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Actualités

L’activité malveillante s’intensifie dans les réseaux informatiques au pays

L’activité malveillante et les tentatives d’intrusion dans les réseaux informatiques étatiques seraient de plus en plus intenses depuis plusieurs jours au Québec et au Canada, affirment des spécialistes reconnus dans le domaine de la cybersécurité contactés par Le Droit.

La même tendance a été observée dans les pays européens touchés par la COVID-19 au cours des dernières semaines. Des tiers malveillants tentent de s’en prendre aux réseaux informatiques des gouvernements dans l’espoir de déstabiliser le pays. «C’est commencé ici aussi, assure Antoine Normand, président de In-Sec-M, une grappe réunissant des entreprises spécialisées dans la cybersécurité. Je vois passer énormément d’avertissements concernant différentes menaces, c’est assez impressionnant. Plusieurs avis en provenance des services de renseignement canadien identifient des listes de domaines à bannir parce qu’ils ont été utilisés dans des attaques informatiques ailleurs dans le monde. On est vraiment dans une situation où des acteurs malveillants, qu’ils soient privés ou étatiques, tentent de déstabiliser des pays.»

Sports

Andrew Ranger perd son principal commanditaire

 Non, Andrew Ranger n’a pas contracté la COVID-19. Mais voilà, il est une victime collatérale du virus.

Ranger, champion de la série canadienne de NASCAR en 2019, a appris cette semaine que Mopar, son principal commanditaire et celui qui met du beurre sur son pain, n’allait pas l’appuyer lors de la prochaine saison. Ce qui veut dire que le pilote originaire de Roxton Pond ne pourra vraisemblablement pas courir.

« Lorsqu’il m’a appris la nouvelle, mon patron Jon Camilleri était défait, explique Ranger. J’avais signé mon nouveau contrat récemment (un contrat d’un an) et tout était prêt en vue de la prochaine saison. Mais le coronavirus est arrivé, Chrysler a dû fermer ses usines et toutes les ententes de partenariat en sport automobile ont été annulées. Ce maudit virus fait mal à tout le monde. »

Bien sûr, direz-vous, Ranger pourrait se tourner vers d’autres entreprises. Mais à l’heure où tout ferme, à l‘heure où les mises à pied se comptent par milliers sinon par centaines de milliers, il aura de la misère à trouver du support. Même si on parle du pilote no. 1 au pays en NASCAR.

« Anyway, ce n’est pas le temps de quêter de l’argent pour les courses. Les gens sont en mode survie présentement. Les courses, c’est tellement secondaire dans le contexte actuel. »

Les gens de Mopar ont toutefois assuré Ranger qu’il demeurait leur pilote, leur homme de confiance.

« Notre relation d’affaires n’est pas terminée à jamais. C’est fini pour cette année, c’est tout », tient-il à préciser.

D’autres victimes ?

Mais voilà, on peut penser que si une multinationale comme Chrysler est dans l’obligation de mettre la hache dans ses contrats de commandites, d’autres pilotes vont aussi finir par en payer le prix, victimes des mêmes circonstances.

« Moi, je suis là, j’en parle, mais j’ai peur pour mes collègues également, dit-il. On risque tous d’avoir les mêmes problèmes. »

Pour leur part, les dirigeants de la série canadienne de NASCAR ne se sont toujours pas manifestés par rapport à la situation liée à la COVID-19. La saison doit débuter le 17 mai, à Bowmanville, et la série n’a encore émis aucune communication à cet effet.

Il y a la question de la santé publique, bien sûr, mais aussi celle de l’argent. Car s’il y a un sport où l’argent est le nerf de la guerre, c’est bien celui de la course automobile. Et la série Pinty’s a aussi besoin de ses commanditaires.

Bref, faudra voir.

Actualités

Édith Blais est rentrée à Sherbrooke

Édith Blais est rentrée à la maison. Dans un communiqué diffusé par sa famille jeudi soir, on annonce que la jeune femme, enlevée au Burkina Faso en décembre 2018, est en bonne santé et qu’elle se sent bien physiquement et mentalement.

