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Justice et faits divers

Motoneigistes disparus: deux corps repêchés

Deux autres corps ont été repêchés dans la rivière Grande Décharge, dimanche, par les plongeurs de la Sûreté du Québec. Deux motoneigistes français manquent encore à l'appel après que leur balade à motoneige ait tourné au drame, mardi soir, à Saint-Henri-de-Taillon.

La découverte a été faite à trois kilomètres du site de recherche.

La septième et dernière motoneige appartenant au groupe de huit motoneigistes français et de leur guide québécois a été localisée, dimanche matin, sous les eaux par les plongeurs de la Sûreté du Québec.

Rappelons que le corps du motoneigiste français Gilles Claude a été découvert, vendredi midi, alors qu’il flottait sur la rivière Grande Décharge à deux kilomètres du site initial de recherche.

Les plongeurs ont également repêché, jeudi, des sacs gorgés d’eau et contenant plusieurs effets personnels.

Justice et faits divers

La septième et dernière motoneige localisée

La dernière motoneige appartenant au groupe de huit motoneigistes français et de leur guide québécois a été localisée, dimanche matin, sous les eaux par les plongeurs de la Sûreté du Québec.

«Leur travail s’est complexifié au courant des derniers jours passant d’une plongée en eaux vives, à une plongée parfois sous glace parfois sous des capuchons de neige, avec des courants et une température également variables. Les recherches se poursuivent», explique Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Il a été impossible, pour le moment, de connaître la distance qui séparent cette motoneige des autres. Rappelons que deux motoneiges ont été repérées mercredi et quatre autres jeudi. Deux motoneiges conduites par des rescapés ne se sont jamais retrouvées à l'eau.

Les recherches avaient repris, plus tôt, pour une cinquième journée entre Saint-Henri-de-Taillon et Saint-Cœur-de-Marie au Lac-Saint-Jean afin de localiser les quatre motoneigistes français disparus depuis mardi soir. L’important déploiement de plusieurs dizaines de policiers, dont des plongeurs et des sauveteurs spécialisés sur les glaces, est maintenu. Le verglas des dernières heures pourrait toutefois compliquer le travail du service héliporté de la Sûreté du Québec.

Le corps policier a recours à plusieurs motoneiges en plus des nombreux bateaux pneumatiques. Ils bénéficient également du support d’une équipe basée au poste de commandement.

Actualités

Le corps de Gilles Claude retrouvé vendredi midi

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Justice et faits divers

Évacuation sur les glaces à La Baie

Le Service des incendies de Saguenay a dû se rendre sur les glaces de la baie des Ha ! Ha !, samedi matin, pour procéder à l’évacuation de quelques pêcheurs en zone interdite.

Le Service de police de Saguenay (SPS) a reçu un appel de la Garde côtière canadienne vers 8 h 30 indiquant que trois abris temporaires se trouvaient en bordure de l’Anse à Pierrot, un secteur navigable où l’accès est interdit. Deux navires, le brise-glace Pierre-Radisson (qui a lancé l’alerte) et le NS Energy, ont dû attendre que la voie soit dégagée avant de poursuivre leur chemin.

Le lieutenant Denis Harvey, du SPS, explique que l’affaire aurait pu mal tourner : « C’est dans le même secteur que les cabanes [parties à la dérive] il y a trois semaines. La Garde côtière a communiqué avec nous pour faire sortir les gens parce que c’est dangereux. On ne peut pas risquer qu’un bateau passe et que la glace se détache, comme ça s’est produit [au début janvier]. »

L’Anse à Pierrot se trouve à la même hauteur que le secteur des Battures, où a eu lieu l’incident des cabanes à la dérive, mais se trouve de l’autre côté de la rivière. Une employée de Contact Nature interrogée sur le secteur l’a qualifié de « périlleux ». Les pompiers de Saguenay ont dû se rendre sur les glaces à l’aide d’un véhicule Argo pour procéder à l’évacuation des pêcheurs qui, selon le lieutenant Harvey, ont quitté les lieux avec une certaine réticence.

« Il faut que les gens comprennent qu’à chaque fois que quelqu’un va aller dans une zone non autorisée, on va les sortir de là », souligne le lieutenant. Il rappelle que la Ville a une réglementation concernant les zones autorisées pour la pêche blanche, et que tous ceux qui ne la respectent pas s’exposent à des amendes.

La carte des zones de pêche autorisées est disponible sur les sites de Contact Nature et de la Ville de Saguenay.

ÉDITORIAUX

Attention aux jugements précipités

ÉDITORIAL / La nature humaine est ainsi faite : nous aimons tous faire des conclusions hâtives et exprimer les hypothèses qui nous semblent les plus plausibles lorsqu’un drame se déroule sous nos yeux. Ce phénomène est encore plus manifeste avec l’avènement des réseaux sociaux et de l’actualité en temps réel. Chaque nouvelle information devient la pièce d’un casse-tête en construction, dont l’image se révèle à la vitesse d’une tortue. Alors, au rythme des morceaux qui s’épousent, les jugements prématurés se multiplient. Et c’est là que tout éclate.

Cette fois encore, c’est arrivé : des bribes d’informations non validées, des rumeurs, la soif de tout savoir immédiatement et la course à la primeur ont détourné la population du véritable récit ; celui que nul ne connaît en ce moment. Des hypothèses ont été lancées dans l’univers, certaines résistant à la vérification des faits, d’autres étant réduites en cendres. J’entends encore ce type me dire, mercredi matin, le plus sérieusement du monde : « C’est ce qui arrive quand on donne une motoneige à des touristes qui ne connaissent pas ça. » Peut-on être plus déconnecté de la réalité ?

Justice et faits divers

Piéton happé mortellement à Desbiens, au Lac-Saint-Jean

Le piéton happé par un véhicule samedi matin à Desbiens, au Lac Saint-Jean, est décédé des suites de ses blessures.

L'homme de 56 ans a été transporté d’urgence au centre hospitalier après l'impact, mais n'a pu être sauvé. Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Bibeau, indique qu'une enquête est toujours en cours afin d'éclaircir les circonstances du décès. Il mentionne cependant qu'à première vue, aucun acte criminel ne serait en cause.

L'accident s'est produit sur la rue Hébert, tout près de la 12e avenue. Le conducteur du véhicule, dont on ignore l'âge et le sexe, serait sorti indemne de l'accident.

Actualités

Motoneigistes disparus: un corps identifié, les recherches se poursuivent

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. Quatre motoneigistes restent introuvables et une motoneige n’a pas encore été localisée.

L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Les recherches continuent

Une trentaine de ressources de la Sûreté du Québec ont, de nouveau, participé samedi aux opérations de recherche visant à retrouver les quatre motoneigistes français disparus. Les conditions météorologiques ont compliqué le travail de recherche.

