était tout simplement partie, elle m’aurait appelée... mais la sonnerie ne s’est jamais fait entendre», raconte-t-elle avec émotion. Elle ajoute que depuis cette date, elle doute. «Maintenant, je crois que la soirée a mal viré, que quelqu’un a profité d’elle et lui a fait du mal. Si elle avait eu un accident, nous aurions retrouvé sa voiture, nous l’aurions retrouvée», avance-t-elle.

Mais ce n’est pas le cas. Mélissa Blais est disparue à 2 h 15 le 2 novembre dernier après avoir été vue pour la dernière fois au bar Les 2 dés, situé sur l’avenue Saint-Laurent à Louiseville et sa voiture, une Toyota Corolla noire, n’a jamais été retrouvée.

Mélissa Blais est portée disparue depuis le 2 novembre 2017.

Pour sa mère, la thèse du suicide est tout simplement écartée. «J’oublie le suicide, une personne qui s’enlève la vie va s’arranger pour que les proches retrouvent le corps ou encore elle va laisser un mot. Ma fille n’était pas suicidaire. De plus, elle ne s’est pas enfuie, elle n’aurait jamais laissé ses enfants. Mélissa était une bonne mère, elle ne les aurait jamais abandonnés», affirme Mme Naud.

Et les recherches?
«Ça n’avance pas, ça recule! J’aimerais qu’ils cherchent davantage. J’ai l’impression que tout tourne au ralenti et que rien ne se passe. Je ne veux pas que ma fille soit oubliée», s’exclame Mme Naud. Elle explique que pour le moment, les enquêteurs se font plutôt discrets. «Ils ne nous disent pas grand-chose. J’aimerais en savoir plus. Je comprends qu’il ne faut pas nuire à l’enquête, mais j’ai l’impression d’être dans le néant. Ma fille, mon bébé, est disparue et je ne sais même pas ce qui s’est passé», souffle-t-elle.

De son côté, la Sûreté du Québec travaille sur le dossier. «Le dossier fait toujours l’objet d’une enquête. Avec l’arrivée du printemps, de nouvelles recherches devraient être effectuées. Nous allons tenter de voir si de nouveaux indices pourraient faire surface», explique Daniel Thibaudeau, sergent et porte-parole à la Sûreté du Québec.

«Il y a forcément quelqu’un qui sait quelque chose. C’est impossible, ma fille ne s’est quand même pas volatilisée. Pensez à nous, à sa famille, à ses enfants. Je veux la retrouver et savoir. Je demande aux gens d’être vigilants. Le printemps va peut-être nous permettre de faire avancer les choses», termine Mme Naud.

Rappelons que Mélissa Blais est âgée de 34 ans. Elle mesure 1,70m et elle pèse 66 kg. Elle a les cheveux brun-roux et les yeux verts. Sa voiture Toyota Corolla 2011 noire est immatriculée Y70 FAD. Toute information pertinente peut être communiquée à la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.