La Sherbrookoise se trouve actuellement en quarantaine auprès de sa famille.

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Actualités

Kaleido, anciennement Universitas, victime d’une cyberattaque

Kaleido, anciennement Universitas, a été victime d’une cyberattaque dans la journée du 24 mars. Une enquête est en cours chez le spécialiste des régimes enregistrés d’épargne-études (REEE), basé à Québec. Par mesure de sécurité, tous les systèmes informatiques et opérationnels ont été temporairement suspendus.

Les clients ne seraient pas affectés par cette attaque, assure la direction. Les placements seraient protégés, selon les informations préliminaires diffusées par l’entreprise.

Actualités

De la bière livrée sur votre perron

Vous avez connu l’époque où les pintes de lait étaient livrées sur le perron des maisons chaque matin? À Sherbrooke, vous pouvez désormais recevoir vos bouteilles de houblon préférées sur votre palier.

Pour aider les gens à rester chez eux en ces jours de confinement, les services de livraison se multiplient. Bières dépôt Au Vent du Nord fait partie des entreprises qui sont proactives dans la tempête. Depuis mardi, le commerce spécialisé dans la vente de bières de microbrasserie offre le Vent du Nord « sul fly », un service de commande en ligne et de livraison à domicile.

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Affaires

Du crabe dans nos assiettes dès jeudi

MATANE — Mercredi, aux petites heures du matin, il y a avait beaucoup de fébrilité sur les quais, alors que s’ouvrait la pêche au crabe des neiges dans la zone 17. Un total de 23 bateaux ont pris la mer vers 5h avec chacun à leur bord 85 casiers. Le populaire crustacé pourra ainsi se retrouver dans nos assiettes pour le souper de jeudi.

«Ça a très bien été, raconte le président de l’Association des pêcheurs de crabe de la zone 17, René Landry, en parlant de la première journée de pêche. La mer était calme comme de l’huile! C’était merveilleux!» La zone 17, qui s’étend de Trois-Pistoles au Bas-Saint-Laurent à Rivière-à-Claude en Gaspésie et des Escoumins à Pointe-des-Monts sur la Côte-Nord, est la première à être ouverte à la pêche au crabe. 

Restera à savoir si les prises seront bonnes lorsque les pêcheurs relèveront leurs casiers jeudi, d’autant plus qu’ils doivent composer avec une baisse de leur quota de 43 % par rapport à l’année passée qui, déjà, avait accusé une diminution de 25 %. De 2230 tonnes l’an dernier, le total des captures autorisées passe à 1277 tonnes cette saison. «J’ai hâte de voir les débarquements, lance M. Landry. L’an passé, ça a été vraiment difficile. Il y a 520 tonnes qui n’ont pas été prises. C’est du jamais-vu!»

La pêche au temps du coronavirus

Selon René Landry, les pêcheurs de crabe sont soucieux du respect des recommandations visant à réduire la propagation de la COVID-19, d’autant plus que l’espace sur les navires est restreint. «C’est le capitaine-propriétaire qui a toute la responsabilité de ça, explique-t-il. Les pêcheurs se lavent les mains et quand ils travaillent sur le pont, ils ont des gants. Si le capitaine voit qu’il y en a un qui tousse ou qui fait de la fièvre, il reste sur le quai. Il ne faut pas qu’il contamine les autres!» Pour le président de l’Association, c’est d’autant plus important que la pêche n’est autorisée que pour une période de temps limitée, sans compter que des restrictions peuvent s’appliquer à la mi-juin pour protéger les baleines noires. La fermeture de la saison est fixée au 24 juin.

