Le couple de Gatinois infectés par le coronavirus sur le bateau de croisière <em>Diamond Princess</em> au large du Japon demande à être rapatrié au pays dans les plus brefs délais, déplorant du même coup l’inaction du gouvernement canadien et les conditions de confinement difficiles avec lesquelles ils doivent conjuguer.

Couple de Gatinois atteints du coronavirus: le moral «au plus bas»

Le couple de Gatinois infectés par le coronavirus sur le bateau de croisière Diamond Princess au large du Japon demande à être rapatrié au pays dans les plus brefs délais, déplorant du même coup l’inaction du gouvernement canadien et les conditions de confinement difficiles avec lesquelles ils doivent conjuguer.

Les deux septuagénaires, Diane et Bernard Ménard, ont contracté le virus COVID-19 la semaine dernière et sont depuis traités dans un hôpital de Yokohama, au Japon.

Selon la fille du couple gatinois, Chantal Ménard, leur moral «est au plus bas». Elle dénonce les conditions difficiles dans lesquelles se trouvent ses parents.

«Ils nous envoient des photos de leur nourriture qui est immangeable. Ma mère a contacté l’ambassade et ils lui ont dit qu’elle pouvait se faire venir des repas par Amazon. Non seulement ils n’ont jamais commandé sur Amazon, mais ils n’ont même pas d’accès internet dans leur chambre d’hôpital. Comment veux-tu qu’ils se commandent des repas? Donc là on essaie de leur avoir du wifi», a précisé Mme Ménard dimanche en entrevue avec Le Droit.

«Je trouve ça plate que l’ambassade ne soit pas en mesure d’envoyer de l’Ensure, de la nourriture et de l’eau potable à mes parents et aux autres Canadiens toujours coincés là-bas. Je suis vraiment déçu du gouvernement», renchérit-elle.

Avant d’être rapatrié, le couple devra être testé négatif au COVID-19 deux fois de suite. Mme Ménard souligne par contre que sa mère, Diane, a été testée positive à nouveau dimanche matin.

Rappelons que vendredi dernier les Canadiens testés négatifs au coronavirus se trouvant sur le bateau de croisière Diamond Princess ont été rapatriés au Canada. Ils complètent présentement leur quarantaine au centre Nav, à Cornwall, en Ontario.

Les deux septuagénaires, Diane et Bernard Ménard, ont contracté le virus COVID-19 la semaine dernière et sont depuis traités dans un hôpital de Yokohama, au Japon.

Malgré que se parents se trouvent toujours hospitalisés au Japon, elle se réjouit de voir la majorité des 256 Canadiens présents sur le Diamond Princess être ramenés chez eux.

«Mes sentiments sont mitigés parce que, oui je suis déçu que mes parents soient toujours là-bas, mais je suis contente qu’il y ait plus de 200 Canadiens qui ont été rapatriés jusqu’à maintenant», indique-t-elle.

Rapatrier les Canadiens malades

Mme Ménard supplie le gouvernement fédéral afin qu’il ramène les Canadiens malades au pays pour qu’ils puissent être soignés dans des conditions adaptées à leurs besoins.

«Tous ceux à qui on a parlé nous ont dit la même chose, il n’y a pas de danger à les ramener ici les gens malades. Que le gouvernement envoie un avion juste pour les 48 Canadiens encore malades. De tous les gens qui sont arrivés à Cornwall, il va en avoir des positifs. Les symptômes prennent une semaine avant de sortir, donc il va en avoir des gens testés positifs éventuellement. Il n’y a pas d’excuse pour ne pas ramener nos Canadiens positifs du Japon et en même temps alléger le système de santé japonais qui travaille extrêmement fort en ce moment.»

Mme Ménard souligne qu’elle continuera de se battre pour rapatrier au pays les Canadiens toujours coincés dans ce pays asiatique. Elle affirme même qu’elle communique quotidiennement avec eux.

«J’ai parlé à Manon Trudel ce matin, on travaille fort pour essayer de sortir tout le monde de ce cauchemar-là. On ne va jamais lâcher jusqu’à ce que tous les Canadiens soient de retour chez eux.»

Tâche ardue pour la CROIX-ROUGE

La Croix-Rouge canadienne a d’ailleurs envoyé des employés pour apporter du réconfort et des services psychosociaux aux 48 Canadiens hospitalisés au Japon. Le faible nombre d’employés déployé par la Croix-Rouge leur rend la tâche ardue.

«Clairement la Croix-Rouge ne peut rien faire. Ils disent qu’ils ont quatre équipes sur place, mais en vrai ils ont quatre personnes sur les lieux pour aider les 48 Canadiens séparés dans 20 hôpitaux japonais. Certains de ces hôpitaux sont à plus de 200km l’un de l’autre», se désole Mme Ménard.

Elle confirme aussi que son père, Bernard, n’a eu aucun contact avec la Croix-Rouge canadienne pour le moment.