La construction du nouvel habitat des lions a été un travail d’équipe. Le directeur des soins animaliers, Karl Fournier, le DG du Zoo, Paul Gosselin, et le directeur, développement, construction et entretien, Stéphane Larrivée, y ont tous travaillé.

Chantiers au Zoo de Granby: «C’est une nouvelle réalité»

Le Zoo de Granby a inauguré le nouvel habitat des lions vendredi, mais cela ne marque pas la fin des chantiers. Au contraire. Les nombreux projets de son plan directeur entraînent une multiplication des zones de construction, même si le site accueille désormais des visiteurs pratiquement en continu.

« C’est une nouvelle réalité », fait valoir le directeur général du Zoo, Paul Gosselin.

Selon lui, l’époque, où l’aménagement des nouvelles installations était réalisé sitôt la saison hivernale terminée et avant le début de la saison estivale, est révolue. Le Zoo ne ferme plus ses portes au printemps. L’endroit demeure ouvert tous les week-ends.

« Ça nous oblige à faire le ménage à la fin de la semaine, à mettre ça beau et à recommencer le lundi. C’est un bon casse-tête », souligne le directeur développement, construction et entretien au Zoo, Stéphane Larrivée.

Et avec un plan directeur qui prévoit des investissements de 51 millions $ d’ici cinq ans, ce ne sont pas les défis qui manquent. Les nouveautés de la saison 2020 sont d’ailleurs déjà en préparation, voire en construction. C’est notamment le cas pour le nouvel habitat des rhinocéros qui prend forme au coeur du site, dans le monde de l’Afrique.

Le chantier bat son plein, même si le Zoo est maintenant ouvert sept jours sur sept depuis la mi-mai. Même chose pour le nouveau pavillon Affaires et événements, près du parc aquatique, qui devrait être prêt à la fin de l’automne.

« Le fait d’avoir plein de projets en même temps dans un site relativement petit nous oblige à une plus grande planification pour rester efficaces. C’est un challenge », lance Stéphane Larrivée.

Les travaux d’aménagement d’un stationnement secondaire, rue Saint-Jude Nord, battent leur plein.

Année chargée

En 2019 uniquement, près de 20 millions $ ont été investis dans divers projets, dont 3 millions $ pour l’habitat des lions, 4 millions $ pour le pavillon Affaires et événements et 13 millions $ pour l’achat et l’aménagement de terrains voués à devenir des stationnements secondaires du Zoo.

Les travaux de préparation d’un de ces terrains, situé rue Saint-Jude Nord, à proximité du stationnement déjà utilisé par le Zoo et desservi par un système de navettes, ont déjà changé le paysage. Tout devrait être terminé pour les vacances de la construction. « On n’a pas eu le choix d’enlever des petits arbres, de la fardoche. Mais on va aménager ça selon les nouvelles normes de la Ville pour les stationnements. Il va y avoir des plantations d’arbres dans des îlots », assure Paul Gosselin.

« L’année 2019 est très chargée. On part le plan directeur. Il y a de nouvelles procédures, de nouvelles façons de faire. L’année 2020 va aussi être une grosse année, mais maintenant qu’on a une erre d’aller, on va être mieux outillés pour livrer », affirme le directeur développement, construction et entretien.

Selon lui, entre 200 et 300 travailleurs de la construction, incluant l’équipe interne du Zoo, s’activaient sur le site il y a quelques semaines, alors que l’ensemble des chantiers était en cours.

Mission accomplie

L’inauguration en grande pompe du nouvel habitat des lions, qui permet une plus grande proximité avec les félins, est par ailleurs le fruit d’un travail d’équipe, a souligné vendredi Paul Gosselin, lors de la rencontre médiatique animée par l’ex-footballeur devenu animateur de télévision Étienne Boulay.

L’équipe de construction et d’entretien a travaillé de pair avec celle des soins animaliers qui a veillé au bien-être du trio de lions, formé du mâle, Congo, et des femelles, Cécilia et Kao. « On a été obligés de les amener ailleurs temporairement (dans le monde de l’Asie), tout en respectant leur bien-être. Après ça, on les a redéménagés dans leur nouveau condo. J’appellerais même ça un beau domaine naturel maintenant », s’est amusé le DG.

Le parc extérieur de plus de 11 000 pieds carrés a entièrement été revu. Des espaces intérieurs, qui permettront désormais aux visiteurs d’observer les lions à l’année, ont aussi été aménagés. « On peut dire que c’est mission accomplie », a affirmé Paul Gosselin.

La capacité du Zoo de Granby d’innover année après année a été évoquée par plusieurs, vendredi. Le Zoo peut compter sur une aide financière de 18 millions $ du gouvernement du Québec pour la réalisation de ses projets.

Les visiteurs pourront aussi expérimenter cet été un nouveau cinéma 7D, près du parc des manèges. Enfin, les dinosaures animés et grandeur nature sont de retour pour une troisième et dernière année. En 2018, quelque 860 000 personnes ont visité le Zoo de Granby.

Élections 2019

Scheer s’engage à ne pas couper l’aide financière promise aux médias

S’il est porté au pouvoir, le chef du Parti conservateur du Canada Andrew Scheer s’engage à ne pas couper l’aide financière de 595 millions $ sur cinq ans promise aux médias lors du dernier budget fédéral.

Dans une entrevue exclusive accordée à La Tribune lors de son passage à Sherbrooke, jeudi, le chef conservateur a expliqué qu’un gouvernement conservateur créerait une régie pour attribuer les montants aux créateurs de contenu journalistique selon des critères déterminés par cette entité indépendante.

« Nous n’allons pas tirer le tapis de ce montant annoncé, mais nous allons changer le système pour attribuer l’argent. Nous voulons assurer l’indépendance des médias en nous assurant que le gouvernement ne puisse pas s’ingérer et que les Canadiens savent qu’il n’y a aucune possibilité d’ingérence (...) J’ai des inquiétudes avec le plan libéral. C’est le gouvernement qui conservait le pouvoir de décider à qui serait versé l’argent. Nous voulons créer une régie qui fonctionne sans l’intervention du gouvernement » , mentionne Andrew Scheer.

Ce dernier explique que cette régie imposera un partage des revenus des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

« Nous allons imposer un partage des revenus avec les journalistes (...) Nous connaissons l’impact de la crise que traversent les médias. Mon père a travaillé pour le quotidien Ottawa Citizen. Je crois aux médias. Ils jouent un rôle très important dans notre démocratie », affirme M. Scheer.

Le chef du Parti conservateur du Canada a terminé sa neuvième journée de campagne électorale au cœur de Sherbrooke.

Avec comme décor le lac des Nations et le mont Orford, Andrew Scheer est arrivé sur la terrasse du grand Hôtel Times par la passerelle des Draveurs en compagnie de son épouse Jill et du candidat de la circonscription de Sherbrooke, Dany Sévigny. 