Justement pour endiguer la propagation du virus, l’Association des pêcheurs a exceptionnellement interdit aux gens de se rassembler sur les quais pour observer le départ des navires. «On a mis une pancarte et il y a des blocs de ciment, décrit René Landry. Ce sont juste les personnes autorisées.» Mais mercredi matin, quelques récalcitrants ont défié les règles. «On a eu des problèmes un petit peu, mais il y a eu une barrière d’installée et les polices sont apparues, raconte René Landry. On est à la veille de mettre une personne à plein temps pour contrôler la circulation. Si ce n’était pas de la COVID-19, moi, personnellement, comme président, j’aime ça que le monde vienne voir les pêcheurs!»

COVID-19

Un premier décès en Estrie

Un premier décès est survenu en Estrie en raison de la pandémie de la COVID-19. Le CIUSSS de l’Estrie a confirmé la nouvelle, mais a refusé de donner de l’information supplémentaire. L’Estrie a aussi vu son nombre de cas d’infection à la COVID-19 augmenter de 39 mercredi ce qui porte le total pour la région à 169.

L’Estrie est donc encore mercredi la deuxième région la plus touchée par la pandémie du coronavirus au Québec. Seule la région de Montréal (603 cas) a plus de cas de la COVID-19 sur son territoire. La Montérégie, avec 148 cas, est également touchée sévèrement. Au Québec, ce sont 1339 cas qui sont confirmés.

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« Je n’ai pas toutes les explications, admettait Dr Alain Poirier, directeur de santé publique en Estrie, mardi en conférence de presse. En terme de population, on est à peu près 1/16 du Québec, mais on a 1/8 des cas, c’est le double ! Il y a plusieurs hypothèses dont la principale est que l’Estrie est une région où les gens ont voyagé plus. »

« Est-ce qu’on a voyagé dans des destinations où il y avait plus de cas, ça peut être une explication, mais je n’en ai pas de meilleures, ajoutait-il. On espère juste qu’on ne va pas continuer dans le peloton de tête parce qu’on fait toutes les mesures pour protéger la population. »

La Santé publique de l’Estrie ne tient pas de point de presse pour répondre aux questions des journalistes mercredi.

Questionnée à savoir s’il y a une éclosion de cas dans un autre milieu pour personnes âgées en plus du Manoir Sherbrooke, la Santé publique s’est montrée laconique.

« Comme pour les autres cas, nous ne commentons pas une situation ou un cas en particulier à moins qu’il y ait un enjeu majeur, peut-on lire dans la réponse acheminée par courriel. Nous n’émettrons aucun commentaire supplémentaire sur cette information. »

Valcourt

Par ailleurs, La Tribune a appris qu’un employé de la succursale de Valcourt, de la Caisse Desjardins du Val-Saint-François, a contracté le fameux virus.

Ce dernier a été retiré du travail et un protocole strict a été mis en branle, assure Jean-Benoit Turcotti, conseiller en communication chez Desjardins.

« Nous avons informé la Direction de la santé publique qui verra à procéder à l’enquête adéquate en pareil cas », dit-il, quand on lui demande si l’employé en question a pu avoir des contacts avec des usagers de la caisse.

« La santé et la sécurité de nos employés et celles de nos membres demeurent une priorité. »

Affaires

L’épicerie… à l’auto

Pour donner un coup de pouce aux gens et pour faire face à la crise de la COVID-19, l’entreprise Fruits et légumes de l’Estrie (FLE) se réinvente et lance un original service d’épicerie à l’auto.

« Ça aide la population à s’approvisionner en denrées alimentaires de façon sécuritaire sans avoir à mettre les pieds dans les magasins à grande surface. Et ça permet à plusieurs de mes employés de garder leur travail », souligne Antoine Latendresse.

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Actualités

Les alumineries ne ferment pas

Les alumineries ne fermeront finalement pas leurs portes, mais devront réduire leurs activités au « minimum ».

Le gouvernement Legault a intégré la production de l’aluminium dans sa liste de services essentiels, quelques heures après avoir annoncé l’arrêt des alumineries dans son point de presse quotidien, lundi après-midi.

