Des stationnements pour «Sa Majesté la Reine» à Gatineau

Non, Gatineau n’attend pas de visite royale dans les prochains jours.

Une résolution inscrite à l’ordre du jour en a fait sourire plus d’un, mercredi matin, lors de la séance du comité exécutif. «Sa Majesté la Reine désire obtenir un nouveau bail de cinq ans, afin de poursuivre l’utilisation de cinq espaces de stationnement», sur la rue de Courcelette, dans le centre-ville de Gatineau, peut-on lire dans l’amorce de la résolution. 

Questionné à cet effet, le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a éclaté de rire, en tentant de s’imaginer la reine d’Angleterre débarquer sur la rue de Courcelette, «une des plus belles de Gatineau», a-t-il lancé en riant. «Peut-être qu’elle [la reine] viendra à Gatineau, mais je serais surpris qu’elle se stationne sur la rue de Courcelette, elle ou un de ses successeurs, ça serait un peu spécial.»

La rue de Courcelette évoque tout de même un certain lien entre le Canada et l’Angleterre. La Commission de la toponymie du Québec note que le nom Courcelette fait référence à un petit village du nord de la France qui «fut le théâtre de violents combats lors de la Première Guerre mondiale». 

Combattant alors avec les forces de l’Empire britannique, les militaires du 22e Bataillon — aujourd’hui le 22e Régiment — connurent à Courcelette leur «première bataille d’envergure». Des 23 officiers et 900 hommes lancés à l’assaut, seulement 124 revinrent indemnes, note la commission. 

Évidemment, ce n’est pas la famille royale qui bénéficiera de ces cinq cases de stationnement, mais bien le gouvernement fédéral. La location rapportera un peu moins de 50 000$ dans les coffres de la ville. 

Avec Justine Mercier