Le frère de Dédé Fortin, Réal Fortin, est le responsable de la succession.

Des dons sollicités pour se défendre contre le frère de Dédé Fortin

Des musiciens des Colocs lancent une campagne de sociofinancement afin de se défendre contre le frère de Dédé Fortin. Ils estiment que Réal Fortin, responsable de la succession, veut empêcher le groupe de se produire en spectacle.

Depuis des années, les deux parties ne s’entendent pas sur l’utilisation des pièces et du nom de la formation Les Colocs.

Une entente a été conclue en Cour supérieure afin de laisser la marque de commerce Les Colocs à la succession de Dédé. Cette entente permettait toutefois aux musiciens des Colocs de faire des spectacles avec le nom Les Colocs.

En mars dernier, Réal Fortin a accusé le guitariste Mike Sawatzky et le tromboniste Benoit Gagné, qui agit également à titre de producteur des spectacles, de ne pas avoir respecté les termes de l’entente lors d’événements qui ont eu lieu au cours des cinq dernières années. Il a déposé une demande d’injonction à la Cour supérieure. Il affirmait avoir révoqué la licence octroyée en 2011. Réal Fortin demandait à la Cour supérieure de reconnaître la révocation de la licence et d’empêcher le musicien d’utiliser le nom à moins de conclure une nouvelle entente de licence.

Les musiciens affirment pour leur part que la licence est toujours valide.

Une injonction provisoire contre les musiciens a d’abord été accordée. La défense aurait ensuite évoqué l’urgence afin de permettre aux musiciens d’honorer leurs engagements au cours de la période estivale. L’injonction a donc été révoquée en attendant la suite des procédures.

Mike Sawatzky, guitariste du groupe, affirme maintenant que Réal Fortin s’est « évertué à prendre toutes les dispositions afin d’empêcher les musiciens du groupe à pouvoir simplement donner des concerts conformément aux termes de l’entente et de la licence octroyée », peut-on lire sur la page de la campagne de sociofinancement.

Il a porté le dossier sur la place publique en lançant une campagne de sociofinancement afin de payer des frais d’avocat de plus de 50 000 $ pour se défendre.

Réal Fortin a quant à lui préféré ne pas commenter le dossier puisque des procédures judiciaires sont en cours.