« Une entreprise qui fait de l’aluminium, des autos, des avions, ça va être fermée », a affirmé le premier ministre, questionné sur le type d’entreprises qui devaient fermer ses portes à partir de minuit mardi.

Cette sortie avait pris par surprise toute l’industrie de l’aluminium. Parce que la fermeture de cuves implique d’importants délais et coûts. Les cuves d’aluminium en fusion doivent être opérées sur une base continue, afin d’éviter que le métal ne durcisse dans celles-ci. Une fermeture peut prendre quelques semaines à préparer. Et une réouverture aussi, avec des coûts pouvant dépasser les quelques dizaines de millions de dollars. « Si les usines ferment, certaines ne rouvriront pas », ont craint des employés joints par Le Quotidien. Ces derniers faisaient référence au Complexe Arvida, lequel possède de plus vieilles installations qu’à Alma.

Après avoir discuté avec l’industrie, lundi après-midi, le gouvernement a reconnu le caractère stratégique de l’industrie de l’aluminium primaire. L’Association de l’aluminium du Canada (AAC), qui représente Alcoa, Alouette et Rio Tinto, a assuré que ces entreprises allaient suspendre les activités jugées non essentielles au maintien de ses opérations.

« Le maintien de nos activités essentielles se fera en appliquant les meilleures pratiques d’hygiène dans les circonstances et l’ensemble des recommandations de la santé publique, afin d’assurer à nos employés et à leur famille un environnement de travail sécuritaire à tout moment. Cette contribution à l’effort national n’est pas sans conséquences pour notre secteur, mais nous nous devons, comme tous les Québécois, de mettre l’épaule à la roue afin de limiter les impacts de cette crise », a fait savoir l’association, par l’entremise d’un communiqué de presse.

En effet, les mesures de sécurité vont grimper d’un cran. Les travailleurs pourraient devoir porter des gants, un masque et des lunettes de sécurité dans les prochains jours.

Il a toutefois été impossible de savoir quelles activités allaient être mises de côté par Rio Tinto et combien d’employés pourraient être en congé forcé au cours des trois prochaines semaines. L’entreprise n’était pas en mesure de dire ce que ça représentait de réduire au « minimum » ses activités.

L’industrie de l’aluminium primaire emploie 8000 personnes au Québec, dont 3500 au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Ski

Fin de la saison de ski au Québec

Les amateurs de ski québécois devront attendre à l’hiver prochain avant de dévaler les pentes à nouveau, alors que la pandémie de coronavirus force les stations de ski de mettre un terme à leurs activités quelques semaines avant la fin de saison habituelle.

L’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) a confirmé dimanche que les activités ne reprendront pas cette saison.

« Tous les propriétaires et exploitants de stations de ski sont lourdement affectés par la situation actuelle. Au-delà des pertes financières et des mises à pied qu’entraîne la fin précipitée de nos activités hivernales, nous comprenons que ce sont toutes les communautés qui sont impactées par la crise », a indiqué le président du conseil de l’ASSQ, Jean-Michel Ryan.

L’association précise que les skieurs qui ont payé pour des produits non utilisés, comme des cours de ski, auront l’option d’être remboursés ou de l’utiliser la saison prochaine. L’ASSQ lance par ailleurs un appel à la population de «respecter la consigne de montagne fermée et de ne pas tenter d’accéder aux domaines skiables».

Actualités

Des certificats-cadeaux afin de soutenir l’économie locale

Dépenser selon vos habitudes prépandémiques pour soutenir l’économie locale si vous recevez une paie normale. Et ce sans sortir de chez vous.

Pour soutenir les commerçants locaux qui ont été contraints de fermer leurs portes ou qui voient leur achalandage réduit presque à néant, la Sherbrookoise Mylène Rioux a lancé cette initiative. Elle invite tous les privilégiés qui, comme elle, ont encaissé cette semaine un chèque de paie non altéré par la pandémie à encourager une entreprise de la région en lui achetant en ligne un certificat-cadeau.

