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Affaires

Les multiples visages de la fraude en entreprise

SHAWINIGAN — La population peut grossièrement être répartie de la façon suivante: 20 % sont des personnes honnêtes, 20 % sont malhonnêtes et 60 % seraient tentées d’adopter un comportement frauduleux si une opportunité ou un motif «raisonnable» se présentaient à eux.

Ce portrait a fait sursauter la vingtaine de participants au déjeuner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan, mardi matin. Pendant environ 80 minutes, Michel Hébert, directeur principal aux services de juricomptabilité chez PricewaterhouseCoopers, a identifié les lumières jaunes pour permettre aux dirigeants d’entreprises de réagir et les mesures à adopter pour contrer des comportements qui font perdre 30 millions $ par année aux entreprises canadiennes, selon BDO Canada.

Actualités

René Kègle: des audiences bouleversantes pour la famille et les proches de la victime

Trois-Rivières — Tout comme cela avait été le cas pour les meurtres de Jean-Christophe Gilbert et d’Ophélie Martin-Cyr, le récit de l’assassinat de l’entrepreneur en construction Steve Lamy a révélé des détails atroces sur la façon dont les événements seraient survenus le 8 octobre 2018.

Au point d’ailleurs où des membres de la famille et des proches de Steve Lamy, présents dans la salle d’audience pour l’enquête préliminaire de René Kègle, ont été incapables de retenir leurs larmes pendant le témoignage d’une présumée complice, Noémie Morin. Leur chagrin et leur colère étaient manifestes envers le suspect.

Actualités

Quinze dossiers d'alcool au volant en une journée

Le juge de la cour du Québec Paul Guimond s’est montré quelque peu exaspéré, mardi, devant le nombre de dossiers de conduite avec les facultés affaiblies qui figuraient sur le rôle du Palais de justice de Chicoutimi.

Au total, quinze accusés de conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool étaient convoqués devant les tribunaux, mardi, seulement dans le district de Chicoutimi. Le juge Paul Guimond a d’ailleurs déclaré plusieurs conducteurs coupables, ces derniers ayant accepté d’entériner des plaidoyers de culpabilité et ainsi remettre leur permis de conduire au tribunal.

Actualités

Enfant mordu par un chien: le service de garde perd son accréditation

Le bureau coordonnateur du Centre de la petite enfance L’Enfant-Do a finalement décidé, après plusieurs semaines d’inaction, de retirer son accréditation au service de garde en milieu familial au sein duquel un enfant a été mordu en novembre dernier à Orford.

Interrogé par La Tribune au sujet de ce dossier, le ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, a lui-même rendu cette information publique mardi matin, à Magog, lors d’une conférence de presse portant sur la pénurie de personnel dans le réseau des services de garde au Québec.

À LIRE AUSSI: Le chien qui a mordu un enfant ne sera pas euthanasié

Morsure de chien dans une garderie: Dominique Alain «troublée» par l’incident

Un enfant mordu par un chien dans une garderie

« C’était une situation préoccupante. Dans ce cas-ci, la décision a été prise par le bureau coordonnateur de retirer l’accréditation. Comme État, on a une grande responsabilité. La santé et la sécurité des enfants, ce n’est pas négociable. Il faut s’assurer de faire tout ce qu’on peut pour les préserver », a indiqué Mathieu Lacombe.

Le ministre Lacombe a cependant évité d’offrir de longues explications relativement à ce dossier étant donné les circonstances. « Je vais laisser les procédures se poursuivre parce que c’est une cause qui pourrait aller plus loin ».  

Rappelons qu’un chien présent au service de garde de Jane Howell a mordu un enfant de quatre ans le 12 novembre. Le petit William Racine a été blessé au visage par l’animal. Des traces de la morsure subie étaient visibles près du nez et de la bouche de l’enfant, lequel ne devrait toutefois pas garder de séquelles.

Jane Howell a reçu un constat d’infraction de 646 $ dans la foulée de l’incident. Sa garderie est située en bordure du chemin Alfred-Desrochers, à Orford.

Le chien en question n’a pas été euthanasié et a plutôt été remis à son propriétaire après une évaluation comportementale menée par la Société protectrice des animaux de l’Estrie. L’animal a été jugé non dangereux.

La Tribune a tenté de discuter avec la directrice générale du CPE L’Enfant-Do, Martine Désilets, concernant ce dossier, mais elle a refusé d’expliquer la décision de son organisation, affirmant que les détails de l’affaire étaient confidentiels.

Les réactions

Sans surprise, la mère de William Racine, Katherine Plante, a accueilli la décision du bureau coordonnateur avec satisfaction. « Pour nous, c’est un soulagement. Oui, la SPA avait émis des conditions pour que la propriétaire de la garderie conserve son chien. Mais notre but, c’était qu’il ne soit plus jamais avec les enfants de son service de garde », a-t-elle fait valoir.

Justement parce qu’ils craignaient le chien, Katherine Plante et son conjoint, Jonathan Racine, avaient fait inscrire dans une entente paraphée par Mme Lowell que l’animal ne devait jamais se trouver en présence de leur garçon.

« Ce sera maintenant au gouvernement de voir s’il souhaite toujours permettre à des services de garde d’avoir des chiens. Dans les écoles, c’est de plus en plus difficile d’amener des animaux », remarque la mère de William Racine.

Par ailleurs, une des fondatrices de l’Association des victimes d’attaques de chiens, Dominique Alain, a réagi avec une joie non dissimulée à la décision dévoilée par le ministre Lacombe. « C’était inquiétant de constater qu’il n’y avait pas de suivi dans ce dossier. Mais, finalement, les gens se montrent prudents et je suis très contente d’apprendre ça. C’est excellent! » a-t-elle plaidé.

