Blessing Dugbeh a été trouvé coupable de viol collectif le 30 avril dernier.

Blessing Dugbeh juge sa peine «cruelle»

L’avocat de Blessing Dugbeh déposera au cours des prochains jours une requête afin de contester la constitutionnalité de la peine minimale d’emprisonnement de cinq ans qui attend son client pour son implication dans un viol collectif dont il a été reconnu coupable.

Me Guy Plourde, qui représente Dugbeh, a demandé un nouveau délai à la juge Claire Desgens, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, afin de pouvoir préparer et déposer sa requête auprès du Procureur général du Canada.

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Dugbeh contestera sa peine minimale de cinq ans

Me Plourde entend invoquer l’article 12 de la Charte des droits et libertés du Canada au motif de sa requête sur la constitutionnalité.

L’article 12 de la Charte canadienne des droits et libertés est l’article qui protège un individu contre les châtiments cruels et inusités. Celui-ci stipule que chacun a droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités.

Selon Me Plourde, la peine minimale de cinq ans contrevient à cet article faisant partie de la constitution canadienne.

« C’est une peine que je considère cruelle et inusitée en vertu de la Charte et compte tenu des circonstances », a déclaré Me Plourde au sortir de la salle d’audience. « Cinq ans, c’est rough pour une première offense », a-t-il ajouté.

Dugbeh, âgé de 21 ans, a été arrêté en avril 2018 en compagnie de cinq autres mineurs pour des agressions sexuelles en groupe commises sur des adolescentes au printemps 2017.

Il a été trouvé coupable de viol collectif le 30 avril dernier. D’autres chefs d’accusation pèsent sur lui. 

Son dossier reviendra devant la cour le 11 juillet prochain afin de déterminer la date à laquelle la requête en constitutionnalité sera entendue.

Dugbeh demeure détenu dans le cadre de ces procédures.