Williame-James Ménard a comparu au palais de justice de La Tuque, jeudi.

Arrêté après s’être fabriqué un faux document qui l’innocentait

LA TUQUE — Les policiers de la Sûreté du Québec du poste de La Tuque ont procédé, mercredi soir, à l’arrestation de William-James Ménard pour des bris de conditions et l’utilisation d’un faux document. L’homme de 20 ans, originaire de Drummondville, avait été accusé en novembre dernier en lien avec de la pornographie juvénile, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur un mineur de moins de 16 ans, au palais de justice de Drummondville. L’accusé restera derrière les barreaux jusqu’à son retour en cour.

L’individu a été arrêté sur la rue Joffre à La Tuque. Il a comparu au palais de justice de La Tuque, jeudi, concernant des manquements à ses conditions de libération, ainsi que la fabrication et l’utilisation d’un faux document. Les policiers ont réalisé une perquisition au domicile du suspect et du matériel informatique a été saisi pour analyse.

Notons que cette enquête a progressé notamment grâce à des informations reçues du public et à la collaboration de citoyens. En entrevue au Nouvelliste, une citoyenne a raconté avoir acheté du matériel informatique et un manteau de l’individu en question via Facebook.

Un article concernant les accusations de William-James Ménard s’est répandu sur les réseaux sociaux dans les derniers jours affirmant que le jeune homme résidait près de l’école secondaire.

«Quand j’ai vu l’article sur Spotted, je l’ai fait lire à ma fille pour ne pas qu’elle pense qu’il est un bon gars vu qu’il est un «ami Facebook de sa mère»», raconte-t-elle.

«Elle m’a dit: maman appelle la police, c’est le gars qui nous a vendu un ordinateur. Il a peut-être des données dedans, même s’il les a supprimés ça reste. Je n’avais pas pensé à ça, je pensais à elle, ses amies, les enfants de l’école Champagnat... Je suis vraiment fière des bons réflexes et de la vigilance de ma fille de 12 ans», ajoute la dame qui a préféré garder l’anonymat.

La citoyenne a confronté l’individu sur Facebook. C’est alors qu’il lui a envoyé un «document de l’Assemblée nationale qui l’innocentait».

«En le confrontant avec l’article, il m’a envoyé le faux papier. Il l’a aussi fourni à Spotted La Tuque...  Je me suis vraiment doutée que c’était un faux document vu les dates qui ne concordaient pas sur le document et en lien avec d’autres articles», explique-t-elle.


La lettre que l’accusé a envoyée à la citoyenne.

La résidente de La Tuque n’a pas hésité à contacter les autorités. L’arrestation de William-James Ménard avait créé une onde de choc à Drummondville en 2017. Le jeune homme était membre et bénévole au sein du mouvement scout.

William-James Ménard a été formellement accusé, jeudi, d’avoir fait un faux document, soit une lettre, le sachant faux avec l’intention qu’il soit employé ou qu’on y donne suite comme authentique au préjudice du Gouvernement du Québec et d’avoir employé un faux document.

Il a été aussi accusé de nombreux bris de conditions. Il aurait omis de se conformer à une interdiction d’utiliser internet et une interdiction d’avoir des contacts avec une personne âgée de moins de 16 ans.

La Sûreté du Québec rappelle que toute personne qui aurait de l’information sur les agissements de cet homme peut la transmettre en tout temps, de façon confidentielle, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.