La zone de recherche s’est déplacée entre Alma et Saint-Coeur-de-Marie après que le corps de Gilles Claude ait été repêché dans la rivière Grande Décharge, à deux kilomètres du site initial de recherche. La zone de recherche est qualifiée de colossale par le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu, atteignant une dizaine de kilomètres.

L’important déploiement comprenait, pour une autre journée, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, des motoneiges ainsi que des embarcations nautiques. Le corps policier utilisait, depuis quelques jours, trois bateaux pneumatiques, un nombre qui a été augmenté samedi.

Les conditions météorologiques ont compliqué le travail des équipes de plongeurs et de sauveteurs. La température s’est grandement refroidie dans la nuit de vendredi à samedi alors que le brouillard était au rendez-vous samedi matin.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec explique que ces conditions ont retardé le début des certaines opérations, affecté le fonctionnement des embarcations en plus de réduire le temps de travail des plongeurs. Le temps plus froid est d’ailleurs à l’origine de la formation d’une couche de glace sur les eaux, ajoutant à la difficulté du travail de recherche.

Rappelons que Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans et Arnaud Antoine, 25 ans n’ont pas été revus depuis mardi soir. Des sacs contenant des effets personnels ont été repêchés alors que six motoneiges ont été localisées au cours des derniers jours. Une dernière motoneige n’a pas encore été repérée.

Actualités

Victime d’un accident causé par un énorme morceau de glace, Ryan Lowry lance un message de prévention

TROIS-RIVIÈRES — «J’ai été très chanceux dans ma malchance, parce que si l’angle du morceau de glace avait été un petit peu différent, les conséquences auraient été beaucoup plus graves. J’aurais pu y rester». C’est en ces termes que le camionneur originaire de l’Estrie, Ryan Lowry, a résumé sa mésaventure survenue jeudi sur l’autoroute 55, alors qu’il circulait près de Saint-Wenceslas.

L’accident de la circulation causé par un énorme morceau de glace s’étant détaché d’un camion semi-remorque aurait pu avoir de très lourdes conséquences pour le camionneur. Un accident qui rappelle d’ailleurs l’importance de déneiger et de déglacer les véhicules avant de prendre la route, exhorte Contrôle Routier Québec.

L’incident est survenu alors que deux semi-remorques, l’un circulant en direction nord et l’autre, celui de M. Lowry, en direction sud, se sont croisés sur l’autoroute 55. À ce moment, un énorme morceau de glace s’est détaché du toit du camion qui circulait en direction nord, et est allé fracasser le pare-brise du camion de Ryan Lowry.

«Tout est allé très vite. Le morceau est venu se fracasser dans mon pare-brise, et j’ai été blessé au visage. J’ai eu des coupures au front, au nez, aux oreilles, aux lèvres et jusque dans mon cou. Mon épaule a également eu des coupures et j’ai un énorme bleu sur le bras qui va jusqu’à mon biceps», résume le camionneur. Blessé, il a réussi à immobiliser son semi-remorque de façon sécuritaire dans l’accotement. Au même moment, un contrôleur routier du bureau de Trois-Rivières passait par là et a pu venir en aide au conducteur.

Affaires

Laundromat participera à la foire de mode Magic à Las Vegas

Déjà bien présente aux États-Unis, la PME granbyenne Laundromat compte sur sa participation à la plus importante foire commerciale de mode en Amérique du Nord, qui se tiendra à Las Vegas, pour y étendre davantage ses racines.

Laundromat, spécialisée dans la commercialisation de tricots du Népal faits à la main, sera l’une des quelque 50 sociétés et marques québécoises du secteur de la mode qui prendront part à une mission, organisée par la grappe métropolitaine de la mode, mmode, dans le cadre de l’événement Magic 2020, du 5 au 7 février prochains.

Actualités

Jonathan Lafrenière-Milot coupable d’homicide involontaire

Jonathan Lafrenière-Milot soutenait que c’est en légitime défense qu’il a poignardé Cédric Dupuis Skinner, le 28 juillet 2018, derrière un restaurant de la rue Authier à Granby.

La victime avait alors tenté de le frapper après lui avoir volé un sac de 3,5 g de cocaïne. « Par réflexe », l’accusé de 29 ans aurait ensuite levé sa main gauche dans laquelle il tenait un couteau long de 10 cm. Une version que le tribunal n’a pas retenue.

Le juge Érick Vanchestein, de la Cour du Québec, a déclaré M. Lafrenière-Milot coupable, vendredi, des accusations d’homicide involontaire et de trafic de cocaïne déposées contre lui.

Stoïque, vêtu d’un complet sombre, l’accusé surnommé Joe Jack Milo n’a pas réagi lors de l’énoncé du verdict.

Tout son témoignage n’a pas été rejeté. En fait, la version de M. Lafrenière-Milot corroborait en grande partie celle d’un autre témoin, Charles Messier.

Au procès, M. Messier a raconté comment lui et M. Dupuis Skinner, passablement éméchés, avaient prévu voler l’accusé, un trafiquant de drogue, sans le payer adéquatement. La victime, âgée de 20 ans, a tenté de frapper M. Lafrenière-Milot aux petites heures du matin, mais a raté son coup.

C’est après que les déclarations diffèrent.

Actualités

Décès d’un léopard de l’Amour au Zoo de Granby

Le Zoo de Granby a annoncé vendredi après-midi le décès, constaté la veille, de Dimitri, un léopard de l’Amour mâle âgé de 14 ans. Rétabli complètement d’un mélanome important depuis quelques années, Dimitri souffrait néanmoins de certains problèmes de santé, dont une faiblesse cardiaque.

Une nécropsie devrait permettre d’identifier les causes précises de ce décès soudain. Puisque la longévité moyenne des léopards de l’Amour sous les soins des institutions accréditées se situe aux alentours de 18 ans, Dimitri était considéré comme avancé en âge.

Arrivé à Granby en 2007, il était le père de Baiko et Milan, deux jeunes mâles. Leur naissance par césarienne constituait d’ailleurs une première nord-américaine dans le milieu zoologique, et une grande fierté pour l’équipe du Zoo.

«C’est une espèce qui nous tient beaucoup à cœur en raison de son statut. Elle est classée en danger critique d’extinction par l’International Union for Conservation of Nature, a indiqué le directeur des soins animaliers, Karl Fournier, dans un message publié sur la page Facebook du Zoo de Granby. Malgré son regard perçant et impressionnant, Dimitri était un très bon mâle envers notre femelle Megan et aussi pour les techniciens en soins animaliers avec qui une belle relation de confiance était établie.»

Justice et faits divers

Le corps de l'un des disparus repêché

Le corps de l’un des cinq motoneigistes français recherchés depuis mardi soir dans le secteur du Club Les Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon a été repêché, vendredi aux alentours de midi. Le corps a été localisé dans la rivière Grande-Décharge, soit à plus de deux kilomètres du site de recherche initial.