Le lieutenant québécois et candidat dans Richmond-Arthabaska Alain Rayes ainsi que les candidats conservateurs régionaux Jessy McNeil dans Compton-Stanstead, Bruno Côté dans Brome-Missisquoi et Nathalie Clermont dans Shefford ont accueilli le chef conservateur.

« Notre plan est simple, plus pour vous dès maintenant. Nos idées vont rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Nous allons éliminer la TPS sur les factures d’Hydro, nous allons abaisser les impôts personnels. Nous sommes le seul parti avec un plan sur l’environnement. Nous allons mettre fin aux déversements d’eaux usées dans nos fleuves et nos rivières », a lancé Andrew Scheer aux militants qui l’attendaient à Sherbrooke. 

Bleuet adapté

Chicoutimi, tu te fous de moi ?

Par définition, un handicap est une limitation dans l'accomplissement d'activités courantes ou l'exercice d'un rôle social. Ainsi, le handicap se définit par la relation d'une personne avec son environnement. Saguenay est-elle suffisamment adaptée et accessible pour favoriser l'accès aux services et la pleine participation à la vie de la communauté ? Ou, à l'opposé, les barrières culturelles, physiques et sociales y sont-elles trop nombreuses ? Le journaliste et chroniqueur Julien Renaud, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé, a parcouru les artères principales de la ville pour établir un portrait de la situation par arrondissement. Premier arrêt : Chicoutimi. 1 de 3

CHRONIQUE / Chicoutimi, tu m’insultes ! Si je me fie à mon expérience sur le terrain, tu sembles juger que les personnes qui se déplacent en fauteuil roulant ne méritent pas d’être prises en compte ! Tu sais, 48 % de tes commerces ne sont pas accessibles. Et que dire de tes services municipaux ? Si je comprends bien, tu veux que je reste chez moi ? C’est dégradant.

Impossible de rentrer dans un commerce sur deux !

J’ai roulé pendant six heures dans les centres-villes de Chicoutimi, lundi, pour constater leur niveau d’accessibilité. J’ai commencé par le quartier du Bassin, puis j’ai fait la rue Roussel, à Chicoutimi-Nord, avant de retraverser le pont Dubuc pour parcourir la Racine.

Actualités

Sauvetage inusité de trois chatons

Trois chatons en mauvaise posture et un trio de bénévoles déterminés de la fondation les Chatmoureux : il n’en fallait pas plus pour qu’une opération de sauvetage soit lancée cette semaine, rue Gatien à Granby. Et, cerise sur le sundae, l’histoire connaît une fin heureuse.

« Ça a été un sauvetage intense. Je n’ai jamais creusé autant que ça », raconte l’un des bénévoles qui ont participé à l’opération, Mario Bergeron.

Le Mag

Coiffeur de jour, drag queen de nuit

Petit, Marc Boily ne fouillait pas dans les robes de sa mère. Il n’a jamais particulièrement aimé s’habiller en femme. Et pourtant, c’est ce qu’il fait depuis 30 ans.

C’est un peu par hasard que Marc Boily a commencé, à l’adolescence, à se transformer en drag queen le soir. De fil en aiguille, l’homme originaire d’Alma s’est monté un personnage qui a su se faire remarquer de Montréal à Toronto, en passant par New York et San Francisco. On a également pu le voir dans les séries Cover Girl et Les Bougons, ainsi que dans le film Cruising Bar 2. De retour dans sa région natale depuis dix ans, Marc Boily est coiffeur de jour et se transforme en Karine O’Kay le soir. Il – ou elle, c’est selon – montera d’ailleurs sur la scène du Côté-Cour samedi, en compagnie de son nouvel acolyte Maxim St-Pierre, alias Ivagina Bob Stogonof.

Actualités

Des derniers moments précieux pour Mario Pelchat et sa mère

Mario Pelchat ne s’attendait pas à un tel raz-de-marée en écrivant sur les réseaux sociaux, samedi dernier, que sa mère venait de rejoindre ce qui s’apparente à sa dernière demeure, la Maison Colombe-Veilleux, un établissement de soins palliatifs de Dolbeau-Mistassini.

« Quand je suis sorti de la Maison Colombe-Veilleux, je venais d’entendre, pour l’une des rares fois de ma vie, de la bouche de ma mère : ‘‘Je t’aime.’’ Nous n’avons jamais manqué d’amour, mes parents nous le démontraient autrement, à travers plusieurs gestes. Ils font partie de cette génération qui ne disait pas ‘‘Je t’aime’’ à outrance. Et c’est tellement venu me chercher. Je suis arrivé au chalet, il était tard, mon épouse dormait et j’avais envie de parler à quelqu’un. J’ai écrit ce texte en croyant qu’il serait lu par quelques proches », a-t-il confié au Progrès, vendredi en fin de journée, alors qu’il roulait en direction de Dolbeau-Mistassini afin de retrouver sa mère Raymonde et le reste de sa famille.

Justice et faits divers

Trois hommes accusés d’entrée par effraction chez des personnes âgées

Éric Lemieux, Pascal Grandisson et Dave Martel ont été accusés, vendredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, d’entrée par effraction avec intention d’y commettre un acte criminel. Jeudi soir, ils se seraient introduits dans un appartement où résident des personnes âgées qu’ils ne connaissent pas avant d’être arrêtés par les agents du Service de police de Saguenay.

Les circonstances entourant l’événement qui s’est produit sur la rue Saint-Paul sont toujours nébuleuses. Me Denis Otis a affirmé au Progrès qu’il n’avait que peu d’informations pour l’instant sur les événements. « On parle d’une entrée par effraction présumée, dans une maison d’habitation. On a reçu la communication de preuve, ça semble évidemment sérieux comme accusation », a-t-il expliqué.

Actualités

Intoxiqué et armé, il trouble la messe à Saint-Césaire

La messe matinale a été bousculée par un homme intoxiqué, vendredi, à Saint-Césaire.

L’individu s’est présenté dans le bâtiment religieux de la rue Notre-Dame alors qu’une messe y était célébrée et aurait troublé la quiétude des fidèles présents. 

Il se serait alors mis à crier et il aurait même enlevé son chandail pour montrer ses tatouages au curé. L’intervention des policiers a été sollicitée. 

À leur arrivée, ils ont aussitôt arrêté l’homme âgé de 42 ans. 

En effectuant une fouille, les policiers ont découvert une arme prohibée et ont constaté que l’individu était en infraction relativement à une condition d’une ordonnance de probation. 

Le Césairois a été conduit au poste de police pour y être interrogé. 

Danny Gagnon a été formellement accusé, vendredi, au palais de justice de Saint-Hyacinthe. 

Sherbrooke

Sherbrooke a versé plus de 78 000 $ aux géants du web en 2018

La Ville de Sherbrooke investit des milliers de dollars en publicité au sein de Google et Facebook, principalement par l’entremise de Destination Sherbrooke. En 2018, les dépenses combinées auprès des deux géants du web dépassent 78 000 $.

