Marcel Bouchard

Bouchard en détention après un sursis de quelques semaines

Comme prévu à la fin octobre, Marcel Bouchard s’est livré à la détention, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke. L’individu de 43 ans avait obtenu un sursis de quelques semaines pour des raisons humanitaires avant de se voir imposer une peine de prison.

Bouchard avait reconnu sa culpabilité en février dernier à des accusations de production de cannabis, de possession de méthamphétamine dans le but d’en faire le trafic, de trafic de stupéfiants entre novembre 2016 et juin 2017 et de recel d’argent provenant de la vente de stupéfiants.

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Il s’est présenté devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec avec son sac d’effets personnels prêt à se rendre en détention.

Bouchard a été condamné à une peine de 14 mois de prison.

Son désir de ne plus consommer, son rôle d’aidant naturel auprès de sa mère et le fait que sa consommation abusive justifiait la vente de stupéfiants ont été tenus en compte par le tribunal.

« On parle de délits très sérieux. Vous aviez plusieurs substances illégales. On parle de quantités plus importante que la première arrestation. La peine est appropriée », a indiqué la juge Fabi en imposant la peine.

À sa sortie de prison, Marcel Bouchard devra respecter les conditions d’une probation de deux ans, dont 18 mois avec suivi.

La peine a été imposé à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier et de l’avocate de la défense Me Karine Arsenault-Sirois de l’aide juridique.

LES FAITS

Ce sont des informations policières qui ont permis de procéder à la perquisition au domicile de Bouchard en juin 2017.

La Sûreté du Québec a saisi du cannabis, de la résine de cannabis, des pilules de méthamphétamine de même que quelques boutures de plants de cannabis. Les policiers y ont aussi trouvé une liste de dette de drogue de stupéfiants contractée auprès de Bouchard.

Un montant de 1758 $ avait été saisi de même qu’une balance contaminée.

Marcel Bouchard avait fait une déclaration incriminante aux policiers où il avait avoué le trafic de stupéfiants depuis l’hiver 2016.

Bouchard a aussi reconnu la possession dans le but d’en faire le trafic de méthamphétamine, de cannabis et de la résine de cannabis le 14 février 2018.

En attente de sa peine dans les premiers dossiers, Bouchard avait recommencé à faire le trafic de stupéfiants.

Lors de cette perquisition, Bouchard avait en sa possession 983 comprimés de méthamphétamine, 271 grammes de cannabis ainsi que 15,5 grammes de résine de cannabis.

Il avait été remis en liberté sous de sévères conditions à la suite de cette arrestation.

Il a suivi une thérapie.

Bouchard tenait à spécifier au tribunal qu’il maintient son abstinence depuis son arrestation.

Marcel Bouchard possédait des antécédents judiciaires en semblable matière en 2010 et 2017.