La conservation des milieux naturels est la meilleure façon de protéger la biodiversité et de faire face aux changements climatiques, soutient la biologiste Kim Marineau.

Cinq mesures pour améliorer le bilan vert des villes

La Ville de Granby planche sur son plan vert 2.0. Elle invite ses citoyens à participer à la réflexion en complétant un sondage proposant 27 mesures pour améliorer son bilan environnemental. Les répondants peuvent également y aller de leurs suggestions. Nous avons sondé cinq spécialistes, qui s’intéressent à autant de domaines distincts, pour qu’ils identifient chacun la plus importante mesure à inclure dans le futur plan d’environnement de la Ville. Leurs conseils s’adressent à l’ensemble du monde municipal, soutiennent-ils.

1. Identifier et protéger les milieux naturels

La Ville de Granby doit se doter d’un plan de ses milieux humides, hydriques et naturels et « surtout l’appliquer », répond sans hésitation Kim Marineau, présidente de Biodiversité Conseil, une firme spécialisée en évaluation environnementale et de milieux naturels.

Tous les milieux naturels de valeur de la municipalité doivent être identifiés et doivent être protégés, insiste la biologiste. « Si les dirigeants municipaux sont sérieux, s’ils veulent préserver la biodiversité, c’est ce qu’il faut viser », soutient-elle.

Outre l’identification des milieux naturels, le plan doit inclure des mesures pour les protéger, des cibles à atteindre, des échéanciers ainsi que des outils pour valider le chemin parcouru. Un budget doit être prévu pour acquérir des milieux naturels tout comme une banque de terrains à échanger pour les obtenir.

La Ville doit se fixer comme objectif de protéger 17 % de son territoire, comme l’exige la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, note Mme Marineau. Certes, fait-elle remarquer, c’est le gouvernement du Canada qui est signataire de cette entente internationale. Les municipalités ont toutefois un important rôle à jouer pour atteindre cet objectif d’ici 2020, dit-elle.

« C’est ce qui va nous permettre de passer à travers les changements climatiques et nous assurer de bien veiller à la santé de nos citoyens », explique-t-elle.

Le nombre de jours de collecte des bacs noirs (déchets) doit être limité à 12 par année, croit Marlène Hutchinson, spécialiste de la gestion des matières résiduelles. Cela va inciter les citoyens à mieux trier leurs matières en utilisant leurs bacs bleu et brun.

2. Tarifer les déchets

Recourir à la tarification incitative pour les citoyens réduira le volume de matières résiduelles envoyé à l’enfouissement, soutient Marlène Hutchinson, présidente de Cycle Environnement, une firme qui aide les municipalités et les entreprises pour mieux gérer leurs matières résiduelles.

Le concept de la tarification incitative repose sur le principe du pollueur-payeur. En limitant le nombre de jours de collecte de bacs de déchets à 12 par année, les municipalités qui adoptent cette approche encouragent leurs citoyens à mieux trier leurs matières résiduelles. Cela se traduit par une réduction des matières jetées aux poubelles. Ceux qui refusent de bien utiliser leurs bacs de recyclage et de compost devront payer une taxe de gestion des matières résiduelles plus élevée que les citoyens qui participent.

Il s’agit d’une question d’équité fiscale entre citoyens, souligne Mme Hutchinson. « Depuis quelques années, on s’aperçoit que les taux de détournement n’augmentent pas vraiment. Si on veut responsabiliser les citoyens et améliorer les taux de détournement, la tarification incitative est une bonne façon d’y arriver. »

La Ville de Beaconsfield, le Canton de Potton et plusieurs municipalités dans les provinces anglophones du Canada et en Europe ont adopté la tarification incitative. « Ici au Québec, ça tarde. Les élus ont peur de la réaction des gens », indique Mme Hutchinson.

La Ville de Granby doit faire le bilan des gaz à effet de serre produits sur son territoire et se fixer un objectif «ambitieux et réaliste» de réduction, dit le chimiste Marc Olivier.

3. Effectuer un bilan des gaz à effet de serre

La Ville de Granby doit faire un bilan des gaz à effet de serre (GES) produit sur son territoire, croit Marc Olivier, chargé de cours à la maîtrise en environnement à l’Université de Sherbrooke. Un tel bilan, explique le chimiste, qui s’intéresse aux grands problèmes de pollution atmosphérique, permettra à la Ville de se fixer un objectif « chiffré, ambitieux et réaliste » de réduction dans un horizon de dix ans et de se donner les moyens pour y arriver.

La lutte aux GES n’est pas du seul ressort des gouvernements centraux, insiste M. Olivier. « Les municipalités n’ont pas tous les moyens que les autres paliers [de gouvernement] ont, mais elles peuvent faire bouger les choses, poser des actions et faire progresser la société », estime-t-il.

Parmi les moyens à mettre en place pour réduire les GES, M. Olivier suggère l’électrification des véhicules municipaux (lors de leur remplacement) et ceux de transport en commun, l’installation de bornes de recharge le long des rues commerciales pour les véhicules électriques, le remplacement dans les édifices publics des huiles de chauffage par des énergies renouvelables comme le gaz naturel renouvelable et la biomasse. Les usines, entreprises et commerces sur le territoire doivent être invités à entreprendre également cette transition énergétique pour atteindre l’objectif fixé, ajoute l’universitaire.

« Le bilan va nous donner la quantité de nos GES de l’an 0. On pourra ensuite, avec les années, calculer où nous sommes rendus et si nos mesures sont efficaces », conclut M. Olivier. La Ville de Montréal compte être carboneutre en 2050, a-t-il souligné. Un tel objectif est à la portée de villes plus petites, croit-il.

La densification des quartiers existants, surtout ceux près du centre-ville, est impérative pour qu’une ville améliore son bilan environnemental, affirme l’urbaniste Jean-François Vachon.

4. Densifier la Ville

Une meilleure occupation du territoire demeure une priorité pour toute ville qui souhaite améliorer son bilan environnemental, assure l’urbaniste Jean-François Vachon. Il est possible de relever ce défi en mettant en place une stratégie de densification démographique qui met l’accent sur le cadre bâti, notamment le centre-ville, dit ce conférencier et ancien directeur du service de l’urbanisme de la Ville de Bromont.

La stratégie de densification doit reposer sur des mesures encourageant la construction résidentielle dans le périmètre du centre-ville, un accès à des logements abordables et une circulation facile et sécuritaire pour les piétons et les cyclistes.