Cela dit, Mathieu Lacombe est conscient que plusieurs familles sont touchées par la décision annoncée et espère qu’elles trouveront de nouvelles places pour leurs bambins à brève échéance. « Je me mets à la place de ces parents-là qui s’aperçoivent que leurs enfants étaient dans un milieu non sécuritaire et qui, maintenant, doivent se retrouver un nouvel endroit. Ce n’est pas évident du tout et pas drôle. » 

À ce sujet, il affirme que le gouvernement caquiste met tout en œuvre pour que des places soient ajoutées par le réseau des services de garde en Estrie. « Plus de 500 places seront concrétisées dans cette région. C’est énorme. Il faut laisser le temps à ces CPE de se construire », a expliqué M. Lacombe.

actualités

Le maire de Sherbrooke roule en Tesla

SHERBROOKE - Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a fait un virage vert personnel. Depuis vendredi dernier, il se déplace à bord d'une Tesla Model 3, 100 pour cent électrique.

Le véhicule d'occasion du manufacturier californien a été acquis via le concessionnaire Infiniti de Sherbrooke.

« Mon contrat de location arrivait à terme et j'avais fait un tour à bord d'une Tesla Model 3 l'été dernier. J'avais bien aimé ça », lance-t-il lors d'un entretien téléphonique accordé à La Tribune. « Ça roule bien et c'était dans mon budget aussi. »

« Il n'y a pas de concessionnaire Tesla à Sherbrooke et je voulais encourager un marchand local. C'est comme ça que j'ai fait l'acquisition chez Infiniti Sherbrooke. »

M. Lussier, qui est président de l'Association des redistributeurs d'électricité du Québec, souhaite que le mouvement vers les véhicules électriques se mette en marche dans sa ville. Le conseiller Julien Lachance se déplace aussi en Tesla 3, fait-il observer.

« Nous sommes dans une ère de changement », dit le maire de Sherbrooke.

« L'essence est encore là pour un bout de temps, mais on voit que l'électricité prend de plus en plus de place. Je roule avec des voitures hybrides depuis 2005. J'ai été très satisfait. C'est une bonne manière de faire la transition vers le tout électrique. »

Sans vouloir trop en dévoiler, Steve Lussier ajoute qu'il y aura un volet sur le sujet dans le prochain budget municipal. On peut s'attendre, mentionne-t-il, à une nouvelle subvention pour les bornes électriques.

L'achat de M. Lussier a fait l'objet d'un reportage sur le site Electrek, blogue qui couvre l'actualité traitant de la transition du mode des carburants fossiles vers l'électrification des transports.

Affaires

Pénurie de main-d’oeuvre: des entreprises réclament l’accueil de plus d’immigrants

La pénurie de main-d’oeuvre fait mal aux grandes, moyennes et petites entreprises du Québec. Une vingtaine d’entre elles, dont Béton Préfabriqué du Lac, signent une lettre ouverte des Manufacturiers et exportateurs du Québec revendiquant une intervention rapide du gouvernement Legault afin de favoriser l’immigration.

La lettre intitulée «Immigration, combien d’entreprises manufacturières devront fermer?» est notamment signée par des représentants de Arcelor Mittal Produits Longs Canada, Énergie Valero, Graphic Packaging International (East Angus), GROUPE CANAM, ABB et KDC ONE KNOWLTON.

Des chiffres alarmants y sont avancés. 

«19 400. C’est le nombre de postes vacants à pourvoir dans les entreprises manufacturières partout au Québec. Dès maintenant.»

Les signataires affirment qu’il est temps d’agir puisque la pénurie de main-d’oeuvre affecte grandement leurs entreprises. Le refus de nouveaux contrats et d’opportunités d’affaires, le ralentissement des investissements et du développement de nouveaux produits, ainsi que l’embauche de candidats sous-qualifiés figurent sur la liste des conséquences du manque de main-d’oeuvre. 

«Le meilleur moyen de créer de la richesse pour le Québec est d’exporter notre savoir, notre expertise, nos produits. Le secteur manufacturier représente 24 000 entreprises à travers le Québec, 445 000 travailleurs et 89 % de nos exportations. Nous ne pouvons donc pas nous permettre que le secteur manufacturier, vital à notre économie, soit davantage affaibli par le statu quo sur les problématiques de main-d’œuvre.»

Les signataires demandent au gouvernement d’agir rapidement en permettant l’accueil de plus d’immigrants pour combler les trop nombreux emplois disponibles. «Il n’y a tout simplement pas assez de travailleurs qualifiés disponibles pour répondre aux besoins.»

Ils demandent d’assouplir les règles afin de faciliter l’arrivée de nouveaux travailleurs. 

«Certains travailleurs étrangers consacrent déjà 40 heures par semaine pour combler les besoins criants de nos entreprises. Pourquoi ne pas leur donner plus de temps pour apprendre le français ou adapter le pointage accordé au français sur la grille de sélection? Oui, le français est essentiel pour bien intégrer les nouveaux arrivants, mais peut-on y arriver sans nuire aux besoins de main-d’œuvre ?» 

Ils revendiquent d’adapter aux besoins d’aujourd’hui le programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) qui permet de faire venir des travailleurs étrangers pour une durée maximale de trois ans. 

«Il faut une véritable adéquation entre les besoins des entreprises et le marché du travail. Il faut éliminer la règle d’un maximum 10 % de travailleurs étrangers par usine ou prolonger les visas pour les travailleurs moins qualifiés d’un an à trois ans, affirment-ils. Ce programme a été conçu à une époque où l’on souhaitait protéger les emplois des travailleurs canadiens. Or, le contexte a beaucoup évolué.»

