Roger Simard, Raphaël Simard et Martine Houde ont tenu à remercier Dany Belleau et Samuel Lachance qui ont prêté secours à Roger Simard, alors qu’il était coincé sous une voiture.

Coincé sous son véhicule: il remercie ses sauveurs

Raphaël Simard a été en mesure, lundi après-midi, d’extirper son père, Roger Simard, qui était coincé sous son véhicule grâce à l’aide de deux employés de la Ville d’Alma qui passaient par là et de voisins. À peine remis de ses émotions, la famille Simard d’Alma tenait à remercier, mardi, les deux bons Samaritains qui ont, à leur avis, permis de sauver la vie de Roger Simard.

« Il y a eu négligence de ma part. Habituellement, je mets des blocages. J’y ai pensé, mais je ne l’ai pas fait. Il me restait quelques trucs à faire. Je m’apprêtais à sortir de sous le véhicule », a confié, au Quotidien, celui qui a été écrasé par l’automobile, lundi, alors qu’il y effectuait des réparations.

Raphaël Simard accompagnait son père qui réparait le silencieux de son véhicule à proximité de la résidence. Il est entré à l’intérieur de celle-ci le temps de compléter un appel téléphonique. C’est en retournant à l’extérieur, qu’il a vu les crics céder et le véhicule s’écrouler sur son père qui criait.

L’homme de 36 ans a tenté, seul, de lever le véhicule afin de déloger son père. Celui-ci a été en mesure de mieux respirer pendant cet instant. Le fils a, toutefois, dû se rendre à l’évidence, il ne pourrait y arriver seul.

« Ç’a été difficile de ne pas paniquer. J’ai appelé le 911. Je leur ai dit que la vie de mon père était en danger. J’ai crié de toutes mes forces : j’ai besoin d’aide. C’est à ce moment que tous les voisins sont sortis », a raconté, mardi matin, Raphaël Simard qui s’est montré émotif en revivant le fil des événements.

Impuissant alors qu’il attendait les secours en compagnie de plusieurs voisins, Raphaël Simard a aperçu deux employés de la Ville d’Alma qui circulaient à bord d’un petit véhicule. « J’ai vu le côte à côte avec la remorque. J’ai eu l’instinct que les deux hommes pouvaient m’aider. J’ai couru vers eux. Je les ai accrochés », a souligné M. Simard.

Les employés municipaux Dany Belleau et Samuel Lachance et un voisin prénommé Simon ont finalement réussi à soulever la voiture. La manœuvre a permis à Raphaël Simard de tirer sur les jambes de son père et de le libérer de sa fâcheuse position.

« Mon père était “magané”. Il était semi-conscient. Il saignait de la bouche. Je l’ai couché sur le côté, il s’étouffait avec son sang. Je l’ai maintenu là jusqu’à l’arrivée des secours », a raconté celui qui a été guidé par ses études réalisées en soins infirmiers pendant près de deux ans. Raphaël Simard ajoute qu’il a pincé les joues de son père qui avait perdu connaissance. Il ne voulait pas le toucher ailleurs sur son corps, de peur d’aggraver des blessures.

L’homme qui a célébré son 60e anniversaire, il y a quelques jours, affirme avoir reçu le véhicule en plein visage. L’engin écrasait le haut de son corps jusqu’au milieu de la poitrine. « Tu as hâte en maudit que les secours arrivent », a avoué le sexagénaire qui a été conscient pendant presque toute la durée de l’attente. La famille Simard est unanime, les secours seraient arrivés trop tard pour aider Roger Simard.

Roger Simard, qui a quitté l’hôpital, lundi en fin de soirée, s’en tire avec trois côtes et le nez cassés. Une rencontre prévue avec un spécialiste permettra de déterminer si une opération au nez est requise pour celui qui devra s’absenter du travail pour au moins trois semaines. Son visage enflé, les coupures et les ecchymoses témoignent de la violence de l’impact lors de la chute de l’automobile. Malgré les diverses blessures, Roger Simard s’estime miraculé.