« Le but, c’est de créer un milieu de vie intéressant pour que les gens veuillent y habiter. Tout doit être pensé pour assurer des déplacements actifs des gens de ce quartier », explique-t-il. Ce dynamisme suscitera un engouement pour la rénovation des bâtiments et des habitations, dit-il. Les commerces de proximité vont suivre, assure-t-il.

« Le problème des municipalités, c’est leur étalement. Maintenant, quand on vit dans un nouveau quartier, on doit prendre notre automobile pour faire nos courses. Il n’y a rien de durable là-dedans. Oui, on peut construire des habitations écologiques, mais on doit arrêter l’étalement et plutôt densifier », soutient M. Vachon.

Le projet de revitalisation du centre-ville de Granby semble emballant, a dit M. Vachon. Il fonctionnera si une densification démographique accompagne le tout, dit-il. « Il faut bien cibler les enjeux et se demander quelles mesures on peut mettre en place pour redonner vie à ce secteur. On ne revitalise pas un centre-ville pour attirer les touristes ou pour plaire aux cyclistes. On le fait pour créer un milieu de vie. »

La réduction des pertes dans les réseaux de distribution d’eau potable des municipalités doit être une priorité, insiste Réjean De Ladurantaye, chargé de cours à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke.

5. S’attaquer aux fuites d’eau

La perte d’eau potable dans le réseau d’aqueduc demeure un grave problème environnemental dans les municipalités, signale Réjean De Ladurantaye, chargé de cours à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke. Trouver ces fuites et les réparer devrait être leur priorité, soutient-il.

Les Québécois sont les plus grands consommateurs d’eau au Canada, rappelle M. De Ladurantaye. Ils en consomment 573 litres par jour, selon les données du ministère des Affaires municipales, soit 28 % de plus que la moyenne canadienne. Or, des réseaux d’aqueduc désuets se traduisent par des pertes importantes d’eau potable.

Ces pertes ont des impacts importants parce qu’ils obligent les municipalités à filtrer plus d’eau que nécessaire, ce qui augmente les coûts, dit M. De Ladurantaye. De plus, un grand volume de l’eau potable perdu finit dans les réseaux d’égout, entraînant là aussi des coûts à l’usine d’épuration des eaux usées, ajoute-t-il. « Regardez le mauvais état de nos routes. C’est en raison d’un laisser-aller. Imaginez l’état des infrastructures qu’on ne voit pas », dit-il.

La nouvelle Stratégie québécoise d’économie d’eau potable 2019-2025 vise à réduire de 20 % la quantité d’eau potable distribuée par personne. Pour y arriver, un changement de comportement de consommation est nécessaire, opine M. De Ladurantaye. Cela s’est toujours avéré difficile, a-t-il aussitôt renchéri. La meilleure façon, selon lui, d’améliorer le bilan en terme de préservation de l’eau potable est de colmater les brèches dans les réseaux de distribution.

Dans sa dernière stratégie, celle de 2011-2017, Québec avait comme objectif de les réduire de 20 %. L’objectif n’a pas été atteint. D’importants investissements doivent être réalisés dans les réseaux d’aqueduc pour atteindre cette cible, pense M. De Ladurantaye.

Actualités

Attaquée par trois chiens, Dominique Alain recommence à courir

Six mois après avoir été violemment attaquée par trois chiens à Potton, Dominique Alain a fait un pas de plus vers sa réadaptation en participant samedi au relais Desjardins du lac Memphrémagog.

Celle qui avait presque été dévorée vivante le 29 mars dernier et à qui on prédisait les jours les plus sombres en raison de la gravité de ses blessures avait été invitée par Gilles Bélanger, député caquiste de la circonscription d’Orford, à joindre à l’équipe de l’Assemblée nationale pour les deux derniers kilomètres.

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Attaque de chiens à Potton: la victime salue l’arrestation du propriétaire

La fille du député Gilles Bélanger attaquée par un chien

Politique

Le Bloc québécois veut remplacer la péréquation actuelle par une «péréquation verte»

TROIS-RIVIÈRES — Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, était de passage dans la région dimanche. Après avoir fait un arrêt dans sa ville d’adoption, Shawinigan, il a mis le cap sur Trois-Rivières, pour y réitérer et détailler davantage la proposition de son parti de mettre en place une «péréquation verte», qui pénaliserait les provinces les plus pollueuses et récompenserait celles qui réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le Bloc souhaite que la taxe carbone imposée par Ottawa à quatre provinces canadiennes soit de 102 $ la tonne d’ici 2030 au lieu des 50 $ la tonne qu’Ottawa percevra à partir de 2022. Cet argent devrait en outre être redistribué aux provinces où les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont inférieures à la moyenne canadienne, remplaçant en partie les paiements de péréquation.

Cette péréquation verte serait instaurée progressivement à partir du 1er juillet 2020, avec un tarif de 30 $ la tonne au lieu des 20 $ qu’impose présentement Ottawa. La taxe sur le carbone actuelle serait abolie dans les provinces où les émissions par habitant sont inférieures à la moyenne canadienne.

«Tant qu’il ne deviendra pas coûteux de polluer et payant d’être vert, le Canada continuera de polluer et le Québec, avec ses énergies propres, peinera à prendre son envol, indique M. Blanchet. Il faut remplacer une partie de la vieille péréquation, qui est un chèque d’assistance, par la péréquation verte.»


Actualités

120 célibataires cherchent l’amour... à pied

Ils étaient plus d’une centaine de célibataires, dimanche, à participer à l’activité de randonnée organisée par Cours après moi, pour une première fois à Saguenay. Les participants étaient invités à faire une randonnée dans le sentier Eucher, à La Baie, tout en faisant de nouvelles rencontres.

L’instigateur du projet, Guillaume Drouin, était ravi de la popularité de l’événement qui, depuis 2015, visite plusieurs villes du Québec. « Nous attirons environ 150 personnes lorsque nous faisons nos activités à Québec. On espérait avoir au moins 50 personnes, puisqu’on est moins connus ici, mais on a été vraiment surpris et contents de voir qu’on avait 120 inscriptions », s’est-il réjoui, lorsque rencontré à La Baie par Le Quotidien. Chaque activité gravite autour d’un sport, que ce soit la course, comme son nom l’indique, la randonnée ou le volley-ball.