Les signataires conviennent que l’automatisation et la robotisation sont des avenues intéressantes, mais soutiennent que le manque de travailleurs qualifiés rend difficile l’implantation de nouvelles technologies. 

«19 400 travailleurs manquants dès maintenant. C’est pratiquement l’équivalent d’un Centre Bell vide. La situation est critique. Monsieur Trudeau, monsieur Legault, qu’attendez-vous pour agir?», concluent-ils. 

Actualités

Jour historique à La Tribune [VIDÉO]

La coopérative de solidarité La Tribune prend vie. Présidé par l’ancien maire de Sherbrooke Jean Perrault, le tout premier conseil d’administration (CA) du quotidien est composé de douze administrateurs, huit employés et quatre membres de soutien.

Les employés Anny-Lyne Thibodeau, Daniel Paris, René Béliveau, Marilyn Perron Louis-Éric Allard, Isabelle Pion, Mélanie Noël, Jacynthe Nadeau et les membres de soutien Michel Lafleur, François Fouquet, Claude Belleau, composent le CA. Le mandat du directeur général Maurice Cloutier a quant à lui été renouvelé pour un an. Mme Noël sera trésorière, Mme Pion secrétaire et M. Lafleur assurera le titre de vice-président. 

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Mme Noël a avoué être émue après la première réunion du CA. « C’est une journée historique et on en mesure bien l’importance », insiste-t-elle. 

La journaliste affectée aux affaires économiques a beaucoup travaillé depuis le mois d’août, moment où le Groupe Capitales Médias s’est placé à l’abri de ses créanciers. Siégeant au comité provisoire, Mme Noël se réjouit d’avoir été élue par ses pairs. « C’est une marque de confiance. C’est un merci. C’était très harmonieux. Il y a eu beaucoup de candidatures, qui étaient toutes très belles. Plein de gens sont motivés à coopérer, on va utiliser les talents de chacun pour continuer à travailler ensemble et pour faire vivre cette Tribune », mentionne-t-elle, souhaitant voir son journal vivre pour 110 autres années. 

Quelles sont les priorités du CA? « On a parlé du dossier de la relocalisation qu’on va étudier dans les prochains jours, répond Mme Noël. C’est assez urgent, car le local qu’on occupe actuellement est cinq fois trop grand, considérant nos nouveaux besoins. L’entreprise ne fera plus d’impression elle-même. Le plan d’affaires sera urgent à monter pour présenter à tous les gens qui nous ont démontré de l’intérêt à nous prêter de l’argent sous condition de voir le plan d’affaires. Avec Noël qui arrive et le fait qu’on sera autonome au mois de janvier, ça va arriver très vite », reprend-elle, qualifiant la charge de travail qui s’en vient de « très motivante ». 

Jean Perrault

Jean Perrault avait sensiblement le même discours. « La décision reste à être prise, mais je ne pense pas que La Tribune soit sur la rue Roy, à moins qu’on ait une offre intéressante du propriétaire actuel. Je suis plus encouragé à aller sur la rue King ou Belvédère au centre-ville. C’est un vrai virage que le journal est en train de faire », dit-il, avouant être emballé. 

Il y a 20 ans, alors que Jean Perrault était maire de Sherbrooke, peu de gens auraient pu prédire que le politicien allait se retrouver aux commandes du CA du journal, lui qui a été critiqué à plusieurs reprises. 

« Quand vous êtes un élu, la critique, c’est normal, assure celui qui a laissé son poste de maire en 2009. Ça m’a renforcé, ça m’a amené à penser autrement. Avec les membres du conseil, on savait que La Tribune savait ce qu’on faisait. »

« Ce qui est important, c’est que les gens soient intéressés à protéger les valeurs intellectuelles du journalisme, exprime M. Perrault. [...] On ne peut pas se permettre de ne pas avoir de journal La Tribune en Estrie. »

Actualités

Ratification de l'ACÉUM: un flou inquiétant autour de l’aluminium

Ottawa a été invitée, lundi, à prendre fermement position pour défendre l’industrie canadienne de l’aluminium et ses travailleurs, qui se retrouvent principalement au Québec, alors qu’une entente de principe pour réviser le nouvel accord de libre-échange nord-américain semblait sur le point d’être conclue à Washington.

L’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACÉUM), qui modernise l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), conclu il y a 25 ans, a été signé par les leaders des trois pays il y a un an, mais sa ratification aux États-Unis est au point mort depuis des mois. Les démocrates au Congrès et les syndicats se chamaillent avec le Mexique au sujet des droits du travail ainsi que des dispositions de l’accord sur l’acier et l’aluminium.

Justice et faits divers

Procès d'un ex-raëlien coupable d’exploitation sexuelle: la victime témoigne

« J’étais dans une prison. Et les barreaux étaient la honte, la culpabilité et le dégoût de moi-même. » La victime de Camil Renaud, cet ex-raëlien qui a plaidé coupable à des chefs d’accusation de contacts sexuels, d’initiation à des contacts et d’exploitation sexuelle d’une adolescente de son entourage, a témoigné des graves conséquences qu’ont eues ses crimes sur sa vie, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. La victime, aujourd’hui âgée de 41 ans, mais qui avait 11 ans lorsque les premiers gestes ont été perpétrés, a déclaré que ce n’était plus à elle de porter le fardeau de la honte et qu’il était maintenant temps de s’en libérer.

« Je ne me trouvais pas belle et toi, tu me caressais pour me faire sentir belle », a raconté la dame, lorsqu’elle a accepté de témoigner sur les conséquences du crime en marge des observations sur la peine de Camil Renaud.

