Charles Désourdy, président de Bromont, montagne d’expériences, a assuré qu’un événement comme celui survenu en Abitibi-Témiscamingue ne pourrait pas se produire dans sa station de ski.

Chute mortelle au Mont-Vidéo: «Un événement malheureux»

Le décès d’une skieuse de 15 ans qui s’est jetée d’un télésiège du Mont-Vidéo en Abitibi-Témiscamingue, mercredi soir, a fait écho auprès de Bromont, montagnes d’expériences.

Tout en assurant que cet incident ne pourrait pas se produire à la station de ski bromontoise, le président Charles Désourdy a avoué être touché par cet « événement très malheureux ».

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« À Bromont, il n’y a aucun endroit où c’est possible de se lancer en bas de la chaise parce que c’est trop haut », dit M. Désourdy en spécifiant que des chutes volontaires ou involontaires ne sont pas monnaie courante depuis la réfection des remonte-pentes.

Le télésiège du Mont-Vidéo en question date de 1988. Cela signifie que certaines composantes ne répondent pas nécessairement aux exigences actuelles.

« Les anciennes remontées étaient plus basses, et avec l’accumulation de neige, c’était facile de se lancer en bas », mentionne M. Désourdy. Il ajoute que même pendant les nuits blanches qui ont eu lieu à la montagne, il n’y a jamais personne qui a fait une telle manœuvre.

De plus, les personnes plus peureuses peuvent utiliser la nouvelle remontée mécanique avec télécabines de la station. « Ça faisait partie d’un des atouts de changer notre remontée », mentionne M. Désourdy. Le président rappelle toutefois aux parents de tenir leurs enfants près d’eux lorsqu’ils prennent place dans la chaise et à user de prudence en tout temps.

Normes à respecter

« Deux volets encadrent la fréquentation et l’utilisation des remontées mécaniques », mentionne Yves Juneau, président-directeur général de l’Association des stations du ski du Québec (ASSQ).

D’abord, la norme canadienne CSAZ98 réglemente la construction et l’opération du remonte-pente. C’est aussi elle qui dicte la signalisation à installer sur la montagne. Puis, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) s’assure du respect des normes. Les propriétaires de stations de ski doivent également transmettre un rapport d’accident en remontée mécanique au RBQ.

« Il n’y a pas de règlement qui statue sur la hauteur des pylônes des remonte-pentes », mentionne M. Juneau.

Toutefois, la norme canadienne stipule qu’un dégagement entre la remontée mécanique et la montagne doit être respecté. Lorsqu’il n’y a pas de piste skiable en dessous du télésiège, un dégagement minimal de 2,4 mètres doit être prévu, et si des personnes peuvent circuler sous la remontée mécanique, le dégagement minimal s’élève à 4 mètres.

Mont Sutton nous a référé à l’ASSQ pour commenter la situation.