Heidi Levasseur travaille dans une résidence pour personnes âgées.
Heidi Levasseur travaille dans une résidence pour personnes âgées.

De la piscine à une résidence pour personnes âgées pour Heidi Levasseur

TROIS-RIVIÈRES — En cette période de pandémie, la nageuse de longues distances Heidi Levasseur, qui devait en 2020 entreprendre la traversée de l’Atlantique à la nage, a troqué sa combinaison thermique en néoprène pour revêtir les équipements de protection individuelle afin de remplir ses nouvelles fonctions dans une résidence privée pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes à l’Épiphanie, dans Lanaudière.

«Je fais un peu toutes sortes de tâches, que ce soit de la désinfection, du ménage ou aider dans les différents secteurs les infirmières ou les préposés», confie l’athlète qui se fait un devoir que les règles d’hygiène soit respectées. «C’est un mélange de tout ce que je fais.»

La résidence Marie-Rose de l’Épiphanie n’a bien sûr pas été épargnée par la pandémie de COVID-19, mais s’en tire beaucoup mieux que bien d’autres. Un peu moins de 20 cas de COVID-19 y ont été détectés et on y déplore que peu de décès. Heidi Levasseur y travaille quelques heures par semaine afin de prêter main-forte à l’équipe régulière.

«Il y a eu une éclosion et ç’a changé beaucoup la donne. Les personnes touchées ont dû être placées dans la zone chaude, alors que ceux pour qui on suspecte qu’ils ont contracté la maladie doivent être en isolement», note la nageuse devenue aide de service dans une résidence pour personnes âgées.

«Rien n’est plus normal. Les gens ne vont plus manger à la cafétéria. Toute la logistique des cuisines a été repensée. Les repas sont distribués directement dans les chambres. C’est un gros surplus de travail et ça demande plus de ressources.»

Bien qu’elle ne travaille normalement pas directement dans la zone chaude, Heidi Levasseur a dû y aller pour désinfecter trois chambres de patients guéris. «J’ai passé la journée dans cette zone à nettoyer des pièces», précise-t-elle.

Témoin de l’isolement des aînés

Ces journées de travail dans une résidence pour personnes âgées touchées par la pandémie démontrent à la nageuse à quel point plusieurs aînés de notre société se retrouvent isolés actuellement. «Les gens ont plus de libertés, ou presque. Et ils n’avaient même pas droit jusqu’à tout récemment d’avoir de visite de leur famille. Ça cause beaucoup de souffrance pour les gens qui ne sont même pas atteints du virus», avoue Heidi Levasseur.

Les tâches d’Heidi Levasseur sont multiples. Elle doit notamment désinfecter des chambres pour freiner la propagation du coronavirus.

«Il y a eu de grosses chaleurs dernièrement, ce qui rend leur quotidien très difficile. On dit que si les personnes âgées ne meurent pas du virus, ils vont mourir de chaleur si on ne fait pas plus de ventilation.»

Aux premières lignes de la lutte à la pandémie, Heidi Levasseur a été témoin du travail de professionnels consciencieux de bien s’occuper des résidents. «Ce sont des personnes dévouées toujours prêtes à donner plus que ce qui est demandé», mentionne la nageuse de longue distance. «J’ai été vraiment impressionnée. Ça m’inspire.»

Projet repoussée d’un an

Projet caressé depuis plusieurs années par Heidi Levasseur, la traversée de l’océan Atlantique, du Brésil au Sénégal, a dû être reportée d’un an en raison de la pandémie.

«On devait partir en décembre 2020. J’avais de bonnes nouvelles au Québec et au Canada, mais on attendait encore du financement du côté français», précise la nageuse.

«Les délais se sont allongés, évidemment. Alors on a reporté à l’an prochain. On va avoir aussi plus de temps pour bien financer le projet.»

La préparation de cette traversée avançait bon train, assure Heidi Levasseur. Un capitaine d’expérience, un navire et de l’équipement de navigation ont déjà été trouvés pour réaliser ce défi de quatre à six mois.

«Tous ces aspects, c’est bon. Il manque vraiment le financement avec le documentaire qui reste à conclure», note Heidi Levasseur.

Actuellement sans piscine pour s’entraîner à Trois-Rivières, Heidi Levasseur se consacre sur d’autres aspects de sa préparation physique.