Actualités

Début de la troisième enquête préliminaire de René Kègle

Trois-Rivières — La troisième enquête préliminaire de René Kègle, cette fois-ci pour le meurtre prémédité de Steve Lamy, a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Le suspect aurait assassiné l’entrepreneur en construction le 8 octobre 2018. Son corps avait été retrouvé dans un véhicule incendié sur le chemin Bradley le 10 octobre, le jour même de l’assassinat de la jeune Ophélie Martin-Cyr à Yamachiche. Dans le véhicule en question, il y avait également les restes de Jean-Christophe Gilbert, abattu le 2 octobre.

Sports

Après son audience devant l'ICF, Vincent Lapointe prend son mal en patience

MONTRÉAL - La canoéiste Laurence Vincent Lapointe doit prendre son mal en patience. Après avoir présenté sa défense devant un panel antidopage de la Fédération internationale de canoë (ICF) pendant environ trois heures, lundi, à Lausanne, en Suisse, la Trifluvienne n'a d'autre choix que d'attendre une décision qui devrait être rendue d'ici 30 jours.

Suspendue provisoirement à la suite d'un contrôle positif au ligandrol l'été dernier, Vincent Lapointe était accompagnée de son avocat, Me Adam Klevinas, et du chef de la direction de Canoë Kayak Canada, Casey Wade, pour tenter de convaincre l'ICF de sa non-responsabilité dans cette affaire.

Faits divers

Félix-Antoine Banville arrêté

Trois-Rivières — Après des recherches intensives de plus de 24 heures, les policiers ont réussi à mettre la main au collet de Félix-Antoine Banville, vers 14 h, lundi, à Trois-Rivières.

C’est grâce à une information reçue du public que les policiers de la Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR) ont été en mesure de le localiser et de procéder à son arrestation.

Le jeune homme de 25 ans, qui souffre de schizophrénie, était recherché pour avoir agressé son père avec une arme blanche, dimanche matin, dans une résidence, située à l’intersection des rues Saint-Jude et La Jonquière, dans le quartier Sainte-Marguerite, à Trois-Rivières. Il était alors manifestement en crise, selon la DPTR. 

Durant sa cavale, plusieurs patrouilleurs ont ratissé les rues de Trois-Rivières dans l’espoir de le retrouver alors que des enquêteurs étaient également à pied d’oeuvre pour tenter de le localiser. De plus, le signalement de Banville avait été transmis aux autres corps de police dont celui de Québec puisqu’il a déjà habité à cet endroit. En effet, la possibilité qu’il ait pu quitter la ville a été envisagée. Il a d’ailleurs l’habitude de se déplacer en faisant de l’auto-stop.

Banville a été transporté au quartier général où il a été interrogé par les enquêteurs. Il devrait comparaître, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières.

actualités

La Tribune lance un café à son nom

L’élan de solidarité envers la survie de La Tribune s’est transporté dans les médias régionaux lundi matin, alors que plusieurs stations de radio ont ouvert leurs micros pour faire la promotion du café La Tribune.

Difficile de ne pas avoir entendu des artisans du journal de la rue Roy à Sherbrooke sur les ondes, car la plupart des radios de la région en ont parlé.

Le café et le journal sont deux inséparables pour bien commencer la journée. C’est pourquoi le Café Hubert Saint-Jean et La Tribune s’unissent pour offrir le café La Tribune dont un montant sera versé à la Coopérative de solidarité de La Tribune. Cette toute nouvelle initiative permet de soutenir l’information locale tout en dégustant un café.

« Nous avons encore vu une solidarité entre les médias lundi matin », fait remarquer la journaliste Karine Tremblay.

« Plusieurs journalistes de La Tribune ont été reçus en entrevue dans les différentes stations de radio de Sherbrooke. C’est un appui qui nous donne un élan comme celui qu’on a senti depuis août dans la région. »

Ce café se démarque par ses notes de caramel et chocolat noir dans un mélange 100 % arabica qui sauront conquérir tous les amateurs de café corsé, disent les promoteurs. Il est offert en grains, en mouture filtre et en mouture espresso dans des formats de 454 g et 2,27 kg.

« C’est un excellent cadeau à mettre dans le bas de Noël, pour un échange ou pour un cadeau d’hôte ou d’hôtesse », mentionne le journaliste Tommy Brochu.

Faits divers

Félix-Antoine Banville toujours recherché

Trois-Rivières — Toujours aucune trace de Félix-Antoine Banville. Le jeune homme de 25 ans, qui souffre de schizophrénie, est recherché pour avoir agressé son père, dimanche matin, dans une résidence, située à l’intersection des rues Saint-Jude et La Jonquière, dans le quartier Sainte-Marguerite, à Trois-Rivières.

«Les recherches se poursuivent pour retrouver M. Banville. Les 15 patrouilleurs sont aux aguets concernant cet individu et les enquêteurs poursuivent leur travail. Ils effectuent des vérifications et des recherches afin de tenter de localiser M. Banville», explique l’agente Michèle Loranger, porte-parole de la police de Trois-Rivières.

Justice et faits divers

Un voleur s'empare du coffre-fort d'un organisme communautaire

Un organisme communautaire du Vieux-Hull est privé de milliers de dollars à la suite du vol de son coffre-fort, survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

Les administrateurs du Bureau régional d’action sida (BRAS) ont eu la mauvaise surprise de voir une fenêtre fracassée, lundi matin.

Ils ont rapidement remarqué que le coffre-fort de l’organisme avait été volé.