L’opération menée par la Sûreté du Québec reprendra samedi matin, alors que quatre motoneigistes manquent toujours à l’appel et qu’une motoneige n’a pas encore été localisée.

Une trentaine de policiers, dont des plongeurs et des sauveteurs participent à l’opération et ont recours à divers équipements et technologies, dont un hélicoptère, des motoneiges et trois embarcations nautiques. 

« Le dossier est évolutif. On le voit bien aujourd’hui, puisque ça peut orienter un peu le secteur de recherche. On a retrouvé un corps, malheureusement, d’une des personnes disparues à deux kilomètres du point initial de recherche. On comprend qu’il y a une grande étendue de recherche. Il est possible qu’ils concentrent leurs recherches dans ce secteur, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont seulement rechercher là. On parle quand même de trois équipes de plongeurs qui sont sur les lieux. Ils ne laisseront rien de côté pour retrouver les autres motoneigistes », a expliqué, peu de temps après cette première annonce faite dans la journée de vendredi, la porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton.

L’hélicoptère de la Sûreté du Québec a effectué plusieurs vols au-dessus du plan d’eau pendant la journée alors que les patrouilleurs à motoneige ont arpenté le secteur. Les plongeurs et les sauveteurs de la Sûreté du Québec ont, pour leur part, sillonné les eaux à bord de trois embarcations pendant une partie de la journée. Contrairement à la journée précédente, les conditions météorologiques plus clémentes facilitaient le travail de navigation à l’embouchure de la rivière Grande-Décharge. 

Le travail réalisé au cours des derniers jours a permis de mettre en place un plan d’action quant au travail à réaliser sous et sur les eaux. Les trois équipes de plongeurs et de sauveteurs de la SQ se sont relayées en effectuant des rondes de navigation d’une ou deux heures. 

Large périmètre

La mise à l’eau des bateaux pneumatiques était faite à quelques kilomètres du poste de commandement de la Sûreté du Québec. Le secteur demeure occupé par d’imposants véhicules du corps de police, des remorques et de l’équipement.

Des ambulanciers assistaient, lors du passage du Progrès, les secouristes et les plongeurs notamment, lors de leur retour sur la terre ferme. L’accès à ce secteur est contrôlé par un immense périmètre de sécurité. 

Rappelons que les recherches se poursuivront samedi dans le secteur du Club des Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon afin de localiser les quatre motoneigistes français disparus, mardi soir, sur les eaux du lac Saint-Jean et qui manquent encore à l’appel.

Jusqu’à présent, un corps et des sacs contenant des effets personnels ont été repêchés et six motoneiges ont été localisées. Une motoneige n’a toujours pas été retracée.

Justice et faits divers

Le père d'un rescapé raconte

(Sainte-Marie-aux-Mines, FRANCE) — Le maire de Sainte-Croix-aux-Mines, Jean-Marc Burrus a pu s’entretenir avec Eddie Fassel, le père de Gaston Fassel, le rescapé de 30 ans.

Collaboration spéciale Dernières Nouvelles d'Alsace

DNA.fr

Anne Muller 

Le groupe de huit (cinq Alsaciens et trois Vosgiens) avait loué des motoneiges et les services d’un guide, qui aurait eu une heure de retard sur l’heure prévue. « La nuit allait tomber, alors, pour gagner du temps, le guide aurait décidé de prendre un raccourci. » 

Le groupe de huit (cinq Alsaciens et trois Vosgiens) avait loué des motoneiges et les services d’un guide, qui aurait eu une heure de retard sur l’heure prévue. 

« La nuit allait tomber, alors, pour gagner du temps, le guide aurait décidé de prendre un raccourci. »

Les cinq premiers, avec le guide, auraient roulé assez vite. Tandis que Gaston Fassel, Bruno Petitdemange et Paul Klein, allaient plus lentement, créant une scission dans la file indienne. Ils auraient vu le guide faire demi-tour vers eux, et sombrer à travers la glace avec sa motoneige.

Immergé lui aussi, Paul a réussi à s’agripper sur les rebords. Ses deux camarades auraient alors réussi à l’extirper de l’eau, en faisant une chaîne. Les cinq motoneigistes à l’avant, avaient-ils déjà sombré eux aussi, ou ont-ils pu se réfugier dans un abri, sur une des nombreuses îles ? C’est ce deuxième scénario que tout le monde espère…

« Ne parlons pas d’eux au passé. »

Dans le Val d’Argent, toutes les conversations tournent autour de l’accident de motoneiges survenu mardi au Québec. Deux jeunes manquent toujours à l’appel. Et l’attente est insupportable. 

« Quand j’ai entendu l’accident à la télé mercredi soir, mon sang n’a fait qu’un tour. J’espérais que ce n’était pas les jeunes de chez nous… », explique Danielle, les yeux rougis, anéantie par la nouvelle.

« On y pense tout le temps… On a toujours l’espoir qu’on les retrouve. Mon mari, c’est un dur, mais il est très affecté aussi. » À 71 ans, cette ancienne commerçante du centre-ville de Sainte-Marie-aux-Mines précise au sujet de Jean-René Dumoulin, le Sainte-Marien de 24 ans, porté disparu : « Je le connais depuis tout petit, quand il venait au magasin. C’est quelqu’un qui a du punch, qui est sportif, c’est un bon vivant et un bosseur ! »

Dans les conversations, l’accident de motoneige revient en boucle, mais avec beaucoup de pudeur. Les interlocuteurs se reprennent et se corrigent après avoir utilisé l’imparfait : « Ne parlons pas d’eux au passé, il faut garder espoir. »

Sur les hauteurs de la ville, le chef de l’hostellerie des Bagenelles, Jacky Drouan veut encore y croire. « Les cinq disparus, ils sont bien équipés, ils pourraient s’être réfugiés quelque part. » On s’accroche aux scénarios les plus optimistes, d’autant que le groupe est très sportif. Mais l’émotion submerge vite les visages et les voix. Le groupe de copains vient souvent s’attabler ici, et ailleurs aussi.

« On est tous bouleversés, parce qu’ils vivent avec la communauté, ensemble, résume son épouse Birgit. C’est difficile quand on connaît les gens, plus que quand il y a un accident d’avion quelque part et qu’on ne connaît pas les passagers… » La patronne ajoute, « je les adore, parce que ce sont des gens actifs, une équipe formidable, soudée, qui ont envie de vivre leur vie, voire de se surpasser ». Sportifs, fêtards et bons vivants, ce sont des expressions qui reviennent souvent à leur sujet.

