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Palais de justice de Gatineau
Palais de justice de Gatineau

COVID et nouvelles accusations pour un complotiste

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
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Raymond Têtu, soupçonné d’avoir adhéré à la mouvance conspirationniste notamment en partageant sur les réseaux sociaux des écrits anti-COVID-19, est maintenant affecté par le virus. Qui plus est, quatre nouvelles accusations se sont ajoutées à son dossier, mercredi.

Têtu, cet homme de Val-des-Monts qui fait face à de nombreuses accusations à la suite d’une perquisition menée chez lui et chez son père à Gatineau par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en janvier dernier, était absent de l’audience sur remise en liberté mercredi puisqu’il a été placé «en quarantaine» en détention, a indiqué au tribunal son avocat, Me Gérard Larocque.

Son dossier a été remis au 14 avril. Toutefois, quatre nouvelles accusations ont été déposées contre l’individu, a indiqué le Bureau de la grande criminalité et des affaires spéciales du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec.

Accusations

Têtu doit maintenant aussi répondre à deux accusations d’avoir incité à la haine contre un groupe identifiable, à une accusation de possession en vue de faire le trafic de métamphétamine et à une accusation de possession en vue d’en faire le trafic d’amphétamine.

L'accusé, Raymond Têtu 

Têtu, 51 ans, originaire de la Saskatchewan, est déjà inculpé de possession non autorisée d’armes à feu, de possession de dispositifs prohibés pour armes à feu et pour avoir proféré des menaces de mort à l’endroit du premier ministre Justin Trudeau et des parlementaires canadiens.

Selon ce qu’a indiqué un policier de la GRC lors de la première journée d’audience sur remise en liberté au mois de mars, Raymond Têtu s’était radicalisé au cours des dernières années et avait aussi tenu sur les réseaux sociaux des propos anti-musulmans, contre les Noirs et contre les femmes.

Armes à feux

Lorsque les policiers ont investi les deux résidences en janvier, ils ont mis la main sur plusieurs armes à feu, un brouilleur d’ondes de cellulaires et de la drogue.

Les présumés actes reprochés contre Têtu n’ont pas été prouvés en cour.

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