Selon le directeur général du BRAS-Outaouais, Sylvain Laflamme, la personne qui a commis ce crime connaît bien les lieux. «Il fallait vraiment savoir que le coffre-fort se trouvait à cet endroit. Selon moi, c’est probablement une personne qui est déjà venue ici, faire un paiement ou bénéficier de nos services.»

Le BRAS se servait d'une «petite caisse» pour donner cartes-cadeaux à des pairs aidants pour les remercier, ou à des gens démunis pour qu’ils puissent acheter des biens ou de la nourriture dans des commerces du quartier.

Le BRAS possède des logements, qu’il loue à des gens dans le besoin. «Ce qui fait mal, c’est qu'il y avait aussi de l’argent comptant provenant de certains loyers. Je ne suis pas certain que les assurances vont rembourser cela.»

La police de Gatineau a été appelée sur les lieux. En attendant que l'enquête progresse, M. Laflamme a publié une photo de la vitre cassée sur sa page Facebook. «Le Vieux-Hull, c’est petit. Beaucoup de gens nous ont déjà appelés.»

Comme plusieurs organismes communautaires, le BRAS ne roule pas sur l’or. Chaque dollar peut faire la différence auprès d’une clientèle vulnérable.

«Avec le froid qui s’en vient, rajoute M. Laflamme, nous aurions donné des cartes-cadeau pour que notre clientèle puisse aller s’acheter une paire de mitaines ou des bas chauds. C’est décourageant.»

actualités

Montagnes blanches: vaut mieux ne pas atteindre le sommet que de s'y perdre

SHERBROOKE - « Toutes les montagnes ont un potentiel de dangerosité et les montagnes Blanches ne font pas exception », témoigne Michel Caron, un randonneur qui parcourt souvent les Montagnes blanches avec sa conjointe. Pour lui, il ne faut pas avoir honte d'amorcer la descente sans avoir vu le sommet.

« Je n'ai rien à prouver à personne pour aller marcher dans des vents de 100 MP/h, mentionne-t-il. Il n'y a rien de le fun là-dedans. Si les gens y vont quand même, ils ne vont rien voir. Si tu y vas pour voir quelque chose, tu es mieux d'y retourner une autre fois. La notion de ne pas retourner de bord est très courante. De très grands alpinistes sont morts à cause de ça. Ils ont eu l'espèce de vertige de "je suis capable de me rendre". »

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« Sur le nombre de fois que j'ai été dans les montagnes Blanches, je ne peux pas compter le nombre de fois que j'ai décidé de ne pas aller au sommet et de dire "je vais revenir une autre fois" », enchaîne-t-il.

« Quand on sort de la limite des arbres, c'est très différent dans les montagnes Blanches qu'au mont Ham ou au mont Orford, explique M. Caron. À Lafayette, pour certaines personnes, tu en as pour encore une heure [de montée pour atteindre le sommet]. Tu es au gros vent et à la merci des éléments. Rapidement, tu devrais avoir le réflexe de retourner si tu es mal équipé ou si tu n'es pas certain. »

Erreurs

Dans ce genre d'activité, il y a souvent une suite d'erreurs, de mauvaises décisions. « Il peut y avoir la mauvaise décision de décider d'aller plus haut, la mauvaise décision de ne pas bien regarder la météo avant de partir, on n'a pas vu qu'il y avait un front froid ou de forts vents. Le mont Lafayette est sujet aux vents violents. C'est la somme de ces petites erreurs qui va faire en sorte que les gens vont être mal pris », explique l'alpiniste.

Pour lui, les téléphones intelligents ne font pas foi de tout. « Les instruments de navigation, c'est comme une fausse sécurité. Avant les cellulaires, les gens partaient avec l'essentiel : un peu plus de bouffe, un peu plus d'eau, des vêtements chauds, tout ce qu'il faut pour survivre dans des conditions défavorables », constate M. Caron, qui apporte toujours une boussole, une carte et un thermos avec du liquide chaud.

Michel Caron pense qu'il faut anticiper les coups en sachant qu'il est difficile d'avoir de l'aide en montagne. « Il n'y a pas de raison de prendre ces risques. On a d'autant plus de ressources sur le Web pour préparer une sortie. Il y a beaucoup d'informations sur plusieurs sites. Si on suit la météo toute la semaine avant la sortie, on a plus de chance s'il y a épais de neige, par exemple. », commente-t-il, rappelant que la météo pour la journée est aussi assez précise.

Affaires

La chocolaterie gatinoise Rochef souffle 10 bougies

La chocolaterie gatinoise Rochef célèbre cette année son dixième anniversaire. L’entreprise, en pleine expansion depuis sa conception en 2009, s’est positionnée comme l’un des gros joueurs de sa catégorie autant à l’échelle nationale qu’internationale.

Tous les produits Rochef sont conçus à Gatineau à l’aide de produits frais, dans leurs locaux de plus de 11 000 pieds carrés situés au 81, rue Jean-Proulx, dans le secteur Hull. Pour les copropriétaires de l’entreprise, Roch Fournier et Alain Fredette, il est primordial de favoriser la qualité avant tout.

Actualités

Une enfance passée au centre jeunesse

Josiane s’en souvient très bien. C’est le moment de sa vie où tout a changé. Pourtant, le souvenir est à la fois si clair et si flou. Elle avait à peine soufflé ses neuf bougies quand deux agents sont débarqués chez elle. Était-ce des policiers ou des intervenants de la direction de la protection de la jeunesse? Elle ne sait plus. Mais elle se souvient très clairement que « deux agents » sont venus la chercher et lui ont demandé de les suivre. Plus jamais elle ne vivra sous le même toit que sa mère et ses frères et sœurs.