Du soutien

Le deuxième jeune de la vallée porté disparu, c’est Julien Benoit, 34 ans. Chef de chantier aux Transports et Travaux publics Schmitt de Saint-Hippolyte depuis quatorze ans, il habite à Sainte-Croix-aux-Mines. Le maire, Jean-Marc Burrus a téléphoné à ses parents pour leur apporter son soutien et celui de la population. « Ils gardent toujours espoir. La famille souhaite qu’on respecte leur silence », précise le premier magistrat, également très sollicité par les médias nationaux français et canadiens. Ce vendredi, il a pu évoquer le drame avec le nouveau sous-préfet, Jean-Claude Geney, qui par un hasard du calendrier, est en visite dans la vallée.

Ancien capitaine de l’équipe des séniors, Julien Benoit a quitté le club de foot sainte-creuzien il y a deux ans, faute de coéquipiers, et a rejoint la plaine. « Julien Benoit jouait, pour la deuxième saison, dans l’équipe seconde, au niveau de l’axe défensif central. Il avait plein de copains chez nous, il est venu au club par affinité. C’est un mec plus que bien, toujours très positif, même si on avait des résultats archi mauvais », a indiqué avec beaucoup d’émotions Fernand Willmann, président de l’AS Sermersheim. « Il est toujours derrière les jeunes. Nous avons informé les joueurs de sa disparition, l’espoir de le retrouver est mince, mais il est là. Nous attendons les communications officielles du consulat et de la famille. »

Le club de tennis de table de Lièpvre est sous le choc, un de ses joueurs faisant partie de l’expédition québécoise. « On a été contents d’apprendre qu’il était en vie », témoigne la coresponsable de la section, Odile Grandgeorge, quand ils ont su que le Sainte-Marien Paul Klein, 43 ans, était en vie. « Polo a eu de la chance, il a été sorti de l’eau. Ça a été un grand ‘‘ouf’’ de soulagement. Et on garde l’espoir de retrouver les autres, même s’il est mince ».

L’ampleur des moyens mis en œuvre au Québec impressionne aussi dans la vallée, qui s’accroche au meilleur scénario possible. Le maire sainte-creuzien le répète à l’envi : « Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie ».

Actualités

Militaire disparu: toujours sans nouvelles de Gabriel

La famille de Gabriel Côté, ce militaire de 21 ans disparu depuis le 14 janvier, à Québec, est toujours sans nouvelles. Ses parents, son frère et sa sœur, qui habitent à Jonquière, n’ont eu aucun signe de vie qui pourrait les mettre sur une piste.

Sa mère, Martine Gagnon, avec qui Le Quotidien s’est entretenu, jeudi après-midi, trouve que le temps est très long et très pénible. Évidemment, toute la famille souhaite qu’il soit retrouvé en vie.

Justice et faits divers

Six motoneiges et des sacs retrouvés dans les eaux

Quarante-huit heures après le drame, six motoneiges ont été localisées dans les eaux du lac Saint-Jean et des sacs contenants les effets personnels de certains motoneigistes disparus ont été repêchés, jeudi. Mais toujours aucun corps n’a été retracé. Cinq touristes français restent introuvables et une motoneige n’a toujours pas été localisée par les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ).

Alors que deux motoneiges avaient été localisées par les plongeurs de la SQ, mercredi soir, les recherches ont mené à la découverte de quatre autres engins, jeudi. Il ne manque donc qu’une seule motoneige, puisque deux motoneigistes avaient réussi à regagner la terre ferme, mardi soir.

En après-midi, les plongeurs ont repêché plusieurs effets personnels des motoneigistes. Des sacs gorgés d’eau et remplis de vêtements ont été remis aux policiers de la Sûreté du Québec, qui ont soigneusement photographié chaque article qu’ils contenaient.

Les motoneiges et les sacs sont les seules découvertes faites par les plongeurs au cours de la journée de jeudi. Mardi soir, le corps du guide, Benoît Lespérance, 42 ans, de Montréal, a été repêché. 

Les plongeurs utilisent des sonars pour localiser des indices potentiels, mais la profondeur et la noirceur ne facilitent en rien leur travail. 

Les motoneiges gisent d’ailleurs toujours au fond de l’eau. Les policiers disent se concentrer sur les « humains ». On ignore quand ces engins seront extirpés des eaux, si elles le sont. 

Les recherches nautiques ont pris fin vers 17 h 30, jeudi, et les trois équipes de plongeurs ont quitté les eaux. Les patrouilleurs à motoneige restent toutefois en poste, même durant la nuit. Des agents continuent également le travail au quartier général. 

Les recherches reprendront à la levée du jour, vendredi.

Identités 

La Sûreté du Québec a révélé l’identité des cinq motoneigistes disparus. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans et Arnaud Antoine, 25 ans.

Gilles Claude est le père de trois biathlètes français qui font des compétitions de haut niveau. L’un d’entre eux a remporté une médaille en Coupe du monde jeudi. Un prix qu’il a qualifié d’« hommage » à son père. 

Dernières nouvelles d’Alsace, un journal local, avait plus tôt en journée donné quelques détails sur l’identité de cinq des huit participants français à l’expédition tragique. Selon le média, Julien Benoît est un habitant de Sainte-Croix-aux-Mines ; Jean-René Dumoulin, de Sainte-Marie-aux-Mines. 

Le journal affirme également que les Alsaciens Gaston Fassel, un trentenaire, et Bruno Petitdemange, 60 ans, sont parvenus à sortir de l’eau Paul Klein, 43 ans, un habitant de Sainte-Marie-aux-Mines. Les trois hommes sont sains et saufs. 

Un grand déploiement, assure la SQ

L’opération de secours menée par la Sûreté du Québec (SQ) est considérée comme un important déploiement policier et les autorités assurent tout mettre en œuvre pour retrouver les disparus. En tout, une trentaine de policiers sont sur le terrain, dont une douzaine de plongeurs, venus de Montréal, un pilote d’hélicoptère et deux patrouilleurs en motoneige. 

« C’est ce qu’on pourrait appeler un déploiement important », a affirmé le porte-parole de la SQ, Hugues Beaulieu, lorsque questionné à savoir s’il y avait suffisant d’agents sur le terrain. 

En raison de l’écrasement de l’un des hélicoptères de la SQ, survenu mercredi pendant les recherches, un seul engin survole maintenant le secteur.

La 3e Escadre de la Base militaire de Bagotville est venue en renfort en avant-midi, jeudi, dépêchant un hélicoptère sur place. Avec Annie-Marie Gravel

Actualités

Le détenu mange des morceaux du matelas de sa cellule!

La Tuque — Un homme de 45 ans de La Tuque a comparu sous plusieurs chefs d’accusation au palais de justice de La Tuque, jeudi. Stéphane Whittom a été accusé de voie de faits armés, méfait, entrave, menace de mort et d’intimidation.