Si le maire Steve Lussier confirme qu’il n’existe aucune politique d’achat « local » de publicité à la Ville, il affirme que le conseil municipal pourrait s’y pencher. Comme Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke, il explique les investissements majeurs en tourisme auprès de Facebook et Google par la mission de l’organisme paramunicipal.

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Actualités

Le Droit dans l’œil de la tornade

La tornade du 21 septembre 2018 a laissé des familles sans toit, défiguré le paysage urbain des quartiers Mont-Bleu et de Dunrobin, et provoqué aussi un élan de solidarité communautaire dont les journalistes sont souvent les premiers et privilégiés témoins. Nous avons demandé aux membres de notre équipe de revenir en mots sur les premières heures de cet événement hors-norme. Voici la tornade telle que vécue par l’équipe du Droit.

Estrie

Des remonte-pentes couverts à Orford

Les skieurs débutants pourront vivre une expérience encore plus amusante grâce à un investissement de 500 000 $ effectué par la station Mont Orford. L’investissement en question permettra notamment l’ajout d’un tunnel à la paroi transparente au-dessus de deux courtes remontées mécaniques de type tapis-ski.

Ce nouvel investissement est inclus dans un projet plus large d’amélioration des infrastructures de la station Mont Orford, dont la valeur a été estimée à 11 millions $. Le chalet est en voie d’être agrandi, le système d’enneigement a été amélioré et une nouvelle « zone événementielle » sera ajoutée au pied des pistes de ski.

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Arts

François Dompierre : l’homme derrière la musique

Le compositeur prolifique François Dompierre fera résonner l’église anglicane St. Paul’s à Saint-Paul-d’Abbotsford avec sa musique, le dimanche 22 septembre à 15 h. Il convie la population à un récit-récital où « l’on peut s’attendre à tout », annonce en s’esclaffant le principal intéressé.

Ce concert unique qui n’est produit que « deux ou trois fois par année » se veut convivial, sympathique… et humoristique. « On va savoir que je suis quelqu’un de pas très sérieux. »

Actualités

Le CIUSSS lance un appel aux heures supplémentaires pour ses employés

La situation est si précaire en ce moment à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont que la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS lance un appel à tous ses employés qui gravitent autour des unités de soins dans les hôpitaux universitaires de Sherbrooke.

« Toute heure de disponibilité supplémentaire qui nous sera offerte sera la bienvenue. Nous avons besoin des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires (PAB) bien sûr, mais tout autre titre d’emploi sera aussi considéré, car il pourrait permettre à nos équipes de se réorganiser », soutient Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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La direction du CIUSSS ne veut pas en arriver à réduire ses services en annulant par exemple des chirurgies ou des cliniques externes. Toutefois, elle doit tenir compte aussi de la situation de son personnel. « Nous avons un personnel dévoué, extrêmement engagé, et nous en sommes vraiment reconnaissants. On ne veut pas les surcharger non plus en leur imposant des heures supplémentaires. C’est pourquoi nous lançons un appel à tous pour que tous ceux qui voudraient donner des disponibilités supplémentaires de façon volontaire se manifestent », ajoute Mme Paquette.

Cet appel concerne aussi les étudiants qui ont travaillé à temps plein cet été et qui, avec leur retour aux études, ont diminué leurs heures de disponibilité pour avoir le temps d’étudier.

À situation exceptionnelle des mesures exceptionnelles également. Afin d’assurer la continuité des services en chirurgie, aux cliniques externes, aux salles d’urgence et dans les lits d’hospitalisation bien sûr, on a dû faire appel à du personnel qui, normalement, travaille dans d’autres départements.

« Les infirmières qui travaillent en recherche, les infirmières praticiennes spécialisées (connues sous le nom de super infirmières) et les gestionnaires ayant conservé leurs compétences en soins infirmiers ont été appelés en renfort pour pallier une partie des besoins », ajoute Mme Paquette.

Justice et faits divers

Piéton décédé: l'autoroute 417 fermée près du chemin Boundary

Un piéton est décédé sur l’autoroute 417 à Ottawa.

Un individu se trouvait sur l’artère achalandée pour une raison encore inconnue lorsqu’il a été happé.

L’impact fatal s’est produit près du chemin Boundary vers 12h30, jeudi.

Son décès a été constaté sur place.

La Police provinciale de l’Ontario a fermé toutes les voies en direction ouest dans le secteur. L’enquête se poursuit.

On ignorait, à 14h15, combien de temps durerait cette fermeture.

Élections 2019

La communauté noire va «pardonner» à Trudeau, croit Fergus

Président du Caucus canadien des parlementaires noirs durant le dernier mandat, Greg Fergus, estime que la communauté noire pardonnera Justin Trudeau d’avoir porté le «blackface» dans le passé, en raison de son bilan en matière d’inclusion et de défense des minorités.

«Ça va être difficile, plusieurs d’entre nous sont blessés par ces images, indique le candidat libéral et député sortant dans Hull-Aylmer. Je suis certain qu’il était embarrassé de ça, qu’il est gêné de ça. Il a pris des mesures pour démontrer comment il a surmonté ça, comment il a été conscientisé par rapport à la notion de privilège. Quand il en a eu l’opportunité, à titre de premier ministre, il a pris des actions pour faire du Canada un meilleur endroit pour les membres de la diversité.»

Rappelons qu’à au moins trois reprises dans le passé, Justin Trudeau s’est peint le visage pour se déguiser en personne noire. Le «blackface» est un sujet sensible dans la communauté noire en raison de l’histoire de cette pratique qui, à l’origine, servait à dénigrer les Afro-Américains.

M. Fergus cite un nombre de gestes posés par le gouvernement libéral au cours du dernier mandat pour dire que le bilan du premier ministre sortant est «impressionnant» pour l’inclusion et la défense des minorités.

Le député sortant d’Hull-Aylmer souligne le choix de la militante des droits civils Viola Desmond comme première Canadienne à apparaître sur la monnaie du pays et que le dernier gouvernement était «le plus diversifié de l’histoire».

«J’ai eu des conversations avec des membres de la communauté noire de partout au pays hier soir et ce matin. Les gens sont prêts à lui donner le bénéfice du doute parce qu’il a un bon bilan, parce qu’il a montré ce qu’il pouvait faire lorsqu’il a l’opportunité d’améliorer la qualité de vie des membres de la communauté noire», affirme Greg Fergus.

Le candidat libéral d’Hull-Aylmer affirme avoir reçu un appel de Justin Trudeau mercredi, avant que la nouvelle ne soit publiée. Il n’a pas voulu dévoiler ce que le premier ministre sortant lui a dit, mais dit lui avoir réaffirmé son soutien.

