Jean-Paul Bainbridge

Bainbridge en appelle du verdict de la CLCC

Jean-Paul Bainbridge a porté en appel la décision rendue en octobre 2018 par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Le meurtrier d’Isabelle Bolduc s’était vu refuser pour une deuxième fois une permission de sortie avec escorte du pénitencier à sécurité minimum où il est détenu à Laval.

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Ce choix de Jean-Paul Bainbridge de porter en appel la décision de la CLCC a été communiqué à la famille d’Isabelle Bolduc le jour où elle aurait fêté ses 45 ans.

L’homme de 48 ans purge une peine de prison à vie pour le meurtre sordide d’Isabelle Bolduc commis à Fleurimont en 1996. La CLCC avait refusé à Jean-Paul Bainbridge des sorties avec escorte. Bainbridge a participé au meurtre d’Isabelle Bolduc avec Marcel Blanchette et Guy Labonté le 29 juin 1996 lorsqu’ils l’ont enlevée, séquestrée et agressée sexuellement. La CLCC demande aussi qu’une nouvelle évaluation psychiatrique de Jean-Paul Bainbridge soit faite afin de mieux les éclairer.

Par l’entremise de son avocate, Bainbridge a demandé à la section d’appel de la CLCC de réviser la décision. 

Cette instance indépendante a comme mandat d’analyser le dossier à partir des documents déposés, de la réécoute des témoignages et arguments présentés lors de l’audience ainsi que la décision et les motifs.

Jean-Paul Bainbridge

Risque de récidive modéré

Les parties n’ont pas à être entendues à nouveau par la section d’appel qui se base sur le dossier présenté.

« La section d’appel a compétence pour réévaluer la question du risque de récidive et substituer son jugement à celui des commissaires qui ont étudié le cas. Cependant, elle exerce cette compétence seulement si elle conclut que la décision était déraisonnable et qu’elle n’a pas été appuyée par de l’information disponible au moment où la décision a été prise », explique la CLCC sur son site web.

Dans sa décision, les commissaires de la CLCC avaient expliqué à Bainbridge que son risque de récidive modéré de commettre à nouveau un crime violent avait pesé lourd dans la balance. Dans son programme de sortie avec escorte, Bainbridge voulait poursuivre son cheminement en faisant du bénévolat dans un organisme communautaire. Il voulait aussi profiter de visite chez son fils.

Le père d’Isabelle Bolduc, Marcel Bolduc a commenté cet appel de Bainbridge par communiqué qu’il a fait parvenir aux médias.

« Cette décision d’aller en appel n’origine sans doute pas de Bainbridge lui-même, mais plutôt de la part de son agente de libération conditionnelle et de son avocate dont les arguments n’avaient pas convaincu les commissaires à deux reprises. Les commissaires avaient rappelons-nous souligné que la seule évaluation psychiatrique au dossier datait de 1997 et qu’en 2011 Bainbridge avait échoué à sa dernière évaluation de ses pulsions sexuelles. Les commissaires lui avaient aussi souligné avec inquiétude la pauvreté des relations avec son fils avec qui il comptait dans son plan de sortie renouer des liens », souligne Marcel Bolduc, qui se questionne sur la pertinence de cet appel.