Les policiers de la Sûreté du Québec de l’agglomération de La Tuque ont reçu un appel vers 3h45 jeudi matin concernant un individu violent dans une résidence. L’individu aurait saccagé l’intérieur d’un logement avec un marteau de construction.

Actualités

Drame sur le lac Saint-Jean : le guide aurait tenté de sauver son groupe

Selon toute vraisemblance, le guide Benoît Lespérance, qui a péri dans les eaux du lac Saint-Jean, mardi soir, aurait tenté de secourir les cinq motoneigistes français, avant de sombrer à son tour.

Selon les informations recueillies sur place, le guide, qui ouvrait le convoi, aurait circulé quelques instants sur l’eau avant de rebrousser chemin, voyant que les touristes ne le suivaient plus. Les motoneigistes aguerris comprennent qu’il est possible de faire un bon bout de chemin sur des étendues d’eau, à condition de circuler à bonne vitesse. En rebroussant chemin, le guide serait ensuite tombé sur les trois rescapés, dont un qui venait de regagner les glaces après être tombé dans l’eau. Les deux derniers du convoi étaient toujours au sec et auraient réussi à arrêter à temps avant d’aider le troisième à sortir de l’eau. Le guide leur aurait demandé de l’attendre là quelques instants, avant de repartir à la recherche des cinq autres motoneigistes. 

Le guide aurait laissé son sac et son casque sur les glaces pour tenter d’aider les touristes.

Le corps du guide a été repêché quelques heures plus tard, mais les cinq autres touristes français restent introuvables, une quarantaine d’heures après le drame. Après une trentaine de minutes et n’ayant pas de nouvelles, les trois survivants se sont dirigés dans un dépanneur de Saint-Henri-de-Taillon pour se réfugier. Ces informations, recueillies sur place, n’ont pas été confirmées par la Sûreté du Québec (SQ), qui ne laisse d’ailleurs filtrer aucune information quant aux circonstances entourant ce drame.

En arrivant au dépanneur, les trois rescapés ignoraient ce qui avait bien pu se produire. Ils ont tenté de joindre par téléphone leur guide, mais en vain. Le motoneigiste mouillé s’est déshabillé pour se réchauffer au dépanneur. Voyant qu’ils ne recevaient pas de nouvelles de leurs compagnons, les secours ont finalement été appelés et dépêchés sur les lieux. Une importante opération de recherche a été mise en branle.

On ignore toujours la raison qui a mené les motoneigistes à emprunter ce secteur considéré comme extrêmement dangereux, mardi soir. 

Est-ce que le groupe a voulu sauver du temps pour rejoindre leur auberge de Saint-Gédéon, où ils étaient attendus pour souper, alors que la nuit était déjà tombée ? 

Le groupe avait parcouru quelque 400 kilomètres durant la journée. 

Est-ce que les motoneigistes se sont tout simplement trompés de chemin, en raison, entre autres, de la noirceur et de la neige qui tombait ? Il faut dire que certains motoneigistes circulent dans ce secteur, mais à proximité de l’île la plus près du rivage et non pas de l’île Beemer, comme ce fut le cas. 

Toutes ces questions restent encore sans réponses. 

Quoi qu’il en soit, le guide Benoît Lespérance avait une vingtaine d’années d’expérience et possédait une accréditation.

Arts

Financement culturel dans les régions: Québec veut rétablir l’équité

Québec s’attaque à l’iniquité en matière de financement culturel dans les régions. De passage à Gatineau, la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a annoncé, jeudi, un investissement supplémentaire de 5 millions $ dans les ententes de développement culturel (EDC) pour l’année 2020.

« Dans les faits, c’est du rattrapage qu’on fait pour les régions intermédiaires [comme l’Outaouais], a-t-elle précisé. Nous trouvions qu’il y avait de l’iniquité pour ces régions qui se trouvaient à être moins bien subventionnées. Nous avons modifié le programme des EDC pour nous assurer que les régions, à la grandeur du Québec, soient mieux outillées et financées. »

Les EDC ont été conclues avec les villes sous l’ancien gouvernement, en 2017. Ces ententes venaient à échéance en 2020, mais la ministre Roy a jugé bon de rouvrir le programme immédiatement afin d’amorcer le rattrapage entre les régions intermédiaires et les grandes villes comme Montréal et Québec. 

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Un total de 88 villes et MRC se partageront donc un montant supplémentaire de 4 millions $ pour la réalisation d’initiatives culturelles sur leur territoire. Une autre somme de 1,2 million $ permettra aussi à 21 nouvelles EDC de voir le jour cette année. Les nouvelles sommes annoncées  portent l’investissement total pour les EDC en 2020 à 14 millions $. Il s’agit d’une augmentation de 56 % par rapport aux ententes signées sous le l’ancien gouvernement libéral pour l’année 2019-2020.

La ministre de la Culture et des Communications a ajouté que les nouvelles dispositions encadrant les EDC seront en vigueur dans le cadre des négociations pour les nouvelles ententes triennales qui couvriront la période 2020-2023. « On voulait valoriser les régions intermédiaires et on verra dans le prochain budget ce que ça représentera en termes de bonification », a-t-elle ajouté. 

Pour l’Outaouais, cette annonce représente un investissement supplémentaire de 455 350 $. « C’est une augmentation de 91 % des montants consacrés aux EDC cette année », a fièrement souligné le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe. « Il ne faut pas avoir peur de le dire, il y a du rattrapage à faire en Outaouais, a-t-il ajouté. Voilà un geste concret qui démontre qu’on fait ce rattrapage. On ne réglera pas le problème de sous-financement en Outaouais en arrivant un bon matin avec un chèque sous le bras. Ça va se faire sur plusieurs années avec des gestes concrets comme celui qu’on fait aujourd’hui. »

La ministre Roy s’est aussi dite consciente du rattrapage à faire en matière de financement culturel en Outaouais. « Les EDC sont un levier, a-t-elle dit. Il y en a d’autres qui devront être ajustés et on le fera éventuellement. Il y a aussi d’autres domaines où l’Outaouais mériterait d’avoir sa part du gâteau et on y travaille quotidiennement. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a salué la mesure, soulignant au passage que les EDC sont une façon de répondre directement aux demandes du milieu. « C’est un programme basé sur nos priorités, a-t-il dit. Ce n’est pas le gouvernement qui arrive avec de l’argent en nous disant de changer nos priorités. Ce sont nos priorités. Pour Gatineau [qui recevra 290 300 $ des 455 350 $ annoncés], une bonne part des montants ira au fond d’animation du centre-ville et au sentier culturel. Pour nous, la culture c’est pour donner une meilleure qualité de vie, améliorer notre environnement, mais c’est aussi pour revitaliser notre centre-ville. C’est un outil de développement puissant et cette entente va nous permettre de multiplier notre force de frappe. »

Actualités

Jusqu’à quatre heures entre ciel et terre

Certains ont l’impression d’avoir vécu une expérience « historique », d’autres posent un regard plus critique sur la procédure mise en œuvre. Les commentaires étaient nombreux au lendemain de l’évacuation manuelle de quelque 200 skieurs mercredi soir, à la suite d’un bris majeur de la remontée l’Express du Village, à Bromont, montagne d’expériences.