« Consommer de la drogue et de l’alcool quand on a des enfants, je ne crois pas que c’est adéquat », nomme-t-elle sagement aujourd’hui du haut de ses 18 ans.

La jeune femme, dont on doit taire l’identité, a été confiée à une famille d’accueil qui amenait les enfants à l’église. Dans les moments difficiles, Josiane a beaucoup prié.

Lire aussi: La phase 1 des travaux est terminée à Val-du-lac

Ce fut d’autant plus important que la petite fille est tombée sur une mauvaise famille d’accueil. Une famille « qui buvait et qui fumait l’argent » que lui confiait le gouvernement pour s’occuper des enfants au lieu de les nourrir convenablement. Quand la famille d’accueil fut enfin fermée, la petite fille au cœur blessé a été confiée au centre de réadaptation et d’hébergement en protection de la jeunesse Val-du-lac.

Ce centre compte une centaine de lits pour les enfants en réhabilitation. La plupart souhaitent retourner dans leur famille ou en famille d’accueil dès que possible. Mais pas Josiane.

C’est à Val-du-lac que Josiane s’est sentie bien pour la première fois de sa vie. Enfin en sécurité. Enfin protégée. Enfin stabilisée. Enfin reconnue comme une personne à part entière.

« J’aimais beaucoup les activités qu’on faisait à Val-du-lac. Je n’avais jamais fait d’activité comme ça avant dans ma vie », indique-t-elle.

Son meilleur souvenir de ses années à Val-du-lac était le moment du coucher une fois la nuit venue. « Un éducateur venait me border tous les soirs. On parlait un peu. Je n’avais jamais connu ça de toute ma vie. C’était un moment agréable », souffle-t-elle.

« Je suis chanceuse... »

Aujourd’hui, Josiane habite au Centre d’hébergement alternatif de Sherbrooke où elle a une chambre avec une salle de bain privée. « Je suis vraiment chanceuse; j’adore ma chambre. Je suis chanceuse... » insiste-t-elle.

Elle étudie à l’école Saint-Michel.

Son projet de vie : gagner son autonomie et avoir son propre appartement un jour.

Son rêve? Avoir une voiture.

Ses passions? « J’aime les poissons, lire, dessiner. Je suis très bonne en aménagement paysager », souligne-t-elle.

La Fondation du Centre jeunesse de l’Estrie lui a donné un bon coup de main. À son arrivée au Centre d’hébergement, on lui a offert un bon matelas neuf. « Moi j’avais mal au dos depuis longtemps! Ça m’a tellement aidée! » se réjouit-elle.

Car l’arrivée à l’âge adulte amène son lot de « chocs de la réalité » pour une enfant élevée au centre jeunesse.

« Quand tu fais ton épicerie et que tu vois le prix de la pâte à dent, tu te dis : « ayoye, la pâte à dent ça coûte ça! » Alors qu’au centre jeunesse, on me la donnait! Le centre jeunesse nous aide tellement; mais ça fait un choc quand on arrive à l’âge adulte. »

Aujourd’hui, Josiane a 50 $ par semaine pour faire son épicerie. C’est peu. Mais elle dit qu’elle n’a pas faim de toute façon en raison de la médication qu’elle prend. « Je mange au moins », conclut-elle.

Justice et faits divers

Une fillette de l'Outaouais est retournée chez un père abuseur

Une enfant de l’Outaouais éprouvant des retards de langage a été renvoyée chez son père qui l’abusait sexuellement, parce que les autorités étaient incapables de la comprendre, et de déposer une accusation en bonne et due forme.

Une série d’événements a reconduit la fillette dans la gueule du loup, un père toxicomane qui lui imposait ses « gestes d’adultes » lorsqu’il en avait la garde une fin de semaine sur deux.

Actualités

Photographie: un prix international pour Bertrand Duhamel

Le photographe Bertrand Duhamel est le lauréat 2019 du grand concours de photos organisé annuellement par l’Association des Zoos et des Aquariums (AZA). Collaborateur du Zoo de Granby, l’artiste a remporté la compétition internationale grâce à son cliché de Zwalani, un gorille des plaines de l’ouest hébergé par l’institution.

Cette année, plus de 215 organisations ont pris part au concours. Selon l’AZA, il s’agirait de la toute première fois qu’un candidat de l’extérieur des États-Unis mérite les grands honneurs.

Actualités

La coopérative Le Nouvelliste voit le jour

Trois-Rivières — Alors que le décompte vers son 100e anniversaire est lancé, Le Nouvelliste vient de tourner une page importante de son histoire. Les travailleurs et cadres du quotidien régional ont formé jeudi en assemblée la coopérative de solidarité qui prend entre ses mains l’avenir du journal.

«Pour la première fois, nous devenons maîtres de notre destinée», affirme Louis Ménard, chef de pupitre au Nouvelliste et président du premier conseil d’administration de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste. «On a hâte d’amorcer ce nouveau chapitre de notre histoire. Les travailleurs sont stimulés par ce nouveau défi. La 100e année du Nouvelliste sera assurément mémorable.»

Justice et faits divers

Des objets inusités trouvés dans des bagages à main à l'aéroport d'Ottawa

Des couteaux, des balles de fusil, du parfum, du chasse-moustiques et même... une douzaine d’oeufs. Voici quelques-uns des objets qui ont été trouvés dans les bagages à main des voyageurs à l’aéroport international d’Ottawa cette année.

L’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) a dévoilé ces objets inusités jeudi, en plus d’offrir de précieux conseils visant à aider les voyageurs à se préparer pour leurs escapades du temps des Fêtes.

