Marc-André Perron

Aucune accusation d’agression sexuelle pour l'individu arrêté jeudi

Le Jonquiérois Marc-André Perron fait face à des accusations de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic et d’une arme à feu, même si ce n’est pas la raison pour laquelle il a été interpellé par les policiers de Saguenay. Il a été arrêté à la suite d’une plainte pour une histoire d’agression sexuelle, mais il n’a pas été accusé pour cette raison. L’enquête se poursuit.

L’individu de 21 ans a comparu vendredi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

Perron a été arrêté dans la soirée de jeudi pour une affaire en lien avec une séquestration et une agression sexuelle sur une mineure d’une quinzaine d’années. Il a passé la nuit dans une cellule du quartier général du Service de police de Saguenay (SPS) et a été interrogé durant la journée de vendredi.

Si aucune accusation d’agression sexuelle et de séquestration n’a été portée, c’est que l’histoire semble nébuleuse pour le moment.

«À ce stade-ci, les allégations d’agression sexuelle sont fortement contestées par notre client. Nous avons des versions contradictoires et l’enquête se poursuit toujours», a mentionné Me Alexandrine Pilote.

Au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Mélanie Paré s’est opposée à la remise en liberté de l’accusé.

«Pour l’instant, les accusations qui ont été portées sont celles pour lesquelles je suis moralement convaincue d’être capable de faire une preuve hors de tout doute raisonnable. À l’heure où l’on se parle, des témoins sont encore rencontrés et l’enquête n’est pas terminée. Nous avons remis le dossier à la semaine prochaine afin d’avoir la preuve complète et de pouvoir porter des accusations supplémentaires si nécessaire», de noter Me Paré.

Même si les premières informations dévoilées parlaient d’une agression sexuelle, la procureure de la Couronne a précisé qu’elle n’avait pas, au dossier transmis, des éléments pour porter les accusations en ce sens présentement. 

Selon nos informations, les policiers du SPS mèneraient deux enquêtes de front, une concernant Perron et une autre en lien avec une accusation de méfait public, qui pourrait être portée contre la plaignante. 

Si une relation sexuelle consentante a eu lieu entre les deux individus, il se pourrait tout de même que des accusations soient déposées contre Perron en raison de la différence d’âge entre les deux personnes. 

Avant l’âge de 16 ans, une personne ne peut être consentante à une relation sexuelle. Et il ne doit pas y avoir plus de cinq ans entre les deux individus. 

Dans le cas présent, l’adolescente serait âgée de 14 ou 15 ans et l’accusé en a 21.  

Vendredi, Perron a été accusé de possession d’une arme à feu alors que cela lui est interdit, de possession de cannabis qu’il savait illégal, de possession de métamphétamine dans le but d’en faire le trafic et de possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic.

Il a plaidé non coupable. Marc-André Perron n’a pas été en mesure de recouvrer sa liberté. Me Alexandrine Pilote a demandé au tribunal de reporter l’enquête de remise en liberté au vendredi 15 mars.