Justice et faits divers

Saint-Bruno : un homme désorganisé se rend après plusieurs heures

Un homme qui semblait être dans un état désorganisé a tenu les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) en haleine pendant plusieurs heures, dimanche soir, autour d’une résidence de l’avenue Thibeault, à Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean. Le citoyen s’est finalement rendu de façon pacifique, vers 20 h 30, à la demande des policiers. Personne n’a été blessé.

« L’état de santé de l’individu sera évalué. Il sera ensuite rencontré par les policiers et le dossier sera soumis pour étude au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) », a mentionné, aux termes de l’événement, le responsable des communications à la Sûreté du Québec, le sergent Stéphane Tremblay.

Il a été impossible d’obtenir une confirmation, dimanche soir, quant à la présence d’arme à feu ou non dans la résidence en question.

Plus tôt en journée, les patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont été appelés à intervenir, vers 16 h, pour un homme désorganisé dans une résidence de l’avenue Thibeault. 

Les agents ont rapidement érigé un périmètre de sécurité autour de la résidence. La SQ explique que les voisins ont été évacués par mesure de précaution. D’autres résidants du secteur auraient eu la consigne d’éviter de se mettre en vue et de se rendre au sous-sol de leur résidence.

Le poste de commandement du corps policier s’est ajouté aux nombreux véhicules présents autour de ce tronçon de l’avenue Thibeault peu après 20 h. 

Le service des communications de la Sûreté du Québec ne souhaitait pas dévoiler davantage d’informations pendant l’opération, afin de ne pas compromettre le travail des agents.

Lors du passage du Quotidien, des policiers postés à proximité de résidences de l’avenue Saint-Alphone avisaient les curieux de circuler.

Des policiers ont fait le tour du voisinage, peu avant 21 h, afin d’aviser les citoyens d’un retour à la normale. 

Justice et faits divers

Le pied sectionné par un train en se sauvant des policiers

Un jeune homme de 16 ans de Sherbrooke a eu le pied droit complètement sectionné samedi matin lorsqu’il a été frappé par un train. L’accident est survenu alors que le jeune homme tentait de fuir les policiers.

L’adolescent a tout d’abord tenté de forcer une moustiquaire d’un logement sur la rue Adélard-Colette vers 5h30. Une poursuite à pied a démarré lorsque les policiers sont arrivés sur place.

Le jeune homme a alors décidé de traverser la voie ferrée située non loin pour échapper aux policiers, mais le train, qui passait au même moment, lui a sectionné le pied droit.

Les policiers ont immédiatement donné les premiers soins en faisant un tourniquet sur la jambe. Le jeune a été transporté d’urgence à l’hôpital. Sa vie ne serait pas en danger.

Il pourrait être accusé d’introduction par effraction et d’entrave au travail des policiers.

Élections 2019

Scheer s’engage à ne pas couper l’aide financière promise aux médias

S’il est porté au pouvoir, le chef du Parti conservateur du Canada Andrew Scheer s’engage à ne pas couper l’aide financière de 595 millions $ sur cinq ans promise aux médias lors du dernier budget fédéral.

Dans une entrevue exclusive accordée à La Tribune lors de son passage à Sherbrooke, jeudi, le chef conservateur a expliqué qu’un gouvernement conservateur créerait une régie pour attribuer les montants aux créateurs de contenu journalistique selon des critères déterminés par cette entité indépendante.

« Nous n’allons pas tirer le tapis de ce montant annoncé, mais nous allons changer le système pour attribuer l’argent. Nous voulons assurer l’indépendance des médias en nous assurant que le gouvernement ne puisse pas s’ingérer et que les Canadiens savent qu’il n’y a aucune possibilité d’ingérence (...) J’ai des inquiétudes avec le plan libéral. C’est le gouvernement qui conservait le pouvoir de décider à qui serait versé l’argent. Nous voulons créer une régie qui fonctionne sans l’intervention du gouvernement » , mentionne Andrew Scheer.

Ce dernier explique que cette régie imposera un partage des revenus des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

« Nous allons imposer un partage des revenus avec les journalistes (...) Nous connaissons l’impact de la crise que traversent les médias. Mon père a travaillé pour le quotidien Ottawa Citizen. Je crois aux médias. Ils jouent un rôle très important dans notre démocratie », affirme M. Scheer.

Le chef du Parti conservateur du Canada a terminé sa neuvième journée de campagne électorale au cœur de Sherbrooke.

Avec comme décor le lac des Nations et le mont Orford, Andrew Scheer est arrivé sur la terrasse du grand Hôtel Times par la passerelle des Draveurs en compagnie de son épouse Jill et du candidat de la circonscription de Sherbrooke, Dany Sévigny. 

Le lieutenant québécois et candidat dans Richmond-Arthabaska Alain Rayes ainsi que les candidats conservateurs régionaux Jessy McNeil dans Compton-Stanstead, Bruno Côté dans Brome-Missisquoi et Nathalie Clermont dans Shefford ont accueilli le chef conservateur.

« Notre plan est simple, plus pour vous dès maintenant. Nos idées vont rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Nous allons éliminer la TPS sur les factures d’Hydro, nous allons abaisser les impôts personnels. Nous sommes le seul parti avec un plan sur l’environnement. Nous allons mettre fin aux déversements d’eaux usées dans nos fleuves et nos rivières », a lancé Andrew Scheer aux militants qui l’attendaient à Sherbrooke. 

Bleuet adapté

Chicoutimi, tu te fous de moi ?

Par définition, un handicap est une limitation dans l'accomplissement d'activités courantes ou l'exercice d'un rôle social. Ainsi, le handicap se définit par la relation d'une personne avec son environnement. Saguenay est-elle suffisamment adaptée et accessible pour favoriser l'accès aux services et la pleine participation à la vie de la communauté ? Ou, à l'opposé, les barrières culturelles, physiques et sociales y sont-elles trop nombreuses ? Le journaliste et chroniqueur Julien Renaud, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé, a parcouru les artères principales de la ville pour établir un portrait de la situation par arrondissement. Premier arrêt : Chicoutimi. 1 de 3

CHRONIQUE / Chicoutimi, tu m’insultes ! Si je me fie à mon expérience sur le terrain, tu sembles juger que les personnes qui se déplacent en fauteuil roulant ne méritent pas d’être prises en compte ! Tu sais, 48 % de tes commerces ne sont pas accessibles. Et que dire de tes services municipaux ? Si je comprends bien, tu veux que je reste chez moi ? C’est dégradant.