«Pour moi, tous ces engagements, c’est vraiment la mesure de l’homme. C’est la raison pour laquelle j’ai confiance en lui et que j’ai hâte de travailler à mettre encore plus d’efforts pour les Canadiens de race noire, pour la diversité, pour que tous les Canadiens soient traités comme des égaux.»

La ministre sortante de l’Environnement et candidate dans Ottawa-Centre, Catherine McKenna, a également réagi à la controverse jeudi matin, se disant fière de faire partie d’une équipe avec une importante diversité.

«Je ne serais pas ici si je ne croyais en notre premier ministre et en ce que nous avons fait pour promouvoir la diversité et l’inclusion. Je suis extrêmement fière d’avoir dans mon équipe des gens comme Greg Fergus et Ahmed Hussein», affirme Mme McKenna.

Sénateurs

Chabot s'entend pour huit ans avec les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa n’avaient pas vraiment le choix de miser gros sur Thomas Chabot pour tenir leur promesse de rebâtir leur équipe autour de lui.

Le défenseur étoile de 22 ans aurait pu explorer ses options en attendant pour négocier, lui qui pouvait devenir joueur autonome avec compensation l’an prochain. C’est pourquoi sa décision d’accepter une prolongation de contrat de huit ans pour 64 millions $ se veut si importante pour cette organisation qui a vécu une descente aux enfers lors des deux dernières années, incluant une vente de feu de vedettes (Erik Karlsson, Mark Stone, Matt Duchene et Mike Hoffman) au cours des 14 derniers mois.

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Le prochain capitaine, c’est lui

« On s’est assis pour discuter peu après le 1er juillet, et sans entrer dans les détails, on a su tout de suite qu’on pourrait trouver une solution, a relaté le directeur général Pierre Dorion en conférence de presse jeudi. Nous avons parlé à ses agents (Ian Pulver et Dominic De Blois) de notre plan à long terme, ils ont relayé notre vision de comment les Sénateurs pourraient connaître du succès avec Thomas et nous avons réussi à nous entendre tard (mercredi) soir... Les deux partis voulaient un contrat à long terme, mais je pense que ça en dit long sur l’engagement de Thomas envers les Sénateurs et notre plan à long terme. »

Il reste encore une année au contrat d’entrée du premier choix de l’équipe (18e au total) au repêchage de 2015, à un salaire de 832 500 $. Par la suite, son nouveau pacte entrera en vigueur et lui rapportera 8 millions $ en moyenne par année à compter de 2020-2021. Il fera 7 M$ lors des deux premières saisons, puis 4 M$ en 2022-23, puis 8 ou 10 $ lors des saisons subséquentes jusqu’à la fin de l’entente, en 2027-2028.

Chabot a dit que de voir le centre Colin White s’engager envers le club pour six ans à un salaire de 4,75 M$ par an le mois dernier a pesé dans la balance lorsqu’est venu le temps pour lui de s’engager pour rester dans la capitale nationale jusqu’à l’âge de 30 ans.

« Premièrement j’ai la chance de jouer dans la Ligue nationale de hockey. Deuxièmement, j’ai la chance d’être un gros morceau d’une équipe de la LNH qui veut rebâtir autour de moi et d’autres joueurs. Avoir la chance d’être ici, avec les fans qu’on a... On sait qu’ils adorent l’équipe, la ville est extraordinaire, j’ai toujours été bien traité ici, j’ai adoré chaque moment que j’ai été ici. Quand l’opportunité est venue d’avoir un contrat de huit ans, c’est sûr on n’a jamais hésité. Je veux avoir ma maison à Ottawa pour longtemps », a d’abord commenté Chabot.

« Colin et moi, on s’est parlé tout l’été. Le fait de le voir signer un contrat à long terme, de le voir heureux de rester ici pour plusieurs années, ça incite beaucoup de jeunes joueurs à avoir la même intention, d’être sur la même page. C’est ça qui est important, tout le monde veut bâtir ensemble. Il y a beaucoup de talent dans notre chambre, que ce soit ici en ce moment ou dans la Ligue américaine... Il va y avoir des hauts et des bas parce que nous sommes jeunes, on va tous faire des erreurs, mais ce qui compte, c’est à quel point les gars veulent être ici », a-t-il ajouté au sujet de White.

Chabot n’avait pas joué la veille lors du gain de 4-3 contre les Maple Leafs de Toronto parce qu’il ne se sentait pas à 100 %. Dorion a indiqué qu’il n’en avait pas parlé aux soigneurs de l’équipe parce qu’il tenait à jouer aux côtés du défenseur recrue Maxence Guénette, nerveux à l’idée de jouer un premier match de la LNH. « Ça montre bien le caractère qu’il a... Il est venu dans mon bureau avec son agent et je lui ai dit qu’il n’allait pas jouer », a-t-il relaté. 

Quand le contrat de Chabot entrera en vigueur l’an prochain, il ne faudrait pas se surprendre que le « C » de capitaine soit alors brodé sur son chandail numéro 72, lui qui a établi des sommets personnels avec 14 buts et 55 points en 70 matches l’an dernier.

Justice et faits divers

Un voleur de véhicule déjoué par un couple à Saguenay

Le Jonquiérois Martin Bolduc a été formellement accusé de vol qualifié d’un véhicule, de possession de métamphétamine et d’évasion, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L’homme de 42 ans, qui était en libération conditionnelle, a tenté de voler une camionnette, mercredi soir, à Shipshaw, mais les propriétaires du véhicule ont contrecarré ses plans.

Mercredi soir, Martin Bolduc se serait glissé dans un véhicule qui était stationné dans l’entrée d’une résidence du chemin Saint-Léonard, à Shipshaw. Mais au moment où il partait avec la camionnette, la propriétaire de celle-ci est montée à bord, du côté passager, pour empêcher le présumé voleur de prendre la fuite. Martin Bolduc, surpris, aurait alors assené plusieurs coups au visage de la femme, avant d’immobiliser l’engin. 

Martin Bolduc aurait ensuite pris la fuite à pied, mais le conjoint de la dame s’en serait mêlé. Le présumé voleur a été rattrapé puis maîtrisé par l’homme. Le couple a fait appel aux policiers, qui ont arrêté le malfaiteur sur place. Au moment de son arrestation, les agents ont retrouvé des comprimés de métamphétamine sur lui.

Lors de sa comparution, jeudi en fin d’avant-midi, Martin Bolduc avait des contusions au visage, mais il n’a pas été possible de savoir si elles avaient été causées par l’altercation de la veille. 

Le Jonquiérois était en libération conditionnelle au moment des faits. D’ailleurs, un mandat d’arrestation avait été lancé contre l’homme, qui avait quitté la maison de transition où il logeait depuis sa sortie de prison sans avertir les responsables. C’est pour cette raison qu’en plus de faire face à des accusations de vol qualifié d’un véhicule et de possession de métamphétamine, Martin Bolduc est accusé de s’être évadé d’une garde légale. 