Dans l’opération, certains clients sont demeurés immobilisés dans une chaise ou une télécabine pour une période allant jusqu’à quatre heures. Alors que la remontée mécanique s’est arrêtée peu après 19 h, la dernière télécabine a été évacuée à 23 h 45, a affirmé jeudi le directeur marketing et communication à la station de ski, Marc-André Meunier. 

Lors de l’évacuation, les chaises ont été priorisées, les skieurs étant plus exposés au froid et au vent, souligne le porte-parole de la station.

N’empêche, la soirée a été longue pour tous ceux qui sont demeurés prisonniers de l’Express du Village. C’est entre autres le cas du Granbyen Jean-Philippe Duval, qui était en compagnie d’un collègue de travail. Ils sont demeurés près de deux heures et demie perchés en hauteur. 

« On comprend que ce sont des choses qui peuvent arriver, mais aucune communication n’a été faite. On ne connaissait pas le plan. (...) Ils sont venus nous voir au bout d’une demi-heure pour nous dire qu’ils travaillaient sur une évacuation mécanique d’urgence, mais on est resté deux heures après sans que personne nous dise ce qu’il se passait. On était dans le brouillard », déplore M. Duval qui, bien qu’il ait eu froid, n’a pas souffert d’engelure. Il se réjouit d’ailleurs que le mercure n’ait pas glissé davantage sous le point de congélation.

Si lui et son ami ont attendu d’être évacués par l’équipe de patrouilleurs de la station, ce n’est pas le cas de six personnes qui se trouvaient un peu plus bas dans la remontée. Jean-Philippe Duval dit les avoir vu sauter de leur chaise pour se sortir de cette situation.

Selon lui, les autres skieurs qui prenaient place dans la chaise avec lui sont demeurés calmes, mais tous ont néanmoins ressenti une certaine frustration de se retrouver dans cette situation.

Retraités de GCM : QS demande à Québec d'agir

(Québec) Québec solidaire (QS) réclame que le gouvernement du Québec mette en place un régime d’assurance pension québécois inspiré du programme similaire établi il y a longtemps en Ontario, et il l’exhorte à faire pression sur Power Corporation du Canada dans le dossier des retraités de Groupe Capitales Médias (GCM).

L’initiative du député de Rosemont et responsable pour QS en matière de justice économique et fiscale, Vincent Marissal, est inspirée par le sort réservé à quelque 900 retraités de GCM qui verront leurs rentes fondent du tiers.

M. Marissal rappelle qu’avant eux, ce sont les employés de la chaîne au détail Sears, de la papetière White Birch et du fabricant d’électroménagers Mabe Canada qui ont connu un sort semblable. Ces personnes ont vu partir en fumée le fruit de toute une vie de travail, ou une partie, rappelle-t-il.

Le député de Rosemont a observé que le programme mis sur pied en Ontario affichait des surplus de plus de 736 millions au 31 mars 2018. À son avis, les retraités ontariens sont protégés en cas de faillite de leur entreprise.

Vincent Marissal réclame aussi que Power Corporation du Canada protège les retraites des anciens employés de GCM, comme il l’a fait pour les employés de La Presse.

M. Marissal, qui est lui-même un ancien employé de La Presse, accuse Power Corporation du Canada de s’être livrée ni plus ni moins qu’à une manigance comptable et immorale en ayant laissé des gens qui ont travaillé toute leur vie vivre leur retraite, et pour certains, vivre leurs dernières années dans la misère.

Il s’insurge d’avoir appris que l’ancien dirigeant de GCM, Martin Cauchon, ait été payé 500 000 $ par année pour, dit-il, mettre à mort les journaux régionaux. Voilà pourquoi, à son avis, le gouvernement québécois a la responsabilité de faire pression sur Power Corporation du Canada pour que la compagnie basée à Montréal remplisse ses obligations morales.

« Il s’agit de cas humains, de cas graves, de gens qui ont travaillé toute leur vie et qui ont été complètement largués par Power Corp, qui s’est lavé les mains, a insisté jeudi M. Marissal en point de presse à l’Assemblée nationale. (Les ministres) ont le pouvoir de prendre le téléphone puis de profiter des prochains cocktails à Montréal et ailleurs pour faire des pressions sur Power Corp puis leur dire : “Franchement, là, pas fort. Ce n’est pas fort, votre affaire.” »

« Si ce gouvernement-là met la pression, y compris publiquement, en disant : “On ne laisse pas tomber notre monde de même”, je pense que ça aurait un impact », a-t-il ajouté.

En 2015, Power Corporation du Canada a cédé ses six journaux à M. Cauchon qui a créé Groupe Capitales Médias. Plus tard, un organisme à but non lucratif a pris le contrôle de La Presse des mains du conglomérat qui a aussi allongé 50 millions pour assurer sa viabilité. La transaction prévoyait aussi que Power Corporation du Canada se porte garante des obligations passées du régime de retraite des employés de La Presse.

Les six journaux de Groupe Capitales Médias sont Le Soleil, Le Droit, La Tribune, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste et Le Quotidien.

Justice et faits divers

Accident de motoneige: les trois survivants ont quitté la région

Les trois rescapés de l’accident de motoneige de Saint-Henri-de-Taillon sont repartis pour la France, tôt jeudi matin. Les trois hommes, qui se portent bien malgré les circonstances, se sont dits très satisfaits et touchés par les services reçus après le tragique accident. La ministre Andrée Laforest leur a parlé en soirée mercredi et s’est rendue à leur hôtel à la première heure, jeudi, en compagnie du consul adjoint de France, Laurent Barbot.

Actualités

Douloureux souvenirs au lac Brompton

La tragédie survenue mardi soir au Lac-Saint-Jean n’est pas sans faire revenir de mauvais souvenirs dans la région de Valcourt, marquée il y a 25 ans par un événement tristement semblable.

Le 2 janvier 1995, quatre jeunes motoneigistes valcourtois avaient sombré dans les eaux du lac Brompton.

DOSSIER : Tragédie sur le lac Saint-Jean: 1 mort, 5 disparus

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Le guide aurait tenté de sauver le groupe

Justice et faits divers

Motoneigistes disparus : l'armée en renfort

Un hélicoptère des Forces armées canadiennes et une embarcation de la Sûreté du Québec s’ajoutent aux ressources déployées par la SQ afin de localiser les cinq motoneigistes français qui manquent à l’appel depuis mardi soir, à Saint-Henri-de-Taillon au Lac-Saint-Jean.

