La Cabane chez Nathalie est toujours à vendre.

Cabane chez Nathalie: la saga se poursuit

Saint-Mathieu-du-parc — La saga entourant la Cabane chez Nathalie se poursuit. Alors que les propriétaires n’ont toujours pas trouvé d’acheteur depuis sa mise en vente le printemps dernier, une firme d’avocats a intenté une poursuite de plus 8000 $ contre la chanteuse Nathalie Simard et son conjoint pour des honoraires impayés.

Ce nouveau rebondissement survient alors qu’il ne semble pas se tenir aucune activité à l’intérieur des murs de l’établissement de Saint-Mathieu-du-Parc. C’est du moins ce que constate la mairesse de la petite localité, Josée Magny. Cette dernière indique d’ailleurs que des rencontres ont eu lieu en avril et juin dernier avec les nouveaux propriétaires des lieux concernant le litige découlant du non-respect de dispositions de la loi sur la protection du territoire agricole par Mme Simard et son conjoint, Lévis Guay. La Commission de la protection du territoire agricole du Québec reprochait au couple de tenir des spectacles, des foires champêtres, des représentations de tous genres ainsi que des compétitions de karaoké dans la cabane à sucre qu’ils avaient achetée en septembre 2014. De plus, la chanteuse ainsi que M. Guay ne pouvaient pas y vivre. Or, ils avaient aménagé un logement afin de l’habiter quand ils ont pris possession des lieux. Ces travaux avaient également entraîné un litige avec la Municipalité car ils avaient été effectués sans permis. D’après la mairesse, le conseil a délégué son inspectrice municipale en mai 2017 pour aider Nathalie Simard et Lévis Guay à remplir un document permettant de régulariser la question de l’utilisation de la cabane à sucre en lieu de résidence. Cependant, le dossier n’a jamais été acheminé par la Municipalité à la CPTAQ et le couple n’a pas déboursé les frais nécessaires à son traitement.

Néanmoins, Mme Magny soutient que les nouveaux propriétaires, dont fait notamment partie l’homme d’affaires montréalais Vittorio Masciotra, ont fait preuve d’ouverture d’esprit lors des deux rencontres. Jointe par Le Nouvelliste, elle n’était cependant pas en mesure de dire s’il y avait des avancées depuis la tenue de la dernière rencontre. Rappelons que le couple Simard-Guay avait vendu l’endroit à M. Masciotra et ses partenaires dans le cadre d’une restructuration de leur entreprise rendue nécessaire par des déboires financiers.

«Ce sont des gens qui collaborent. Ils voulaient savoir ce qu’ils devaient faire pour se conformer. [...] Ils sont maintenant en contact avec notre avocate», indique la mairesse.

Honoraires impayés
De plus, la firme Deveau Avocats, que le couple avait mandatée l’automne dernier pour mener une transaction de refinancement et de conception de bail, leur réclame 8413 $ en honoraires impayés.

Pendant ce temps, la fiche descriptive de la propriété peut toujours être consultée sur le site centris.ca, qui regroupe les inscriptions d’un grand nombre d’agents immobiliers du Québec. Le prix demandé pour l’établissement est présentement de 525 000 $ alors qu’il était de 649 000 $ lorsque la fiche a fait son apparition sur ce site le printemps dernier.

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec Mme Simard ou M. Guay.