Les Gatinois Bernard et Diane Ménard ont parlé 

Couple gatinois guéri de la COVID-19: «C’est une pandémie. C’est bon que les médias informent» [VIDÉO]

Le couple de Gatinois qui s’est retrouvé en plein cœur de la crise de la Covid-19, confiné dans un bateau de croisière et mis en quarantaine au Japon en février, ne croit pas que les médias et les organismes de santé publique font de la surenchère avec la situation.

Guéris et de retour au pays, Bernard et Diane Ménard se sont exprimés publiquement lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux du 104,7 FM, jeudi matin.

Partout dans le monde, la Covid-19 fait les manchettes. La pandémie frappe partout, les messages d’intérêt public se multiplient et les médias relaient l’information. «Bien sûr, dit Mme Ménard. C’est une pandémie. C’est bon que les médias informent.»

Le couple voit d’ailleurs d’un bon œil que l’annulation ou le report des grands rassemblements publics. «Mon opinion personnelle, dit Mme Ménard, c’est oui. C’est tellement contagieux.»

Sourire en coin, Bernard Ménard s’est dit satisfait que son histoire ait fait autant parler. «Je suis fier, dit-il. On a été nommés plus souvent que Trump !»

De retour au pays au début du mois de mars, les Ménard ont serré leurs deux filles dans leurs bras. Ils ont tenu à leur rendre hommage, jeudi, «Elles ont travaillé jour et nuit pour nous ramener ici.»

Enfin, ils ont pu manger «local». Leur premier choix maison s’est arrêté sur un pâté chinois.


« Ce n’est pas le gouvernement (du Canada) qui nous a sortis de là, dit M. Ménard. Ce sont nos deux filles et la compagnie de croisière Princess Cruises. »
Benard Ménard

Quarantaine

Le couple voyageait à bord du Diamond Princess lorsque la situation s’est dégradée. «Un homme est embarqué sur le bateau le 20 janvier, et le 25 janvier, il a demandé à débarquer à Hong Kong, raconte Mme Ménard. Finalement, 700 personnes (à bord) ont été contaminées et il y a eu sept morts.»

Selon le couple, le bateau s’est transformé en véritable incubateur de Covid-19. «On s’attaquait à quelque chose qu’on ne connaissait pas», précise Bernard Ménard. C’est sûr qu’on allait être infectés. On aurait dû nous sortir de là bien avant.»

Après deux semaines à bord du Princess, confiné dans leur petite chambre, le couple a été conduit dans un hôpital japonais, où il a été mis en quarantaine.

«Ce n’est pas le gouvernement (du Canada) qui nous a sortis de là, dit M. Ménard. Ce sont nos deux filles et la compagnie de croisière Princess Cruises. Par chance qu’on avait acheté nos billets d’avion avec la même compagnie, car si on l’avait fait autrement (à la pièce), la situation aurait été bien plus compliquée.»