Gatineau-Ottawa

Des sensations fortes avec une tyrolienne entre Gatineau et Ottawa [VIDÉO]

Les yeux des amateurs de sensations fortes se tourneront dès l’été prochain sur la région de la capitale nationale alors qu’il sera possible de survoler la rivière des Outaouais en à peine 90 secondes en s’accrochant à la toute première tyrolienne interprovinciale au monde. «Ça va être malade», s’exclame l’un des idéateurs du projet, Alex Van Dieren.

Baptisée l’Interzip Rogers, l’attraction touristique qui offrira une vue à 360 degrés sur la colline parlementaire ainsi que les centres-villes d’Ottawa et de Gatineau aura à la fois comme point de départ et d’arrivée le site Zibi, sur les deux rives. C’est sur une plateforme surélevée haute de 25 mètres qui sera érigée du côté ottavien que débutera le plaisir... ou encore le stress.

Justice

Des travaux communautaires pour un jeune couple de voleurs

Un couple de Richmond qui avait fait une tournée de vols dans des véhicules à l’été 2018 a prouvé sa réhabilitation au tribunal.

Kim Blanchette et Tommy Brodeur-Huot ont reconnu avoir sévi principalement à Sherbrooke et Magog.

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Alors que Kim Blanchette devra effectuer 80 heures de travaux communautaires,  Tommy Brodeur-Huot a été condamné pour sa part à 240 heures de travaux communautaires ainsi qu’à purger 45 jours les fins de semaine.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a entériné la suggestion commune de l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et de la procureure aux poursuites criminelles Me Maude Lapointe.

Me Gilbert avait insisté sur la réhabilitation et la réinsertion de ses clients qui devront respecter les conditions d’une probation de trois ans avec suivi.

Ils devront poursuivre le cheminement qu’ils ont entrepris pour devenir des actifs pour la société et ne pas consommer de drogue ou d’alcool.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 2018, Blanchette et Brodeur-Huot ont volé un sac à main et son contenu dans un véhicule.

Ils ont par la suite utilisé la carte de crédit qui s’y trouvait. Ils ont aussi tenté de s’emparer de l’argent contenu dans une balayeuse d’une station-service Ultramar.

Le couple dans la vingtaine a ensuite été actif à la mi-août 2018.

Ils ont volé un portefeuille et des chèques dans un premier véhicule à Magog le 16 août. Ils ont poursuivi leur route en volant un sac de travail et un compresseur dans un deuxième véhicule, un coffret de sauvetage, un portefeuille dans un autre, puis des haut-parleurs, un sac de livraison et un briquet dans un quatrième véhicule.

Les deux individus se sont servis des cartes de crédit volées.

Ils ont récidivé le lendemain en volant un portefeuille puis en utilisant les cartes au dépanneur Mi-Vallon et au Couche-Tard de la rue King Ouest.

Ils ont répété le même stratagème le 19 août. Ils ont volé un portefeuille dans un véhicule à Sherbrooke avant de se servir des cartes de crédit ainsi obtenues au dépanneur Carrefour Portland, dans un Couche-Tard et au magasin Korvette de Richmond.

Actualités

Frères du Sacré-Coeur: le juge autorise le second recours

Les deux recours contre les Frères du Sacré-Cœur (FSC) peuvent aller de l’avant. Alors qu’un procès est en voie de s’amorcer dans la poursuite contre la congrégation religieuse à Granby, le juge de la Cour supérieure, Christian Immer, vient d’autoriser la seconde action collective qui regroupe toutes les autres victimes d’agressions sexuelles par les membres de l’organisation dans l’ensemble du Québec.

À la lumière des arguments des deux parties, le juge considère que « la demande contient des faits palpables dans les allégués sur : le grand nombre d’agresseurs, l’importance de la période couverte par les dénonciations et le nombre d’endroits où seraient survenues les agressions.»

«La demande comporte une cause défendable. [...] Les défenderesses, qui constituent tous des visages différents de l’Institut, participent à maintenir la culture du secret entourant la commission des actes et commettent, de ce fait, une faute civile directe qui les rend solidairement responsables des actes commis par les frères et pères FSC», peut-on lire dans le jugement.

Ainsi, le demandeur qui représentera l’ensemble des victimes alléguées, que l’on nomme «F», est âgé de 55 ans. «Entre l’âge de 15 et 16 ans, soit en 1978 et 1979, [il] a été agressé sexuellement à plusieurs reprises par le Frère Léon Maurice Tremblay — aussi connu sous le nom du Frère Germain » — (le « Frère Tremblay »), alors qu’il fréquentait un camp de vacances connu à cette époque sous l’appellation du Manoir Seigneurial des Éboulements», mentionne-t-on dans la requête déposée au début de 2019.

Le groupe inclut «toutes les personnes qui ont été agressées sexuellement au Québec par un religieux des Frères du Sacré-Coeur dans tout établissement de formation, école, collège, établissement de loisir, centre d’animation, camp, résidence, paroisse, lieu de culte, ou tout autre endroit au Québec». Sont exclues toutes les personnes agressées par des religieux FSC à Granby, visées par le premier recours, dont le requérant se nomme «A».

Les intimés sont les Frères du Sacré-Cœur, les Œuvres Josaphat-Vanier, la Corporation Maurice-Ratté et le Fonds Jules-Ledoux, tous établis à Sherbrooke. Le requérant réclame des dommages-intérêts de 450 000 $ pour «compenser toute sa douleur, sa souffrance, ses angoisses, sa perte d’estime de soi, sa honte, son humiliation, ses abus de drogues et d’alcool, ses inconvénients, ses difficultés relationnelles».