Les intérêts de Martin Bolduc sont représentés par Me Julien Boulianne, qui a reporté l’enquête sur remise en liberté au 27 septembre prochain. 

Santé

Engorgement des urgences: des conséquences jusque dans les CHSLD

L’engorgement des salles d’urgence et des différentes unités des hôpitaux de Hull et de Gatineau n’est pas sans conséquence pour les patients en attente de soins de longue durée. Le Droit a appris qu’un patient a dû se contenter d’une salle « multifonctionnelle » en guise de chambre, mercredi, au centre d’hébergement La Pietà.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a confirmé par écrit qu’un patient admis mercredi matin au troisième étage du centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) La Pietà a été temporairement « placé dans une salle qui est multifonctionnelle, qui sert parfois de salle de réunion ou de chambre pour les patients transitoires ».

actualités

«Tu vas me dire qu’on a gagné le million? »

Quand, tard le soir du 14 septembre dernier, Raymond Poulin s’est pointé dans la chambre à coucher et a demandé à sa conjointe Francine Tremblay si elle dormait. La dame lui a demandé sur un «ton sarcastique» s’ils avaient gagné le million. Elle avait vu juste.

Le couple d’Estriens a mis la main sur le lot garanti de 1 000 000 $ au tirage du Lotto 6/49 du 14 septembre. Le couple a célébré l’événement mardi avec plusieurs membres de la famille au siège social de Loto-Québec.

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Une famille se partage 1 M$

M. Poulin joue au Lotto 6/49 depuis que cette loterie existe, rapporte la société d’État. Il ne se couche jamais sans avoir vérifié ses billets.

Le soir du 14 septembre, vers minuit, il a remarqué que le lot garanti avait été gagné au Québec. Il a donc bien noté les résultats pour les comparer avec son billet.

L’heureux gagnant est ensuite allé rejoindre sa conjointe dans la chambre en lui demandant : « Tu ne dors pas? » 

Mme Tremblay lui a répondu avec sarcasme: « Je suppose que tu vas me dire qu’on a gagné le million? »  

Ce à quoi Raymond il a simplement répondu «oui».

Par la suite, le couple chanceux a vérifié le billet une bonne vingtaine de fois avant de se faire à l’idée.  Les gagnants étaient accompagnés d’une quinzaine de membres de la famille pour recevoir leur précieux chèque au siège social de Loto-Québec.

M. Poulin et Mme Tremblay ont plusieurs projets en tête, notamment un voyage en train à travers le Canada et un autre en Italie. Ils prévoient tout de même prendre leur temps avant de faire des choix.

Pour sa part, le détaillant vendeur, Dépanneur Le Deauvillois  de Sherbrooke, recevra une commission de 10 000 $, soit l’équivalant à 1 % du gain.

Loto-Québec ne dévoile pas le lieu de résidence de ses gagnants, mais on convient que dans la grande majorité des cas les clients achètent leurs billets de loterie dans leur voisinage.

Vidéo fournie par Loto-Québec.

Actualités

Arrivée d'un nouvel éléphant au Zoo de Granby [VIDÉO]

Le Zoo de Granby pourra poser un nouveau geste pour la conservation des éléphants d’Afrique. Visée par un projet de reproduction avec le mâle Tutume, une femelle éléphant nommée Thandi est arrivée mardi en provenance du Pittsburgh Zoo’s International Conservation Center.

Installée dans une remorque spécialisée pour ce type de transport, l’éléphante a fait la route par voie terrestre, accompagnée de deux membres de l’équipe du Zoo de Pittsburgh, a annoncé le jardin zoologique de Granby mercredi. 

Thandi a d’ailleurs eu droit à un comité d’accueil lors de son arrivée. Plusieurs membres de l’équipe de soins animaliers se sont réunis pour assister à ce moment. « C’est vraiment important pour nous et nous sommes très enthousiastes de l’arrivée de cette femelle-là », lance le directeur des soins animaliers au Zoo, Karl Fournier. 

« Quand le Zoo a décidé de réinvestir dans les installations de ses éléphants en 2006, c’était justement pour poursuivre nos efforts de conservation, autant en milieu zoologique qu’en nature. On voulait avoir un groupe d’éléphants au Zoo pour promouvoir le côté social de l’espèce, mais aussi participer à la préservation de la génétique en faisant de la reproduction », ajoute-t-il. 

Le Zoo a toutefois dû patienter quelques années avant que ce projet puisse se concrétiser. Mais l’opportunité s’est présentée avec Thandi, 28 ans et dotée d’une « excellente génétique », est-il précisé. Elle rejoint ainsi Sarah, une femelle de 36 ans, et Tutume, un mâle de 20 ans. Celui-ci est arrivé à Granby en provenance du Zoo de Berlin en 2013. 

Comme Sarah n’a jamais connu la maternité, une première gestation à son âge pourrait entraîner des complications pour elle ou le petit, souligne le Zoo de Granby. 

Longue gestation

Karl Fournier fait valoir que le taux de natalité des éléphants n’est pas très élevé, car la gestation, qui s’étire sur 22 mois, est très longue.

 « Pour cette raison, ce n’est pas aussi facile d’en acquérir qu’on pourrait le penser. C’est un dossier de longue haleine. On y travaillait depuis quelques années. Il y a un beau partenariat qui s’est offert à nous avec le Zoo de Pittsburg. Ils sont venus il y a quelques mois voir nos installations et ils ont été surpris par tout le travail qu’on fait avec nos éléphants », dit le directeur des soins animaliers. 

Thandi est, pour le moment, sous observation par le personnel des soins animaliers du Zoo de Granby, en collaboration avec leurs collègues américains, dans des espaces distincts. Elle devrait être mise en contact au cours des prochains jours avec les autres pachydermes du Zoo. Les visiteurs pourront à leur tour voir Thandi dans le parc extérieur des éléphants d’ici quelques semaines.

Karl Fournier affirme que l’arrivée de Thandi s’est faite « dans les règles de l’art ». « Elle était très calme lorsqu’elle est sortie de la remorque. Elle a exploré un peu et a mangé des branches », explique-t-il. 

Le comportement de Tutume et de Sarah sera aussi évalué au cours des prochains jours. Comme le matriarcat prévaut chez les éléphants, Sarah, étant plus âgée, pourrait « prendre le lead » du trio, avance M. Fournier. 

Selon lui, Thandi est de nature calme, curieuse et collaborative lors de ses entraînements biomédicaux quotidiens. La nouvelle dynamique pourrait s’installer sans trop de heurts. Mais les premières interactions entre les deux femelles seront observées de près. 

En nature 

Le Zoo de Granby travaille aussi à la conservation des éléphants en nature depuis 2015. Il collabore ainsi avec le personnel du Parc national de Campo Ma’an, au sud du Cameroun, pour la protection des pachydermes en périphérie du parc. 