Impossible de rentrer dans un commerce sur deux !

J’ai roulé pendant six heures dans les centres-villes de Chicoutimi, lundi, pour constater leur niveau d’accessibilité. J’ai commencé par le quartier du Bassin, puis j’ai fait la rue Roussel, à Chicoutimi-Nord, avant de retraverser le pont Dubuc pour parcourir la Racine.

Actualités

Sauvetage inusité de trois chatons

Trois chatons en mauvaise posture et un trio de bénévoles déterminés de la fondation les Chatmoureux : il n’en fallait pas plus pour qu’une opération de sauvetage soit lancée cette semaine, rue Gatien à Granby. Et, cerise sur le sundae, l’histoire connaît une fin heureuse.

« Ça a été un sauvetage intense. Je n’ai jamais creusé autant que ça », raconte l’un des bénévoles qui ont participé à l’opération, Mario Bergeron.

Le Mag

Coiffeur de jour, drag queen de nuit

Petit, Marc Boily ne fouillait pas dans les robes de sa mère. Il n’a jamais particulièrement aimé s’habiller en femme. Et pourtant, c’est ce qu’il fait depuis 30 ans.

C’est un peu par hasard que Marc Boily a commencé, à l’adolescence, à se transformer en drag queen le soir. De fil en aiguille, l’homme originaire d’Alma s’est monté un personnage qui a su se faire remarquer de Montréal à Toronto, en passant par New York et San Francisco. On a également pu le voir dans les séries Cover Girl et Les Bougons, ainsi que dans le film Cruising Bar 2. De retour dans sa région natale depuis dix ans, Marc Boily est coiffeur de jour et se transforme en Karine O’Kay le soir. Il – ou elle, c’est selon – montera d’ailleurs sur la scène du Côté-Cour samedi, en compagnie de son nouvel acolyte Maxim St-Pierre, alias Ivagina Bob Stogonof.

Actualités

Des derniers moments précieux pour Mario Pelchat et sa mère

Mario Pelchat ne s’attendait pas à un tel raz-de-marée en écrivant sur les réseaux sociaux, samedi dernier, que sa mère venait de rejoindre ce qui s’apparente à sa dernière demeure, la Maison Colombe-Veilleux, un établissement de soins palliatifs de Dolbeau-Mistassini.

« Quand je suis sorti de la Maison Colombe-Veilleux, je venais d’entendre, pour l’une des rares fois de ma vie, de la bouche de ma mère : ‘‘Je t’aime.’’ Nous n’avons jamais manqué d’amour, mes parents nous le démontraient autrement, à travers plusieurs gestes. Ils font partie de cette génération qui ne disait pas ‘‘Je t’aime’’ à outrance. Et c’est tellement venu me chercher. Je suis arrivé au chalet, il était tard, mon épouse dormait et j’avais envie de parler à quelqu’un. J’ai écrit ce texte en croyant qu’il serait lu par quelques proches », a-t-il confié au Progrès, vendredi en fin de journée, alors qu’il roulait en direction de Dolbeau-Mistassini afin de retrouver sa mère Raymonde et le reste de sa famille.

Justice et faits divers

Trois hommes accusés d’entrée par effraction chez des personnes âgées

Éric Lemieux, Pascal Grandisson et Dave Martel ont été accusés, vendredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, d’entrée par effraction avec intention d’y commettre un acte criminel. Jeudi soir, ils se seraient introduits dans un appartement où résident des personnes âgées qu’ils ne connaissent pas avant d’être arrêtés par les agents du Service de police de Saguenay.

Les circonstances entourant l’événement qui s’est produit sur la rue Saint-Paul sont toujours nébuleuses. Me Denis Otis a affirmé au Progrès qu’il n’avait que peu d’informations pour l’instant sur les événements. « On parle d’une entrée par effraction présumée, dans une maison d’habitation. On a reçu la communication de preuve, ça semble évidemment sérieux comme accusation », a-t-il expliqué.

Actualités

Intoxiqué et armé, il trouble la messe à Saint-Césaire

La messe matinale a été bousculée par un homme intoxiqué, vendredi, à Saint-Césaire.

L’individu s’est présenté dans le bâtiment religieux de la rue Notre-Dame alors qu’une messe y était célébrée et aurait troublé la quiétude des fidèles présents. 

Il se serait alors mis à crier et il aurait même enlevé son chandail pour montrer ses tatouages au curé. L’intervention des policiers a été sollicitée. 

À leur arrivée, ils ont aussitôt arrêté l’homme âgé de 42 ans. 

En effectuant une fouille, les policiers ont découvert une arme prohibée et ont constaté que l’individu était en infraction relativement à une condition d’une ordonnance de probation. 

Le Césairois a été conduit au poste de police pour y être interrogé. 

Danny Gagnon a été formellement accusé, vendredi, au palais de justice de Saint-Hyacinthe. 

Sherbrooke

Sherbrooke a versé plus de 78 000 $ aux géants du web en 2018

La Ville de Sherbrooke investit des milliers de dollars en publicité au sein de Google et Facebook, principalement par l’entremise de Destination Sherbrooke. En 2018, les dépenses combinées auprès des deux géants du web dépassent 78 000 $.

Si le maire Steve Lussier confirme qu’il n’existe aucune politique d’achat « local » de publicité à la Ville, il affirme que le conseil municipal pourrait s’y pencher. Comme Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke, il explique les investissements majeurs en tourisme auprès de Facebook et Google par la mission de l’organisme paramunicipal.

À LIRE AUSSILa Ville veut la survie de La Tribune

Actualités

Le Droit dans l’œil de la tornade

La tornade du 21 septembre 2018 a laissé des familles sans toit, défiguré le paysage urbain des quartiers Mont-Bleu et de Dunrobin, et provoqué aussi un élan de solidarité communautaire dont les journalistes sont souvent les premiers et privilégiés témoins. Nous avons demandé aux membres de notre équipe de revenir en mots sur les premières heures de cet événement hors-norme. Voici la tornade telle que vécue par l’équipe du Droit.

Estrie

Des remonte-pentes couverts à Orford

Les skieurs débutants pourront vivre une expérience encore plus amusante grâce à un investissement de 500 000 $ effectué par la station Mont Orford. L’investissement en question permettra notamment l’ajout d’un tunnel à la paroi transparente au-dessus de deux courtes remontées mécaniques de type tapis-ski.

