Un atterrissage difficile est survenu vers 13h50, samedi, à l’aéroport de Saint-Honoré, impliquant un avion de la compagnie Cargair.

Atterrissage difficile à Saint-Honoré

Un avion de l’école de pilotage Cargair a connu un atterrissage difficile, samedi après-midi, à l’aéroport de Saint-Honoré. Selon les informations obtenues auprès de différents intervenants, l’élève, qui était seul à bord, n’aurait pas été blessé.

L’événement a été rapporté au Bureau de la sécurité des transports (BST). Le responsable des relations avec les médias, Alexandre Fournier, a confirmé qu’aucun enquêteur n’a été déployé sur les lieux.

«Pour nous, il s’agit d’une enquête de classe 5, c’est-à-dire que nous consignons des données qui viseront à soutenir d’autres enquêtes semblables», a expliqué M. Fournier.

L’élève, qui était aux commandes d’un Cessna 152, pratiquait des manoeuvres de posé-décollé lorsque l’incident est survenu, c’est-à-dire un atterrissage suivi immédiatement d’un décollage, sans faire un arrêt complet.

Du côté du ministère des Transports, on confirme qu’un atterrissage difficile est survenu vers 13h50, impliquant un avion de la compagnie Cargair.

«Les procédures de sécurité requises lors de telles situations ont été appliquées et les services d’urgence sont arrivés rapidement sur les lieux de sorte que la situation s’est résorbée sans conséquences graves. Le Bureau de la sécurité des transports a autorisé le déplacement de l’appareil peu avant 15h, ce qui a permis de rouvrir la piste», a mentionné la porte-parole du ministère, Émilie Lord.

Élèves chinois

Rappelons que depuis environ trois ans, des apprentis-pilotes d’origine chinoise s’entraînent à Saint-Honoré, une formation dispensée par Cargair Aviation, aussi installée à Saint-Hubert. Il n’a cependant pas été possible de confirmer que l’élève était d’origine chinoise.

En mars 2017, une collision survenue entre deux avions de l’école de pilotage au-dessus des Promenades Saint-Bruno, à Saint-Bruno-de-Montarville, avait fait un mort. Le BST avait établi que «les deux pilotes, qui effectuaient des vols en solo selon les règles de vol à vue dans un espace aérien contrôlé, ont dévié des restrictions d’altitude transmises par le contrôle de la circulation aérienne juste avant d’entrer en collision», écrivait-on à l’époque dans Le Quotidien. On apprenait aussi que leur maîtrise de l’anglais était conforme selon le niveau fonctionnel minimal accepté et reconnu à l’international.

La compagnie Cargair n’a pas rendu l’appel du Quotidien.