Valérie Michel, une technicienne en soins animaliers du Zoo, s’est d’ailleurs rendue en sol africain au cours des derniers mois, pour une deuxième année consécutive, afin d’aider à comprendre et à solutionner les conflits entre humains et éléphants. 

Selon le Zoo de Granby, il y aurait plus d’éléphants tués par braconnage que de naissances chez l’éléphant d’Afrique, « ce qui signifie que les populations ne peuvent que reculer à moyen terme », est-il précisé par voie de communiqué. 

« L’Union international pour la Conservation de la nature estime qu’il reste entre 420 000 et 650 000 éléphants d’Afrique à l’état sauvage : ils étaient près de 20 millions au début du XXe siècle », est-il aussi relevé.

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Justice et faits divers

Ivre au volant d'un tracteur à gazon dans une zone scolaire

Un récidiviste de l’alcool au volant a cru berner les autorités en circulant en tracteur à gazon, la semaine dernière à Montcerf-Lyton, dans la Vallée-de-la-Gatineau.

Des agents de la Sûreté du Québec (SQ) ont eu affaire à un homme conduisant l’engin avec les capacités affaiblies par l’alcool, le 5 septembre.

L’individu en question, déjà connu pour des dossiers en matière d’alcool au volant, croyait bien que la conduite de ce petit engin lui était, du moins, permise. Mais non.

«Vers 15h45, explique le sergent Marc Tessier, des policiers menaient une opération de prévention face à l’école primaire de Montcerf-Lytton dans le cadre de la rentrée scolaire. Les policiers avaient mis les gyrophares en marche alors qu’ils distribuaient des dépliants aux automobilistes afin de les sensibiliser sur les changements au niveau des amendes doublées en zone scolaire. Le policier a obtenu l'information de citoyens voulant qu’un homme se promenait en tracteur à gazon - sur le trottoir - et qu’il semblait en état d’ébriété.»

Le conducteur éméché a tenté de filer en douceur.

«Quelques minutes plus tard, poursuit le sergent Tessier, le policier a aperçu un homme circulant en tracteur sur le trottoir de la rue Principale en direction sud. Ce dernier a coupé vers la cour arrière d’une résidence de la rue Du Collège afin d’éviter l’intersection où le policier se trouvait. Le policier s'est dirigé vers le suspect.»

L'homme de 63 ans, de Montcerf-Lytton, est demeuré détenu et a comparu au palais de justice de Maniwaki. Il est accusé de conduite avec les capacités affaiblies et de conduite durant une interdiction. Le tracteur a été saisi comme bien infractionnel.

Actualités

Des orgues envoyés de Hong Kong à trois églises de Granby

Qu’ont en commun une fondation de Hong Kong et trois églises de Granby ? Rien, à première vue. Mais les trois orgues électroniques qui résonnent depuis peu dans les églises Saint-Eugène, Saint-Luc et Très-Sainte-Trinité ont été offerts par une fondation asiatique qui soutient le développement de la musique liturgique à travers le monde.

« C’est un cadeau inestimable qui va contribuer à donner encore plus de qualité à nos célébrations liturgiques. [...] Nous sommes grandement reconnaissants envers les donateurs », a commenté à l’occasion d’un point de presse tenu mardi Danik Savaria, le curé des trois paroisses auxquelles les églises sont rattachées. 

L’organiste granbyen et ingénieur Jean-Luc Hébert est à l’origine de ce projet. Ex-directeur du développement pour le facteur d’orgues Casavant, M. Hébert a développé, au cours des dernières années, des liens avec les responsables de cette fondation. Il avait ainsi été invité à soumettre des projets, s’il était au fait de besoins pour ce type d’instruments au Canada. 

« J’ai pensé aux trois paroisses ici, parce qu’elles étaient équipées de trois orgues identiques, qui dataient de 1980, 1985. Et comme tout instrument électronique, ils avaient fait leur temps. Je suis moi-même organiste et je les voyais décliner », a fait valoir celui qui œuvre désormais à titre de vice-président, ventes internationales, pour l’entreprise Saimen. 

Jean-Luc Hébert a donc soumis les candidatures des trois églises de Granby. Selon lui, le processus de sélection est très rigoureux. « Il fallait démontrer que c’est un endroit où il y a de l’achalandage, une belle animation des cérémonies, une chorale et des organistes qui savent lire la musique », explique-t-il. 

Actualités

Abus sexuels: les évêques prônent la transparence

TROIS-RIVIÈRES — Les diocèses vont vérifier les antécédents judiciaires de leur personnel et de leurs bénévoles, a indiqué, mardi, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, lors d’un point de presse, à Trois-Rivières, portant sur les mesures prises pour contrer la problématique des abus sexuels dans l’Église.

«On se prépare à passer à une autre étape: la vérification de tous les antécédents judiciaires de tout notre personnel: le nouveau mais aussi celui qui est là depuis longtemps», explique le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et vice-président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec.

Justice et faits divers

Acquitté de conduite dangereuse, il devra dédommager une témoin

Un automobiliste ayant été acquitté de conduite dangereuse causant la mort après une collision survenue à Gatineau en 2014 devra dédommager une témoin de l’accident, à qui il réclamait 14 999$ en soutenant qu’elle avait fourni «des versions erronées des faits» aux policiers et devant le tribunal.

Le 10 juin 2014, le motocycliste Pascal Lafleur, 36 ans, a péri dans une collision survenue sur le chemin des Terres, dans le secteur Gatineau. Deux mois plus tard, une accusation de conduite dangereuse causant la mort avait été déposée contre Martin Girouard, âgé de 29 ans à l’époque.

Gatineau

L'affaissement d'une rue crée un immense nid-de-poule à Gatineau

Une portion de la rue Maricourt située à proximité de la plage Moussette, à Gatineau, est en train de s’affaisser.

Un immense nid-de-poule a fait son apparition, au cours des derniers jours, sur cette rue résidentielle dans le quartier Val-Tétreau. Il a rapidement attiré l’attention d’un jeune garçon de 11 ans, Antoine Filion, qui était en visite chez sa grand-mère, samedi. C’est à cette occasion qu’il a pris l’initiative d’aller s’accroupir à l’intérieur du nid-de-poule.

Actualités

Accident à Ascot Corner : les proches des victimes exigent des gestes concrets

Des proches de Christophe Thivierge et de Dominic Lemieux-Richard sont venus mardi sur les lieux de l’accident qui a coûté la vie aux deux jeunes musiciens le 2 septembre sur la route 112 à Ascot Corner. Ils demandent au ministère des Transports de prendre des mesures pour régler le problème, qui perdure depuis 2003.

À quelques mètres des voitures qui roulaient à des vitesses allant jusqu’à 110 km/h, près de l’intersection du chemin Paul, ils ont tenu une vigile pour honorer la mémoire des deux jeunes victimes.