Ce nouvel investissement est inclus dans un projet plus large d’amélioration des infrastructures de la station Mont Orford, dont la valeur a été estimée à 11 millions $. Le chalet est en voie d’être agrandi, le système d’enneigement a été amélioré et une nouvelle « zone événementielle » sera ajoutée au pied des pistes de ski.

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Arts

François Dompierre : l’homme derrière la musique

Le compositeur prolifique François Dompierre fera résonner l’église anglicane St. Paul’s à Saint-Paul-d’Abbotsford avec sa musique, le dimanche 22 septembre à 15 h. Il convie la population à un récit-récital où « l’on peut s’attendre à tout », annonce en s’esclaffant le principal intéressé.

Ce concert unique qui n’est produit que « deux ou trois fois par année » se veut convivial, sympathique… et humoristique. « On va savoir que je suis quelqu’un de pas très sérieux. »

Actualités

Le CIUSSS lance un appel aux heures supplémentaires pour ses employés

La situation est si précaire en ce moment à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont que la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS lance un appel à tous ses employés qui gravitent autour des unités de soins dans les hôpitaux universitaires de Sherbrooke.

« Toute heure de disponibilité supplémentaire qui nous sera offerte sera la bienvenue. Nous avons besoin des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires (PAB) bien sûr, mais tout autre titre d’emploi sera aussi considéré, car il pourrait permettre à nos équipes de se réorganiser », soutient Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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La direction du CIUSSS ne veut pas en arriver à réduire ses services en annulant par exemple des chirurgies ou des cliniques externes. Toutefois, elle doit tenir compte aussi de la situation de son personnel. « Nous avons un personnel dévoué, extrêmement engagé, et nous en sommes vraiment reconnaissants. On ne veut pas les surcharger non plus en leur imposant des heures supplémentaires. C’est pourquoi nous lançons un appel à tous pour que tous ceux qui voudraient donner des disponibilités supplémentaires de façon volontaire se manifestent », ajoute Mme Paquette.

Cet appel concerne aussi les étudiants qui ont travaillé à temps plein cet été et qui, avec leur retour aux études, ont diminué leurs heures de disponibilité pour avoir le temps d’étudier.

À situation exceptionnelle des mesures exceptionnelles également. Afin d’assurer la continuité des services en chirurgie, aux cliniques externes, aux salles d’urgence et dans les lits d’hospitalisation bien sûr, on a dû faire appel à du personnel qui, normalement, travaille dans d’autres départements.

« Les infirmières qui travaillent en recherche, les infirmières praticiennes spécialisées (connues sous le nom de super infirmières) et les gestionnaires ayant conservé leurs compétences en soins infirmiers ont été appelés en renfort pour pallier une partie des besoins », ajoute Mme Paquette.

Justice et faits divers

Piéton décédé: l'autoroute 417 fermée près du chemin Boundary

Un piéton est décédé sur l’autoroute 417 à Ottawa.

Un individu se trouvait sur l’artère achalandée pour une raison encore inconnue lorsqu’il a été happé.

L’impact fatal s’est produit près du chemin Boundary vers 12h30, jeudi.

Son décès a été constaté sur place.

La Police provinciale de l’Ontario a fermé toutes les voies en direction ouest dans le secteur. L’enquête se poursuit.

On ignorait, à 14h15, combien de temps durerait cette fermeture.

Élections 2019

La communauté noire va «pardonner» à Trudeau, croit Fergus

Président du Caucus canadien des parlementaires noirs durant le dernier mandat, Greg Fergus, estime que la communauté noire pardonnera Justin Trudeau d’avoir porté le «blackface» dans le passé, en raison de son bilan en matière d’inclusion et de défense des minorités.

«Ça va être difficile, plusieurs d’entre nous sont blessés par ces images, indique le candidat libéral et député sortant dans Hull-Aylmer. Je suis certain qu’il était embarrassé de ça, qu’il est gêné de ça. Il a pris des mesures pour démontrer comment il a surmonté ça, comment il a été conscientisé par rapport à la notion de privilège. Quand il en a eu l’opportunité, à titre de premier ministre, il a pris des actions pour faire du Canada un meilleur endroit pour les membres de la diversité.»

Rappelons qu’à au moins trois reprises dans le passé, Justin Trudeau s’est peint le visage pour se déguiser en personne noire. Le «blackface» est un sujet sensible dans la communauté noire en raison de l’histoire de cette pratique qui, à l’origine, servait à dénigrer les Afro-Américains.

M. Fergus cite un nombre de gestes posés par le gouvernement libéral au cours du dernier mandat pour dire que le bilan du premier ministre sortant est «impressionnant» pour l’inclusion et la défense des minorités.

Le député sortant d’Hull-Aylmer souligne le choix de la militante des droits civils Viola Desmond comme première Canadienne à apparaître sur la monnaie du pays et que le dernier gouvernement était «le plus diversifié de l’histoire».

«J’ai eu des conversations avec des membres de la communauté noire de partout au pays hier soir et ce matin. Les gens sont prêts à lui donner le bénéfice du doute parce qu’il a un bon bilan, parce qu’il a montré ce qu’il pouvait faire lorsqu’il a l’opportunité d’améliorer la qualité de vie des membres de la communauté noire», affirme Greg Fergus.

Le candidat libéral d’Hull-Aylmer affirme avoir reçu un appel de Justin Trudeau mercredi, avant que la nouvelle ne soit publiée. Il n’a pas voulu dévoiler ce que le premier ministre sortant lui a dit, mais dit lui avoir réaffirmé son soutien.

«Pour moi, tous ces engagements, c’est vraiment la mesure de l’homme. C’est la raison pour laquelle j’ai confiance en lui et que j’ai hâte de travailler à mettre encore plus d’efforts pour les Canadiens de race noire, pour la diversité, pour que tous les Canadiens soient traités comme des égaux.»

La ministre sortante de l’Environnement et candidate dans Ottawa-Centre, Catherine McKenna, a également réagi à la controverse jeudi matin, se disant fière de faire partie d’une équipe avec une importante diversité.

«Je ne serais pas ici si je ne croyais en notre premier ministre et en ce que nous avons fait pour promouvoir la diversité et l’inclusion. Je suis extrêmement fière d’avoir dans mon équipe des gens comme Greg Fergus et Ahmed Hussein», affirme Mme McKenna.