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« Ce matin, même si ma vie n’a plus rien de normal, j’ai reçu une paie normale. Tout le monde n’a pas cette chance. Alors j’ai décidé que tant que j’aurai ce luxe, je supporterai à ma façon nos entrepreneurs locaux pour qui les prochaines semaines seront difficiles », écrivait récemment sur les réseaux sociaux la directrice générale du Centre d’éducation populaire (CEP) de l’Estrie, invitant ceux qui sont dans la même situation qu’elle à l’imiter.

Elle a opté pour un certificat-cadeau qui lui permettra de manger au centre-ville avant d’aller au cinéma, encourageant deux commerces du même coup, ou du même déboursé.

« Je n’achèterais pas un certificat-cadeau de 1000 $ d’un commerce où je ne vais jamais. Je choisis selon mes habitudes. Si normalement, je vais à ce resto une fois par semaine, j’achète un certificat. Et quand il rouvrira, j’irai deux fois par semaine grâce à mon certificat. Parce que si j’y vais juste une fois, j’aurai juste déplacé ma dépense et le commerçant ne sera pas avantagé », explique Mme Rioux.

« On est plusieurs à avoir une paie, je pense à tous les employés de l’État ou à ceux qui peuvent faire du télétravail. Si tout le monde qui est chez lui et qui dépense moins qu’à l’habitude achète des certificats-cadeaux, ça peut faire une différence », ajoute-t-elle.

Mme Rioux est consciente qu’il y a un risque. Un risque que le commerce ferme définitivement ses portes si la lutte au COVID-19 s’éternise, mais elle considère que le risque en vaut la chandelle. « C’est un risque solidaire », lance-t-elle.

COVID-19

Arrêté ministériel: «Ça ne touche pas les enseignants»

Les commissions scolaires ont semé l’émoi, mercredi soir, en diffusant un arrêté ministériel stipulant que tout employé du secteur de l’éducation pourrait être appelé à faire des tâches autres que celles prévues aux conventions collectives.

Mais pour la présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska, qui représente les enseignants de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

« Logiquement, ça ne touche pas les enseignants, soutient Sophie Veilleux. Le but, ce n’est pas de faire faire de la plomberie aux professeurs ou de les envoyer dans les CHSLD ! »

L’objectif est de « s’assurer de pouvoir mettre en place des services de garde adéquats pour les personnes travaillant dans les services essentiels » comme les infirmières, les pharmaciens et les policiers, précise-t-elle.

S’il vient à manquer d’éducatrices en garderie, les enseignants pourraient être appelés en renfort, car « la priorité est de maintenir les services ».

Mme Veilleux reconnaît que la mesure « pourrait s’appliquer éventuellement à des enseignants », s’il manque d’éducatrices, mais ils « seraient utilisés en dernier recours » et d’abord sur une base volontaire. 

La situation est tout de même « préoccupante » aux yeux d’Éric Plourde, président du Syndicat de l’enseignement du Haut-Richelieu, qui représente les enseignants de la commission scolaire des Hautes-Rivières, car les conventions collectives se trouvent d’un coup modifiées.

« Sans nos conventions collectives ni notre filet social, on fait quoi ? », demande-t-il.

Un retour à l’école... virtuel ?

En ce qui concerne la suite des activités scolaires, la question d’éventuels cours donnés via internet est également discutée à Québec, tout comme l’annulation pure et simple de l’année scolaire.

« Pour le moment, il y a beaucoup de situations hypothétiques, dit Paméla Blouin, coordonnatrice aux communications à la commission scolaire du Val-des-Cerfs, par courriel. Nous nous préparons en vertu de différents scénarios. Nous devons toutefois attendre les prochaines directives ministérielles pour confirmer nos actions. »

Elle ajoute : « Nos énergies sont actuellement déployées pour assurer le fonctionnement des mesures d’urgence et des services essentiels, dont les services de garde d’urgence scolaires. Les services éducatifs et les directions d’établissement réfléchissent également à des ressources éducatives en ligne qui pourraient être suggérées aux parents dans l’éventualité où la fermeture des établissements scolaires serait prolongée ».