Deux motoneiges ont été repérées par les équipes de recherche, mercredi en fin de journée, à l’embouchure de la rivière Grande-Décharge. La Sûreté du Québec, dont l’opération de recherche continue de susciter l’intérêt des médias locaux, nationaux et même européens, annonce que le travail pourrait se poursuivre pendant encore plusieurs jours, voire des semaines. 

« C’est important de préciser que tous les effectifs d’hier seront présents aujourd’hui. En plus, il y aura l’ajout d’une nouvelle embarcation de plongeurs et de sauveteurs », a annoncé jeudi, vers 5h45, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu. 

Les Forces armées canadiennes sont sur place afin de prêter main-forte aux effectifs de la Sûreté du Québec qui sont dédiés aux opérations de recherche depuis mardi. Un hélicoptère permet de remplacer un des deux hélicoptères de la Sûreté du Québec qui s’est écrasé, mercredi après-midi, sur le plan d’eau. L’hélicoptère des Forces armées canadiennes a amorcé son travail de recherche, vers 9h30, aux limites d’Alma et de Saint-Henri-de-Taillon. L’hélicoptère survolait le secteur qui comprend plusieurs îles, dont les îles Beemer.

Les embarcations de sauvetage étaient aussi visibles à leur point de débarquement. Un kayakiste a également été observé sur le plan d’eau. Il est pour l’instant impossible de savoir si la personne est rattachée à une équipe de sauvetage.

La récupération des motoneiges qui se trouvent au fond de l’eau pourrait s’avérer complexe. La Sûreté du Québec détient de l’équipement pour ce type de manoeuvre. Toutefois, la collaboration de firmes privées pourrait être nécessaire.

« On a certains équipements qui permettent de localiser les objets. La récupération, c’est une autre paire de manches. Ça nous prendra davantage d’équipements », ajoute Hugues Beaulieu. 

La température de l’eau et l’absence de lumière ne facilitent en rien le travail des plongeurs.

De leur côté, les médias européens arrivent sur le terrain. Des représentants de TF1 (Télévision française 1) se sont présentés, jeudi matin, au quartier général de la Sûreté du Québec établi au Club des Amicaux à Saint-Henri-de-Taillon.

Arts

L’impuissance apaisée de Francine Ruel

À la fin du mois de septembre dernier, Francine Ruel était de passage au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Son plus récent livre, Anna et l’enfant-vieillard, était sur les tablettes depuis quelques jours seulement. Rares étaient alors les personnes qui connaissaient l’histoire de son fils qui vit dans la rue. En livrant son histoire, elle espérait atteindre son garçon. Quatre mois plus tard, ce dernier n’a toujours pas lu l’écrit, mais plusieurs milliers de lecteurs l’ont fait et ont été touchés par son histoire.

L’auteure, mais surtout la mère qui est assise devant la journaliste, est quelque peu différente quatre mois après une première rencontre. La peine est toujours visible lorsqu’il est question de son garçon, mais Francine Ruel semble plus légère. Une petite lueur s’est rallumée au fond de son regard bleu.

Justice et faits divers

Encore un mort sur l'autoroute 50

Le bilan mortel de l’autoroute 50 s’alourdit à un rythme effréné, alors qu’une sixième personne en 16 mois y est décédée dans une collision frontale, mercredi.

Sans dévoiler son identité, la Sûreté du Québec (SQ) a confirmé en fin de journée que la victime du premier accident mortel sur la 50, en 2020, était une femme de 54 ans, de Gatineau.

La victime circulait en direction ouest lorsqu’elle a dévié de sa voie pour se retrouver dans la direction opposée, à la hauteur de Buckingham. Elle a percuté de plein fouet un véhicule utilitaire sport (VUS) qui circulait vers l’est. Le conducteur du VUS n’a jamais pu l’éviter, alors que plus rien ne sépare ces deux voies, à cet endroit.

La SQ n’était pas en mesure de confirmer la cause exacte de ce changement de voie soudain, mercredi en fin de journée.

La violence de l’impact semble avoir fait reculer le VUS de quelques mètres, derrière sa course.

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Les techniciens en reconstitution d’accidents ont quitté la scène à 12 h 30, heure à laquelle le tronçon de la 50 compris entre le chemin Lépine et l’avenue de Buckingham a été rouvert à la circulation.

La femme au volant de la petite voiture était seule à bord. « Une analyse toxicologique sera effectuée auprès de la victime, a mentionné le sergent Marc Tessier, de la SQ. Des inspections mécaniques seront effectuées sur les véhicules impliqués. »

La SQ a rajouté qu’elle interpellera le coroner dans cette affaire.

Deux personnes circulaient dans le VUS. 

L’une d’elles reposait toujours dans un état critique, mais stable, mercredi soir. L’autre personne a été grièvement blessée, mais sa vie n’est pas en danger.

Cette collision frontale s’ajoute aux trop nombreuses autres s’étant produites sur un tronçon de la 50 où les voies séparées deviennent contiguës.

Six personnes ont perdu la vie dans des circonstances semblables sur l’autoroute 50, entre Mirabel et Gatineau, depuis le 7 septembre 2018. 

La moyenne dépasse, depuis cette date, un décès aux trois mois. Les victimes ont toutes été impliquées dans une collision frontale dans un secteur ou rien ne sépare les voies opposées. 

Les secteurs du chemin Lépine, de L’Ange-Gardien, du chemin Doherty, de Lochaber, de Montebello et de Grenville-sur-la-Rouge ont tous connu de tels drames.

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Justice et faits divers

Motoneigistes disparus au Lac-Saint-Jean: un hélicoptère de la SQ s’écrase sur le site des recherches

L’un des deux hélicoptères Bell 206 de la Sûreté du Québec qui participaient aux recherches des cinq motoneigistes disparus s’est écrasé sur les glaces du lac Saint-Jean un peu avant 15 h.

Le pilote, qui était seul à bord, a été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie. Il était encore conscient quand ses collègues sont allés à son secours et il a été héliporté à l’hôpital de Roberval.

Selon les premières informations, il survolait le secteur de l’île Beemer lorsque l’accident est arrivé.

On ne connaît pas les causes de l’écrasement, mais le survol des plans d’eau gelés en hiver est très dangereux, car l’absence d’horizon, en raison de la surface blanche, peut désorienter le pilote. S’il est à basse altitude, le phénomène est amplifié par la neige soulevée par le rotor. Dans la communauté de l’aviation, on appelle ce phénomène le voile blanc (white out en anglais).

Faits divers

Décès au palais de justice de Trois-Rivières: aucun défibrillateur dans le quartier cellulaire

Trois-Rivières - Est-ce que la présence d’un défibrillateur dans le quartier cellulaire du palais de justice de Trois-Rivières aurait permis de sauver la vie de Maxime Drouin?