Sénateurs

Chabot s'entend pour huit ans avec les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa n’avaient pas vraiment le choix de miser gros sur Thomas Chabot pour tenir leur promesse de rebâtir leur équipe autour de lui.

Le défenseur étoile de 22 ans aurait pu explorer ses options en attendant pour négocier, lui qui pouvait devenir joueur autonome avec compensation l’an prochain. C’est pourquoi sa décision d’accepter une prolongation de contrat de huit ans pour 64 millions $ se veut si importante pour cette organisation qui a vécu une descente aux enfers lors des deux dernières années, incluant une vente de feu de vedettes (Erik Karlsson, Mark Stone, Matt Duchene et Mike Hoffman) au cours des 14 derniers mois.

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Le prochain capitaine, c’est lui

« On s’est assis pour discuter peu après le 1er juillet, et sans entrer dans les détails, on a su tout de suite qu’on pourrait trouver une solution, a relaté le directeur général Pierre Dorion en conférence de presse jeudi. Nous avons parlé à ses agents (Ian Pulver et Dominic De Blois) de notre plan à long terme, ils ont relayé notre vision de comment les Sénateurs pourraient connaître du succès avec Thomas et nous avons réussi à nous entendre tard (mercredi) soir... Les deux partis voulaient un contrat à long terme, mais je pense que ça en dit long sur l’engagement de Thomas envers les Sénateurs et notre plan à long terme. »

Il reste encore une année au contrat d’entrée du premier choix de l’équipe (18e au total) au repêchage de 2015, à un salaire de 832 500 $. Par la suite, son nouveau pacte entrera en vigueur et lui rapportera 8 millions $ en moyenne par année à compter de 2020-2021. Il fera 7 M$ lors des deux premières saisons, puis 4 M$ en 2022-23, puis 8 ou 10 $ lors des saisons subséquentes jusqu’à la fin de l’entente, en 2027-2028.

Chabot a dit que de voir le centre Colin White s’engager envers le club pour six ans à un salaire de 4,75 M$ par an le mois dernier a pesé dans la balance lorsqu’est venu le temps pour lui de s’engager pour rester dans la capitale nationale jusqu’à l’âge de 30 ans.

« Premièrement j’ai la chance de jouer dans la Ligue nationale de hockey. Deuxièmement, j’ai la chance d’être un gros morceau d’une équipe de la LNH qui veut rebâtir autour de moi et d’autres joueurs. Avoir la chance d’être ici, avec les fans qu’on a... On sait qu’ils adorent l’équipe, la ville est extraordinaire, j’ai toujours été bien traité ici, j’ai adoré chaque moment que j’ai été ici. Quand l’opportunité est venue d’avoir un contrat de huit ans, c’est sûr on n’a jamais hésité. Je veux avoir ma maison à Ottawa pour longtemps », a d’abord commenté Chabot.

« Colin et moi, on s’est parlé tout l’été. Le fait de le voir signer un contrat à long terme, de le voir heureux de rester ici pour plusieurs années, ça incite beaucoup de jeunes joueurs à avoir la même intention, d’être sur la même page. C’est ça qui est important, tout le monde veut bâtir ensemble. Il y a beaucoup de talent dans notre chambre, que ce soit ici en ce moment ou dans la Ligue américaine... Il va y avoir des hauts et des bas parce que nous sommes jeunes, on va tous faire des erreurs, mais ce qui compte, c’est à quel point les gars veulent être ici », a-t-il ajouté au sujet de White.

Chabot n’avait pas joué la veille lors du gain de 4-3 contre les Maple Leafs de Toronto parce qu’il ne se sentait pas à 100 %. Dorion a indiqué qu’il n’en avait pas parlé aux soigneurs de l’équipe parce qu’il tenait à jouer aux côtés du défenseur recrue Maxence Guénette, nerveux à l’idée de jouer un premier match de la LNH. « Ça montre bien le caractère qu’il a... Il est venu dans mon bureau avec son agent et je lui ai dit qu’il n’allait pas jouer », a-t-il relaté. 

Quand le contrat de Chabot entrera en vigueur l’an prochain, il ne faudrait pas se surprendre que le « C » de capitaine soit alors brodé sur son chandail numéro 72, lui qui a établi des sommets personnels avec 14 buts et 55 points en 70 matches l’an dernier.

Justice et faits divers

Un voleur de véhicule déjoué par un couple à Saguenay

Le Jonquiérois Martin Bolduc a été formellement accusé de vol qualifié d’un véhicule, de possession de métamphétamine et d’évasion, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L’homme de 42 ans, qui était en libération conditionnelle, a tenté de voler une camionnette, mercredi soir, à Shipshaw, mais les propriétaires du véhicule ont contrecarré ses plans.

Mercredi soir, Martin Bolduc se serait glissé dans un véhicule qui était stationné dans l’entrée d’une résidence du chemin Saint-Léonard, à Shipshaw. Mais au moment où il partait avec la camionnette, la propriétaire de celle-ci est montée à bord, du côté passager, pour empêcher le présumé voleur de prendre la fuite. Martin Bolduc, surpris, aurait alors assené plusieurs coups au visage de la femme, avant d’immobiliser l’engin. 

Martin Bolduc aurait ensuite pris la fuite à pied, mais le conjoint de la dame s’en serait mêlé. Le présumé voleur a été rattrapé puis maîtrisé par l’homme. Le couple a fait appel aux policiers, qui ont arrêté le malfaiteur sur place. Au moment de son arrestation, les agents ont retrouvé des comprimés de métamphétamine sur lui.

Lors de sa comparution, jeudi en fin d’avant-midi, Martin Bolduc avait des contusions au visage, mais il n’a pas été possible de savoir si elles avaient été causées par l’altercation de la veille. 

Le Jonquiérois était en libération conditionnelle au moment des faits. D’ailleurs, un mandat d’arrestation avait été lancé contre l’homme, qui avait quitté la maison de transition où il logeait depuis sa sortie de prison sans avertir les responsables. C’est pour cette raison qu’en plus de faire face à des accusations de vol qualifié d’un véhicule et de possession de métamphétamine, Martin Bolduc est accusé de s’être évadé d’une garde légale. 

Les intérêts de Martin Bolduc sont représentés par Me Julien Boulianne, qui a reporté l’enquête sur remise en liberté au 27 septembre prochain. 