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« Je suis venue ici pour comprendre ce qui est arrivé à mon garçon, mon seul fils, témoigne Claire Lemieux, la mère de Dominic Lemieux-Richard, qui n’avait que 23 ans. J’ai été surprise de voir que je n’étais pas la seule personne endeuillée à la suite d’un accident sur cette route. Ça m’a fait réaliser à quel point la situation est urgente. Connaissant mon fils, il aurait aimé trouver une solution à ce problème. »

Les deux autres passagers du véhicule se trouvent encore dans un état critique, luttant pour leur vie. Il s’agit de Cédrik-Alexandre Andrews, lui aussi membre du groupe Matriax, ainsi que le chauffeur, dont le nom n’est pas divulgué. Depuis 2014, sur ce tronçon de la route 112, l’usage des pinces de désincarcération par les pompiers a été nécessaire à 102 reprises.

« Quand j’ai entendu le nombre d’accidents qui ont eu lieu ici, je me suis dit que c’est inconcevable. Cette statistique à elle seule aurait dû faire en sorte que des changements soient apportés pour sécuriser la route », confie pour sa part Valéry Pelletier, la mère de Christophe Thivierge.

« Je ne comprends pas pourquoi ça a pris une autre tragédie de cette ampleur pour que quelque chose soit fait, poursuit-elle. On va espérer que le MTQ réalise ses études rapidement et que ça ne s’étire pas. On attend leurs conclusions en janvier 2020; on ne peut pas attendre qu’un autre accident se produise. »

Carrefour giratoire

De son côté, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, ne souhaitait pas qu’une énième tragédie se produise pour avoir l’attention du MTQ. Elle plaide la cause des victimes depuis plusieurs années et espère qu’un changement concret sera adopté, suggérant l’implantation d’un carrefour giratoire. 

« C’est un bon début que d’abaisser la limite de vitesse à 70 km/h, mais ça va prendre plus si on veut que ce nouveau règlement soit respecté, affirme-t-elle. Les accidents se succèdent régulièrement depuis 2003, quand le conseiller municipal Lionel Bégin a été happé mortellement. Cent deux interventions des pompiers avec les pinces de désincarcération depuis 2014, c’est un chiffre qu’on ne peut pas ignorer. » 

« Les carrefours giratoires ont fait leurs preuves en Europe, continue la mairesse. Il y en a à l’entrée et à la sortie de chaque village. Ça force les gens à ralentir, en comparaison avec une pancarte qui ne fait que dire de baisser de vitesse. Je salue les proches des victimes qui sont venus ici aujourd’hui, ils sont forts et ne veulent pas que leurs enfants soient décédés en vain. » 

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, estime que plusieurs citoyens de la région ont vécu de près ou de loin une des nombreuses tragédies qui ont eu lieu sur ce tronçon de la route 112.

« Ma nièce a été impliquée dans un accident en 2011, son conjoint s’était fracturé le crâne et elle, son poignet, se rappelle-t-il. La majorité des gens d’ici ont des amis et des proches qui ont été impliqués dans des accidents sur cette partie de la 112. Il n’y a jamais de répit, le débit est constant et les véhicules vont vite. »

JUSTICE ET FAITS DIVERS

Poursuite au civil d’Alexis Vadeboncoeur: le policier Deslauriers devra payer 5000 $

TROIS-RIVIÈRES — Alors qu’il réclamait en tout premier lieu 2,3M$ aux quatre policiers ayant procédé à son arrestation en février 2013, Alexis Vadeboncoeur obtiendra finalement 5000 $. C’est du moins le jugement qui a été rendu le 13 septembre dernier, au terme de cette poursuite au civil, qui avait finalement été réduite à 490 000 $ lors des audiences en mars dernier.

On se souviendra qu’à ce moment, Alexis Vadeboncoeur réclamait cette somme aux policiers Barbara Provencher, Dominic Pronovost, Kaven Deslauriers et Marc-André Saint-Amant pour l’arrestation survenue le 2 février 2013 dans la cour du Cégep de Trois-Rivières, et dont les images ont fait le tour de la planète. 

Dans un jugement étoffé, la juge Marie-Paule Gagnon tranche que seul le policier Kaven Deslauriers a commis une faute civile lors de cette arrestation, lui qui devra verser 5000 $ à Alexis Vadeboncoeur. Les trois autres policiers visés par cette poursuite n’ont commis aucune faute civile, estime la juge Gagnon.

Selon le jugement, les coups ayant été portés par l’agent Deslauriers constituent «une atteinte à l’intégrité d’Alexis Vadeboncoeur» et, toujours selon elle, cette atteinte est intentionnelle, sans toutefois avoir été préméditée et s’est également déroulée dans un contexte d’arrestation à haut risque.

«La force des frappes ne paraît pas déraisonnable, mais elles sont certainement précipitées, voire trop nombreuses, sans rapport avec l’objectif visé», peut-on lire dans le jugement.

Toutefois, pour déterminer le quantum de la peine à imposer, le Tribunal a également tenu compte des autres punitions imposées à l’agent Deslauriers, soit des accusations au criminel et une absolution conditionnelle, la très forte médiatisation de l’affaire et la perte de son emploi comme policier. À noter toutefois que l’agent a depuis été réintégré dans ses fonctions. Le Tribunal tranche donc qu’il doit payer un montant de 5000 $ au demandeur, soulevant un «usage excessif de la force».

«Les policiers doivent être en mesure de procéder à des arrestations difficiles, tout en appliquant la force nécessaire. La faute de l’agent Deslauriers est loin d’être banale, même si ses effets, selon la preuve, ont été évités. L’atteinte doit être dénoncée et tout comportement semblable doit être fortement découragé», peut-on lire dans le jugement.

La juge a, d’un autre côté, souligné que la réclamation de 490 000 $ présentée par Vadeboncoeur dans cette poursuite civile était «grossièrement exagérée compte tenu des dommages mis en preuve». Du même coup, le Tribunal a déclaré abusives les allégations à l’encontre des défendeurs de rédaction de faux rapports, de falsification de rapports et de complot en vue d’éluder leur responsabilité.

«Ces allégations sont graves et auraient dû être retirées dès que le demandeur constate ne pas être en mesure d’en faire la preuve. (…) Le Tribunal est d’avis que le maintien de ces allégations relève de la témérité, d’un comportement blâmable du demandeur et qu’une personne prudente et diligente n’aurait pas maintenu de telles allégations», ajoute le jugement.


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Accidents de silo: une formation pour stopper l’hémorragie

NEWPORT – «Si ça permet de sauver une seule vie, ça en vaudra la peine», déclare Marie-Antoine Roy, producteur qui part en croisade pour mettre fin aux accidents lors de l’ensilage. Ce dernier a organisé une formation préventive dans la foulée du décès de Nicolas Lanciaux, un jeune homme de 34 ans de Coaticook, qui est décédé au printemps en effectuant cette tâche.