Il faudra attendre les conclusions du coroner ou du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) pour éclaircir cette question. En effet, pour la deuxième fois en moins d’une semaine, le BEI va se pencher sur un décès qui s’est produit en Mauricie. Il a annoncé, mercredi matin, qu’il allait enquêter sur la mort de Maxime Drouin, survenue mardi midi, au palais de justice de Trois-Rivières.

L’homme de 41 ans s’est effondré dans le quartier cellulaire du palais de justice après son passage devant le juge. Les agents des services correctionnels ont alors constaté qu’aucun défibrillateur ne se trouvait sur place. Une situation dénoncée par leur syndicat. 

«Les agents ont cherché un défibrillateur, ce qui est navrant c’est qu’il n’y en a pas dans le pavillon cellulaire. Le ministère de la Sécurité publique n’a pas jugé bon d’en mettre un. C’est aberrant parce que c’est un outil qu’on connaît et qu’on sait utiliser comme intervenant de première ligne. Les agents ont été obligés de demander aux constables d’amener celui qui est dans le palais de justice», dénonce Mathieu Lavoie, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels (SAPSCQ-CSN).

En effet, deux défibrillateurs se trouvent dans le palais de justice qui est sous la responsabilité du ministère de la Justice, mais aucun dans le quartier cellulaire qui est régi par le ministère de la Sécurité publique. «Il y avait un besoin et on n’avait pas l’outil nécessaire. Il a fallu demander celui du palais de justice, ce qui est assez ridicule», souligne M. Lavoie.

Selon les informations préliminaires obtenues par le BEI, le résident de Bécancour a été arrêté, lundi, par deux agents de la Sûreté du Québec en vertu de plusieurs mandats.

Il a alors été conduit au poste de Shawinigan de la Sûreté du Québec pour être détenu en attendant sa comparution prévue mardi. Les deux mêmes policiers l’ont amené au palais de justice où il a été remis aux agents des services correctionnels. Mais Maxime Drouin ne collaborait pas avec les agents des services correctionnels, il était voire même violent. «Il n’obtempérait pas. Il était agressif. Il a d’ailleurs essayé d’agripper un des agents», raconte M. Lavoie.

Est-ce qu’il était intoxiqué ou en crise en raison de troubles mentaux? Quoi qu’il en soit, le juge ainsi que les autres personnes présentes ont tout de suite remarqué qu’il n’allait pas bien du tout. Dans l’enregistrement sur le passage de Maxime Drouin devant la cour, on entend d’ailleurs le juge David Bouchard déclarer d’entrée de jeu que «monsieur est mal en point». Il a émis une ordonnance pour évaluer son aptitude à comparaître en mentionnant notamment que l’individu est «amoché complètement». 

Sa présence devant le tribunal n’a même pas duré deux minutes. «Il y avait une problématique. Le juge le voyait et les agents aussi en étaient conscients dans l’attitude de la personne, dans l’agressivité qu’elle démontrait. Par la suite, elle a été ramenée aux cellules, et à ce moment-là, les agents ont remarqué sa détresse. Ils sont donc intervenus au niveau des premiers soins», mentionne M. Lavoie.

Neuf enquêteurs du BEI sont chargés de ce dossier. Le BEI a fait appel au Service de police de la Ville de Montréal pour agir comme corps de police de soutien. Le BEI demande à quiconque aurait été témoin de cet événement de communiquer avec lui via son site web au www.bei.gouv.qc.ca.

Maxime Drouin compte plusieurs dossiers judiciaires notamment possession de méthamphétamine, entrave au travail des policiers, bris d’engagement. Il avait fait l’objet d’un avis de recherche en mars. Il ne donnait plus de nouvelles à ses proches qui s’inquiétaient pour sa santé et sa sécurité. Il avait été retrouvé sain et sauf, à Trois-Rivières.

Rappelons que le BEI mène aussi une enquête sur le décès de Benoit Chabot abattu par des policiers de la Sûreté du Québec, vendredi soir, dans le secteur Grand-Mère, de Shawinigan. L’homme de 26 ans, qui était en possession de couteaux, n’aurait pas obtempéré aux ordres des policiers de lâcher ses armes. Les agents auraient d’abord tenté de l’immobiliser à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique mais sans succès.

Ce décès rappelle celui de Gilles Cassivi survenu, le 21 août dernier, alors qu’il sortait d’un fourgon cellulaire pour retourner à la prison de Trois-Rivières après sa comparution au palais de justice de Shawinigan. Le ministère de la Sécurité publique mène une enquête sur ce décès ainsi que le coroner.

Avec la collaboration de Nancy Massicotte

justice

Tournée des Walmart: le chauffeur plaide coupable

SHERBROOKE - James Champagne-Reed, de Saint-Jean-sur-Richelieu, a reconnu avoir aidé une mauvaise fréquentation qui faisait la tournée des Walmart où il volait divers articles.

L'homme a servi de chauffeur le 8 février 2019 pour le vol orchestré par Gabriel Balthazar au Walmart de Magog.

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Ils fuient les policiers avec un bébé à bord après un vol au Walmart

Ce jour-là, Balthazar avait été repéré par le service de sécurité du Walmart de Magog qui a alerté les policiers. Balthazar venait de remplir un panier d'objets pour une valeur de plus de 1100 $.

Le criminel faisait la tournée des Walmart pour y voler des objets afin de les revendre pour se payer de la drogue.

Il volait entre autres des balayeuses intelligentes.

Après son arrestation, il a mentionné aux policiers qu'il faisait deux à trois vols par jour dans des magasins Walmart et que c'était en quelque sorte son travail.

Lors du vol de Magog, Champagne-Reed attendait dans son véhicule que Balthazar sorte du Walmart.

« La poursuite a duré environ cinq minutes. Il y avait beaucoup de circulation à Magog », a expliqué au tribunal son avocate Me Caroline Saint-André de l'aide juridique.

Un rapport présentenciel a été demandé au tribunal avant que la peine soit imposée.

James Champagne-Reed possède entre autres des antécédents judiciaires de vol qualifié. Les observations sur la peine se dérouleront le 29 avril.

« Mon client est sur la bonne voie. Il est passé à autre chose. Il regrette amèrement s'être laissé impliqué », a mentionné au tribunal Me Saint-André.

C'est Me Geneviève Crépeau qui représente le ministère public dans cette affaire.

Gabriel Balthazar a été condamné à 13 mois de prison après avoir avoué plusieurs vols semblables dans des magasins Walmart. James Champagne-Reed a reconnu, mardi au palais de justice de Sherbrooke, avoir participé au vol du Walmart de Magog le 8 février 2019 et d'avoir orchestré la fuite.