Santé

Engorgement des urgences: des conséquences jusque dans les CHSLD

L’engorgement des salles d’urgence et des différentes unités des hôpitaux de Hull et de Gatineau n’est pas sans conséquence pour les patients en attente de soins de longue durée. Le Droit a appris qu’un patient a dû se contenter d’une salle « multifonctionnelle » en guise de chambre, mercredi, au centre d’hébergement La Pietà.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a confirmé par écrit qu’un patient admis mercredi matin au troisième étage du centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) La Pietà a été temporairement « placé dans une salle qui est multifonctionnelle, qui sert parfois de salle de réunion ou de chambre pour les patients transitoires ».

actualités

«Tu vas me dire qu’on a gagné le million? »

Quand, tard le soir du 14 septembre dernier, Raymond Poulin s’est pointé dans la chambre à coucher et a demandé à sa conjointe Francine Tremblay si elle dormait. La dame lui a demandé sur un «ton sarcastique» s’ils avaient gagné le million. Elle avait vu juste.

Le couple d’Estriens a mis la main sur le lot garanti de 1 000 000 $ au tirage du Lotto 6/49 du 14 septembre. Le couple a célébré l’événement mardi avec plusieurs membres de la famille au siège social de Loto-Québec.

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Une famille se partage 1 M$

M. Poulin joue au Lotto 6/49 depuis que cette loterie existe, rapporte la société d’État. Il ne se couche jamais sans avoir vérifié ses billets.

Le soir du 14 septembre, vers minuit, il a remarqué que le lot garanti avait été gagné au Québec. Il a donc bien noté les résultats pour les comparer avec son billet.

L’heureux gagnant est ensuite allé rejoindre sa conjointe dans la chambre en lui demandant : « Tu ne dors pas? » 

Mme Tremblay lui a répondu avec sarcasme: « Je suppose que tu vas me dire qu’on a gagné le million? »  

Ce à quoi Raymond il a simplement répondu «oui».

Par la suite, le couple chanceux a vérifié le billet une bonne vingtaine de fois avant de se faire à l’idée.  Les gagnants étaient accompagnés d’une quinzaine de membres de la famille pour recevoir leur précieux chèque au siège social de Loto-Québec.

M. Poulin et Mme Tremblay ont plusieurs projets en tête, notamment un voyage en train à travers le Canada et un autre en Italie. Ils prévoient tout de même prendre leur temps avant de faire des choix.

Pour sa part, le détaillant vendeur, Dépanneur Le Deauvillois  de Sherbrooke, recevra une commission de 10 000 $, soit l’équivalant à 1 % du gain.

Loto-Québec ne dévoile pas le lieu de résidence de ses gagnants, mais on convient que dans la grande majorité des cas les clients achètent leurs billets de loterie dans leur voisinage.

Vidéo fournie par Loto-Québec.

Actualités

Arrivée d'un nouvel éléphant au Zoo de Granby [VIDÉO]

Le Zoo de Granby pourra poser un nouveau geste pour la conservation des éléphants d’Afrique. Visée par un projet de reproduction avec le mâle Tutume, une femelle éléphant nommée Thandi est arrivée mardi en provenance du Pittsburgh Zoo’s International Conservation Center.

Installée dans une remorque spécialisée pour ce type de transport, l’éléphante a fait la route par voie terrestre, accompagnée de deux membres de l’équipe du Zoo de Pittsburgh, a annoncé le jardin zoologique de Granby mercredi. 

Thandi a d’ailleurs eu droit à un comité d’accueil lors de son arrivée. Plusieurs membres de l’équipe de soins animaliers se sont réunis pour assister à ce moment. « C’est vraiment important pour nous et nous sommes très enthousiastes de l’arrivée de cette femelle-là », lance le directeur des soins animaliers au Zoo, Karl Fournier. 

« Quand le Zoo a décidé de réinvestir dans les installations de ses éléphants en 2006, c’était justement pour poursuivre nos efforts de conservation, autant en milieu zoologique qu’en nature. On voulait avoir un groupe d’éléphants au Zoo pour promouvoir le côté social de l’espèce, mais aussi participer à la préservation de la génétique en faisant de la reproduction », ajoute-t-il. 

Le Zoo a toutefois dû patienter quelques années avant que ce projet puisse se concrétiser. Mais l’opportunité s’est présentée avec Thandi, 28 ans et dotée d’une « excellente génétique », est-il précisé. Elle rejoint ainsi Sarah, une femelle de 36 ans, et Tutume, un mâle de 20 ans. Celui-ci est arrivé à Granby en provenance du Zoo de Berlin en 2013. 

Comme Sarah n’a jamais connu la maternité, une première gestation à son âge pourrait entraîner des complications pour elle ou le petit, souligne le Zoo de Granby. 

Longue gestation

Karl Fournier fait valoir que le taux de natalité des éléphants n’est pas très élevé, car la gestation, qui s’étire sur 22 mois, est très longue.

 « Pour cette raison, ce n’est pas aussi facile d’en acquérir qu’on pourrait le penser. C’est un dossier de longue haleine. On y travaillait depuis quelques années. Il y a un beau partenariat qui s’est offert à nous avec le Zoo de Pittsburg. Ils sont venus il y a quelques mois voir nos installations et ils ont été surpris par tout le travail qu’on fait avec nos éléphants », dit le directeur des soins animaliers. 

Thandi est, pour le moment, sous observation par le personnel des soins animaliers du Zoo de Granby, en collaboration avec leurs collègues américains, dans des espaces distincts. Elle devrait être mise en contact au cours des prochains jours avec les autres pachydermes du Zoo. Les visiteurs pourront à leur tour voir Thandi dans le parc extérieur des éléphants d’ici quelques semaines.

Karl Fournier affirme que l’arrivée de Thandi s’est faite « dans les règles de l’art ». « Elle était très calme lorsqu’elle est sortie de la remorque. Elle a exploré un peu et a mangé des branches », explique-t-il. 

Le comportement de Tutume et de Sarah sera aussi évalué au cours des prochains jours. Comme le matriarcat prévaut chez les éléphants, Sarah, étant plus âgée, pourrait « prendre le lead » du trio, avance M. Fournier. 

Selon lui, Thandi est de nature calme, curieuse et collaborative lors de ses entraînements biomédicaux quotidiens. La nouvelle dynamique pourrait s’installer sans trop de heurts. Mais les premières interactions entre les deux femelles seront observées de près. 

