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Mgr Luc Cyr
Mgr Luc Cyr

Après les cinémas, les églises?

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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L’ouverture des cinémas ce vendredi soulève des questions. Pourquoi pas ne pas le permettre aussi pour les églises ?

C’est la demande que formule maintenant l’archevêque de Sherbrooke, Luc Cyr. Il déplore que les lieux de culte soient limités à dix personnes pour les célébrations, alors que les salles de cinéma pourront accueillir 250 personnes.

« Dix personnes dans la cathédrale de Sherbrooke… c’est vide. Ça n’a pas de bon sens de nous limiter autant alors que les cinémas pourront recevoir 250 personnes », lance-t-il lors d’un entretien téléphonique accordé à La Tribune.

« On pourrait par exemple nous permettre d’occuper 30 pour cent de l’espace des églises. J’ai célébré la messe ce matin à 8 h (lundi) et il n’y avait que dix personnes devant moi. »

La sortie de Mgr Cyr suit celle faite par l’archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, ces derniers jours. Mgr Lacroix a publié un message dans lequel il dénonce la « discrimination » des « décisions deux poids, deux mesures » au sujet des cinémas et des lieux de culte, rapportait La Presse. Il demande à ses fidèles de se plaindre à leur député et à la Santé publique.


« Les gens ont besoin de sport et de spectacles, mais on sent aussi une soif de spiritualité. »
Mgr Luc Cyr

Mgr Cyr fait remarquer que la période du carême, temps fort de l’activité des catholiques, vient de débuter. « On parle beaucoup des problèmes psychologiques et de détresse actuellement. Il y a un besoin. Les gens ont besoin de sport et de spectacles, mais on sent aussi une soif de spiritualité », plaide-t-il.

« Les gens en parlent. Ça fait du bien à l’âme. »

Rappelons que le 22 janvier, la Santé publique du Québec autorisait les lieux de culte à tenir des célébrations pour un maximum de dix personnes. L’archidiocèse de Sherbrooke avait demandé dans un premier temps à ses paroisses de ne pas tenir de messe en présence de dix personnes maximum même s’il est permis de le faire. Chaque modification annoncée par le gouvernement demande des efforts de réorganisation.

« Nous le permettons à celles qui le veulent, mais il y a des coûts et ça prend les efforts de bénévoles. Il faut désinfecter. C’est beaucoup de travail en fin de compte », souligne-t-il.

L’inquiétude de perdre des fidèles subsiste. Les habitudes prises en ces temps de pandémie vont-elles nuire à l’avenir de certaines paroisses ?

« Il y a des craintes, notamment chez les personnes plus âgées. On les comprend », dit-il.

« Certaines paroisses sont fragilisées. Les revenus ne sont plus là. »