Cela fait plusieurs années que Marie-Antoine Roy tente de conscientiser les producteurs de la province aux méthodes de travail à adopter pour rendre l’ensilage sécuritaire. Son intérêt pour cette cause a germé en 2012, lorsqu’un de ses employés est passé bien près de s’évanouir et de chuter.

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«Il y a sept ans, on est passé à un cheveu d’avoir un incident d’ensilage sur la ferme, explique celui qui est propriétaire de la bergerie Malvibois, à Newport. Après cette aventure, on s’est équipé pour s’assurer qu’on ne passe plus jamais proche d’une tragédie. On ne sait jamais quand ça peut arriver, on ne rentre jamais dans les silos sans nos détecteurs de gaz.»

Au moment où les incidents causant des décès et des blessures graves se multiplient, quatre travailleurs ont été impliqués dans de graves accidents d’ensilage cet été seulement, M. Roy n’en peut plus de rester assis et de tolérer ce fléau.

«J’ai tenté de passer le mot depuis plusieurs années, mais avec la mort de Nicolas Lanciaux, un ami de la famille qui avait un si bel avenir devant lui, j’ai passé à la vitesse supérieure, poursuit-il. Son père m’a remercié et me soutient dans mes démarches. On ne peut pas perdre notre relève agricole, elle est si précieuse. C’est pourquoi j’ai décidé d’organiser une formation et j’espère fortement que l’UPA va embarquer.»

Un travail en deux temps

La première séance de formation d’une série de six portait sur les méthodes de travail à adopter. Deux choses doivent être faites pour rendre les chances d’intoxication à l’intérieur des silos nulles, enseigne le producteur.

«Ça passe tout d’abord par la ventilation, explique-t-il. Les silos doivent être bien ventilés avec des appareils conçus à cet effet. Ensuite, les travailleurs doivent avoir à leur disposition des détecteurs à cinq gaz, comme on les appelle. C’est un équipement qui ne coûte pas cher en soit et qui assure la sécurité des travailleurs agricoles lorsqu’ils sont dans les silos.»

Avant de s’équiper, il faut toutefois reconnaître la problématique et décider de s’y attaquer. C’est l’étape la plus difficile à faire, confirme M. Roy, qui confie que le sujet est tabou dans la communauté des producteurs.

«Il y a un tabou relié aux accidents d’ensilage, sans aucun doute, reconnaît l’instigateur de la formation. On n’est jamais fier de nos moins bons coups. Quand j’en parle, les gens me disent souvent que c’est arrivé chez eux aussi, qu’ils ont évité la catastrophe de peu. On entend juste parler des cas mortels dans les médias, mais il y en a beaucoup qui causent des blessures graves qui passent sous le silence.»

«Les producteurs font cela depuis des années, ils ont appris une façon de faire et ça a toujours marché pour eux, donc certains sont réticents de changer leurs pratiques, avoue-t-il. Le message est dur à passer et je le reconnais, je ne veux pas donner de leçons à personnes, je veux juste tenter de sauver des vies.»

Des représentants de l’UPA provinciale ainsi que de la CSSNET étaient sur place pour assister à la formation et déterminer de sa pertinence, eux qui vont être appelés à jouer un rôle important pour distribuer ces connaissances à leurs membres.

«Comme on tient à tout prix à la sécurité de nos membres et que les incidents lors de l’ensilage sont récurrents, on se doit d’avoir un plan d’action, confirme Martin Caron, vice-président de l’UPA-Québec. On parle déjà des méthodes de prévention à mettre en place dans nos cours de santé et sécurité sur la ferme, mais le message passe difficilement.»

«On va faire des ajustements au fur et à mesure, mais je voulais qu’on enclenche sérieusement le processus pour faire avancer les choses, conclut M. Roy, qui a attiré une trentaine de travailleurs agricoles à sa première formation tenue sur sa ferme. Si ça permet de sauver une seule vie, ça en vaudra la peine.»

Justice et faits divers

Pratt aurait fait une autre victime

D’autres accusations s’ajoutent au dossier de Stéphane Édouard Pratt, cet homme accusé pour une agression sexuelle survenue dans un salon de coiffure de Magog.

La Régie de police de Memphrémagog (RPM) a reçu des appels de témoins et d’une autre victime présumée à la suite de la médiatisation de l’arrestation de Pratt, la semaine dernière.

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«Après enquête, des accusations d’agression sexuelle et harcèlement ont été déposées vendredi contre Stéphane Édouard Pratt lors de son retour devant le tribunal pour sa requête pour remise en liberté», rapporte Sylvain Guay, lieutenant à la RPM.

«Les gestes reprochés se sont produits sur la piste piétonnière près de la pointe Cabana à Magog le 11 août en avant-midi.»

Pratt aurait accosté une femme qui marchait seule. «Il a entretenu une conversation de nature sexuellement explicite pour par la suite se livrer à des attouchements de natures sexuelles sur la dame en plus de la photographier, ajoute M. Guay. La saisie du téléphone du suspect a permis de corroborer la victime, car les photographies s’y trouvaient encore.»

«La victime s’est manifestée à la suite de la parution d’une histoire similaire avec une coiffeuse de Magog survenue le 15 août 2019.»

Rappelons que vendredi le 6 septembre 2019, les enquêteurs et patrouilleurs de la RPM avaient procédé à l’arrestation du suspect à l’Hôtel Union de Magog et perquisitionné sa chambre afin d’y saisir des vêtements ainsi que des cartes d’affaires de coiffeuses de Magog, de la Rive-Sud et région de Montréal. En tout, près d’une dizaine de cartes ont été saisies, note M. Guay.

L’homme de 48 ans, Magogois depuis environ six mois était détenu jusqu’au vendredi 13 septembre pour la suite des procédures.

«Vendredi, il a décidé de changer d’avocat et lors de sa comparution, Stéphane Édouard Pratt a été formellement accusé de cette deuxième agression sexuelle et harcèlement», poursuit-il

«Au moment de cette comparution le juge a ordonné sa détention pour fin d’examen psychiatrique afin de connaître son aptitude à comparaître.»

Les personnes pouvant fournir des informations supplémentaires sont priées de communiquer avec l’enquêteur principal dans ce dossier, le sergent détective Sébastien Pelletier au 819-843-3334 au poste 254.

Justice et faits divers

Un ex-raëlien plaide coupable d'abus sur une ado

Un ancien membre du Mouvement raëlien, Camil Renaud, a renoncé à se défendre seul dans un procès prévu pour cinq jours et a décidé de reconnaître sa culpabilité à quatre chefs d’accusation en matière sexuelle sur une adolescente.

Camil Renaud était accusé de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, à de l’exploitation sexuelle et de corruption des mœurs entre janvier 1988 et 1995.