En nature 

Le Zoo de Granby travaille aussi à la conservation des éléphants en nature depuis 2015. Il collabore ainsi avec le personnel du Parc national de Campo Ma’an, au sud du Cameroun, pour la protection des pachydermes en périphérie du parc. 

Valérie Michel, une technicienne en soins animaliers du Zoo, s’est d’ailleurs rendue en sol africain au cours des derniers mois, pour une deuxième année consécutive, afin d’aider à comprendre et à solutionner les conflits entre humains et éléphants. 

Selon le Zoo de Granby, il y aurait plus d’éléphants tués par braconnage que de naissances chez l’éléphant d’Afrique, « ce qui signifie que les populations ne peuvent que reculer à moyen terme », est-il précisé par voie de communiqué. 

« L’Union international pour la Conservation de la nature estime qu’il reste entre 420 000 et 650 000 éléphants d’Afrique à l’état sauvage : ils étaient près de 20 millions au début du XXe siècle », est-il aussi relevé.

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Justice et faits divers

Ivre au volant d'un tracteur à gazon dans une zone scolaire

Un récidiviste de l’alcool au volant a cru berner les autorités en circulant en tracteur à gazon, la semaine dernière à Montcerf-Lyton, dans la Vallée-de-la-Gatineau.

Des agents de la Sûreté du Québec (SQ) ont eu affaire à un homme conduisant l’engin avec les capacités affaiblies par l’alcool, le 5 septembre.

L’individu en question, déjà connu pour des dossiers en matière d’alcool au volant, croyait bien que la conduite de ce petit engin lui était, du moins, permise. Mais non.

«Vers 15h45, explique le sergent Marc Tessier, des policiers menaient une opération de prévention face à l’école primaire de Montcerf-Lytton dans le cadre de la rentrée scolaire. Les policiers avaient mis les gyrophares en marche alors qu’ils distribuaient des dépliants aux automobilistes afin de les sensibiliser sur les changements au niveau des amendes doublées en zone scolaire. Le policier a obtenu l'information de citoyens voulant qu’un homme se promenait en tracteur à gazon - sur le trottoir - et qu’il semblait en état d’ébriété.»

Le conducteur éméché a tenté de filer en douceur.

«Quelques minutes plus tard, poursuit le sergent Tessier, le policier a aperçu un homme circulant en tracteur sur le trottoir de la rue Principale en direction sud. Ce dernier a coupé vers la cour arrière d’une résidence de la rue Du Collège afin d’éviter l’intersection où le policier se trouvait. Le policier s'est dirigé vers le suspect.»

L'homme de 63 ans, de Montcerf-Lytton, est demeuré détenu et a comparu au palais de justice de Maniwaki. Il est accusé de conduite avec les capacités affaiblies et de conduite durant une interdiction. Le tracteur a été saisi comme bien infractionnel.

Actualités

Des orgues envoyés de Hong Kong à trois églises de Granby

Qu’ont en commun une fondation de Hong Kong et trois églises de Granby ? Rien, à première vue. Mais les trois orgues électroniques qui résonnent depuis peu dans les églises Saint-Eugène, Saint-Luc et Très-Sainte-Trinité ont été offerts par une fondation asiatique qui soutient le développement de la musique liturgique à travers le monde.

« C’est un cadeau inestimable qui va contribuer à donner encore plus de qualité à nos célébrations liturgiques. [...] Nous sommes grandement reconnaissants envers les donateurs », a commenté à l’occasion d’un point de presse tenu mardi Danik Savaria, le curé des trois paroisses auxquelles les églises sont rattachées. 

L’organiste granbyen et ingénieur Jean-Luc Hébert est à l’origine de ce projet. Ex-directeur du développement pour le facteur d’orgues Casavant, M. Hébert a développé, au cours des dernières années, des liens avec les responsables de cette fondation. Il avait ainsi été invité à soumettre des projets, s’il était au fait de besoins pour ce type d’instruments au Canada. 

« J’ai pensé aux trois paroisses ici, parce qu’elles étaient équipées de trois orgues identiques, qui dataient de 1980, 1985. Et comme tout instrument électronique, ils avaient fait leur temps. Je suis moi-même organiste et je les voyais décliner », a fait valoir celui qui œuvre désormais à titre de vice-président, ventes internationales, pour l’entreprise Saimen. 

Jean-Luc Hébert a donc soumis les candidatures des trois églises de Granby. Selon lui, le processus de sélection est très rigoureux. « Il fallait démontrer que c’est un endroit où il y a de l’achalandage, une belle animation des cérémonies, une chorale et des organistes qui savent lire la musique », explique-t-il. 

Actualités

Abus sexuels: les évêques prônent la transparence

TROIS-RIVIÈRES — Les diocèses vont vérifier les antécédents judiciaires de leur personnel et de leurs bénévoles, a indiqué, mardi, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, lors d’un point de presse, à Trois-Rivières, portant sur les mesures prises pour contrer la problématique des abus sexuels dans l’Église.

«On se prépare à passer à une autre étape: la vérification de tous les antécédents judiciaires de tout notre personnel: le nouveau mais aussi celui qui est là depuis longtemps», explique le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et vice-président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec.

Justice et faits divers

Acquitté de conduite dangereuse, il devra dédommager une témoin

Un automobiliste ayant été acquitté de conduite dangereuse causant la mort après une collision survenue à Gatineau en 2014 devra dédommager une témoin de l’accident, à qui il réclamait 14 999$ en soutenant qu’elle avait fourni «des versions erronées des faits» aux policiers et devant le tribunal.

Le 10 juin 2014, le motocycliste Pascal Lafleur, 36 ans, a péri dans une collision survenue sur le chemin des Terres, dans le secteur Gatineau. Deux mois plus tard, une accusation de conduite dangereuse causant la mort avait été déposée contre Martin Girouard, âgé de 29 ans à l’époque.

Gatineau

L'affaissement d'une rue crée un immense nid-de-poule à Gatineau

Une portion de la rue Maricourt située à proximité de la plage Moussette, à Gatineau, est en train de s’affaisser.

Un immense nid-de-poule a fait son apparition, au cours des derniers jours, sur cette rue résidentielle dans le quartier Val-Tétreau. Il a rapidement attiré l’attention d’un jeune garçon de 11 ans, Antoine Filion, qui était en visite chez sa grand-mère, samedi. C’est à cette occasion qu’il a pris l’initiative d’aller s’accroupir à l’intérieur du nid-de-poule.