Il demande également 500 000 $ pour ses pertes pécuniaires, incluant les déboursés pour ses thérapies passées et à venir. Pour le compte des membres du recours collectif, «F» réclame 15 millions de dollars en dommages-intérêts punitifs et exemplaires.

Selon la liste dévoilée par les procureurs des requérants, du Cabinet Kugler Kandestin, des enfants auraient aussi été agressés par des frères pédophiles à Sherbrooke, Saint-Hyacinthe (école Casavant), Montmagny, Montréal, Drummondville, Chertsey, Causapscal, East Broughton, Les Cèdres, Vaudreuil, Victoriaville, Verdun, LaSalle, Saint-Laurent, L’Ancienne-Lorette et Rosemère.

« Il est donc manifeste que les dénonciations reçues à ce jour ne sont que la pointe de l’iceberg et il est fort probable que plus d’une centaine de personnes ont été agressées sexuellement partout au Québec par des Religieux FSC », évoque-t-on dans la demande d’autorisation du recours collectif.

justice

Délits à caractère sexuel: un entraîneur de hockey à nouveau arrêté

Samuel Beaugé-Malenfant, un Montréalais qui a été entraîneur de hockey, fait maintenant face à une trentaine de chefs d’accusation relativement à une série de délits à caractère sexuel, notamment sur des mineurs.

Le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) a procédé à l’arrestation de l’homme de 26 ans mercredi à Boucherville.

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Il a comparu le même jour au palais de justice de Montréal pour faire face à des accusations de voyeurisme, de production de pornographie juvénile ainsi que de contacts sexuels sur des enfants âgés de moins de 16 ans.

Les infractions auraient été commises à Blainville, Rigaud, Chute-Saint-Philippe, Roxboro et Montréal.

Selon la Sûreté du Québec, les accusations portées mercredi s’additionnent à d’autres accusations à caractère sexuel qui avaient été portées contre lui l’an dernier.

La Sûreté du Québec n’a pas confirmé si les infractions avaient été commises lorsqu’il agissait à titre d’entraîneur au hockey.

La SQ n’était pas en mesure non plus d’indiquer le nombre de présumées victimes.

L’an dernier, la Régie de police de Memphrémagog avait arrêté Samuel Beaugé-Malenfant pour voyeurisme et possession de pornographie juvénile.

Selon les policiers, l’homme de 26 ans avait invité une famille de deux adultes et trois enfants dans un chalet d’Orford.

Les invités de Samuel Beaugé-Malenfant avaient découvert qu’une caméra-espionne était dissimulée dans la salle de bain à l’étage du chalet.

Au moment de l’arrestation, la Régie de police de Memphrémagog avait expliqué que la caméra était positionnée de manière à prendre des images alors que les gens se trouvaient dans une position vulnérable.

Arts

Zoé Vanier-Schneider: une mordue de théâtre jeunesse

Pour Zoé Vanier-Schneider, le théâtre jeunesse est à la fois passion et puissant moteur de création. Comme elle le dit si bien, il s’agit d’une « mission de cœur ».

La Sheffordoise de naissance baigne dans ce milieu depuis la fin de ses études et s’y sent comme un poisson dans l’eau. « C’est un public particulier qui ne choisit pas de venir à toi. Il n’y a rien d’acquis et la relation est à construire avec eux. C’est une grosse responsabilité », dit-elle.

Affaires

Inspirée de Tesla, BRP lorgne les deux-roues électriques

On en connaît un peu plus sur les ambitions de développement de véhicules électriques de la compagnie BRP de Valcourt. Le manufacturier pourrait même devenir « la Tesla du monde des deux-roues ».

Lors d’une entrevue accordée à Bloomberg, le président-directeur général de BRP, José Boisjoli, n’a pas caché ses ambitions de mettre sur le marché une petite motocyclette mue par l’électricité.

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M. Boisjoli dit trouver son inspiration dans Tesla qui, selon lui, « a appris à beaucoup de gens à faire des affaires ».

« Tesla n’existait pas, ils sont entrés sur le marché très concurrentiel de l’industrie automobile avec un produit très différent », a déclaré M. Boisjoli lors d’une entrevue à Montréal cette semaine. « BRP pourrait-il un jour se lancer dans le deux-roues électrique et devenir la Tesla du monde des deux-roues? Peut-être. »

Selon Bloomberg, le marché des véhicules à deux et trois roues fonctionnant au mazout sur les routes du monde est évalué à 900 millions d’unités. La grande majorité de ces véhicules est vendue en Asie. Les ventes de modèles électriques se développent dans certains pays, mais le marché est à conquérir.

Rappelons que la compagnie BRP a profité de la tenue de son événement Club BRP 2020, à Las Vegas au Nevada en septembre, pour réitérer sa volonté de miser sur l’électrification de ses produits. Le manufacturier de Valcourt y a présenté six concepts électriques distincts au sein de ses gammes de véhicules actuels.

La question n’est pas « si » BRP se lancera dans les véhicules électriques. La question est « quand », avait argumenté José Boisjoli, lors d’une présentation spéciale au centre des congrès MGM Grand.

Des investisseurs européens ont rencontré le patron de BRP la semaine dernière, rapporte Bloomberg. Ceux-ci n’ont pas manqué de le questionner sur les projets électriques de l’entreprise. « Ils voulaient savoir si nous y travaillions et si nous serions prêts lorsque la demande serait là – et la réponse est oui », a souligné José Boisjoli, sans donner de date pour le début de la production.

Le lien entre BRP, manufacturier de quads, et Tesla peut faire sourire depuis qu’on sait que la compagnie californienne envisage de produire un véhicule tout-terrain électrique. Une nouvelle concurrence pourrait venir aussi de l’entreprise d’Elon Musk.