Selon l’enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des employés SPO «auraient agi de concert avec des exploitants particuliers de l’industrie des dépanneuses de la région d’Ottawa et fourni de l’information sur les accidents de véhicules contre rémunération».
Selon l’enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des employés SPO «auraient agi de concert avec des exploitants particuliers de l’industrie des dépanneuses de la région d’Ottawa et fourni de l’information sur les accidents de véhicules contre rémunération».

Des policiers d'Ottawa accusés d'avoir vendu de l'information

Trois policiers d’Ottawa sont accusés d’abus de confiance et de «très graves» chefs criminels voulant qu’ils aient fourni des informations confidentielles à des opérateurs de remorqueuses contre de l’argent.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) est sur les charbons ardents. Son chef Peter Sloly a commenté la situation jeudi matin. «Ces allégations contre trois de nos membres risquent fort d’ébranler la confiance que les membres du SPO ont travaillé fort à se mériter auprès de la population. Chacun des membres du SPO va être troublé par cette nouvelle, comme nous respectons au plus haut point notre serment professionnel et les valeurs de notre organisation.»

Selon l’enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des employés SPO «auraient agi de concert avec des exploitants particuliers de l’industrie des dépanneuses de la région d’Ottawa et fourni de l’information sur les accidents de véhicules contre rémunération».

Le chef du SPO, Peter Sloly

Le SPO a averti la GRC en juillet dernier après avoir reçu ces informations concernant ses propres employés.

Les agents Hussein Assaad, 44 ans, Kevin Putinski, 32 ans, et Andrew Chronopoulos, 38 ans, sont accusés d’un total de dix chefs, dont abus de confiance, commissions secrètes, entrave à la justice, fournir un accès interdit aux bases de données policières confidentielles, complot en vue de commettre une introduction par effraction et un vol, et fraude.

Trois autres accusés liés à cette même affaire sont des résidents d’Ottawa qui ne sont pas des employés du SPO. Il s’agit de Jason Ishraki, 33 ans, Veronika Ishraki, 56 ans, et Marwan Sablani, 49 ans.

Ces derniers sont accusés de chefs semblables à ceux des policiers impliqués.

Le policier Hussein Assaad, ainsi que les civils Jason Ishraki et Marwan Sablani sont restés détenus en attendant leur enquête sur cautionnement.

Les deux autres agents, Kevin Putinski et Andrew Chronopoulos, ont été remis en liberté en attendant la suite des procédures judiciaires, tout comme la citoyenne Veronika Ishraki.


« Ces allégations contre trois de nos membres risquent fort d’ébranler la confiance que les membres du SPO ont travaillé fort à se mériter auprès de la population. »
Peter Sloly

Le chef Peter Sloly a précisé jeudi matin qu’il avait été mis au courant de cette affaire le jour même de son assermentation en tant que nouveau dirigeant du SPO, le 28 octobre 2019.

«Depuis cette première journée en tant que chef, on m’a tenu au fait de toute évolution importante de l’enquête (...) Les accusations criminelles portées aujourd’hui par la GRC sont très graves, et je tiens à remercier la GRC de sa diligence professionnelle et l’aide apportée dans le cadre de cette enquête.»

Le chef Sloly a par ailleurs annoncé la mise sur pied d’une unité dédiée au respect, de l’éthique et des valeurs dirigée par un surintendant faisant directement rapport au Bureau du chef.

Le SPO fera aussi appel à un sergent-major d’état-major et un sergent-major aussi directement lié au Bureau du chef «pour améliorer le moral organisationnel, l’esprit de corps et le professionnalisme de tous les membres».