Val-des-Cerfs ne donne pas d’entrevue téléphonique, écrit Mme Blouin, puisque « les situations sont encore hypothétiques en ce qui concerne les événements après le 27 mars ».

Canaux de communication

La présidente du SEHY déplore que la commission scolaire ait coupé les canaux de communication en ces temps de crise du coronavirus. 

« On me répond, mais pour me dire qu’il n’y a pas de réponse », dit Sophie Veilleux.

Elle fait remarquer que plusieurs enseignants sont suppléants, à forfait ou surnuméraires et qu’ils s’inquiètent de connaître la suite des choses puisqu’ils ne sont présentement pas payés. 

« On me dit qu’il y a des choses plus urgentes à traiter. Mais ils ont des factures à payer eux aussi. »

Tous les établissements d’enseignement du Québec sont fermés au moins jusqu’au 27 mars ; les enseignants titulaires restent rémunérés.

Actualités

Un «effort de guerre», dit Guilbault

« La guerre que l’on mène contre le coronavirus repose sur un effort de guerre qui doit être fait par tout le monde. La meilleure façon de protéger les autres c’est de se protéger soi-même. »

La vice-première ministre du Québec Geneviève Guilbault insiste sur l’importance de respecter les consignes d’isolement dictées par le gouvernement du Québec. Elle lance un message particulier aux personnes de 70 ans et plus de rester à leur domicile.

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Convaincre les récalcitrants

Actualités

Desjardins annonce des «mesures d’allègements»

Reconnaissant que la situation actuelle crée des difficultés financières à plusieurs personnes, Desjardins a annoncé mercredi des «mesures d’allègements» de paiement.

«Les membres et clients particuliers qui auraient de la difficulté à faire face à leurs obligations financières peuvent dès maintenant communiquer avec Desjardins qui analysera chaque situation au cas par cas», indique le porte-parole Jean-Benoît Turcotti par communiqué. 

«Les solutions proposées pourraient aller jusqu’à un allègement des paiements pour l’ensemble des produits de financement. Ces allègements n’auront aucune incidence négative sur la cote de crédit des membres et clients qui s’en prévaudraient. De la même façon, Desjardins analysera au cas par cas les demandes de crédit pour les membres et clients qui auraient un besoin rapide de liquidité.» 

Le Mouvement recommande également à ses clients de privilégier les services en ligne et au guichet plutôt qu’en personne. 

À cet égard, il souligne que plusieurs points de service sont fermés depuis mercredi, dont l’imposant Carrefour de la coopération situé rue Principale, à Granby (tous les guichets des points de service demeurent cependant ouverts). 

Dans l’est de la Montérégie, ceux qui restent ouverts pour rencontrer du personnel sont situés aux Halles de Granby (60, rue Moreau), à Bromont (730, rue Shefford), Waterloo (4990, rue Foster), Cowansville (101, rue Principale), Acton Vale (1100, rue Saint-André), Saint-Théodore-d’Acton (1698, rue Principale), Sutton (47, rue Principale Nord), Saint-Pie (65, avenue Saint-François), Farnham (200, rue Desjardins Est), Bedford (25, rue Rivière) et Saint-Césaire (2570, route 112). 

Pas moins de 92 % des transactions des clients de Desjardins se font déjà de façon virtuelle, dit M. Turcotti. 

Tous les services sont maintenus et les membres qui avaient rendez-vous au cours des prochaines semaines seront contactés afin que les rencontres soient maintenues, reportées ou se fassent par téléphone ou dans un point de service ouvert. 

Aucune pénurie d’argent liquide n’est envisagée, ajoute Desjardins.

COVID-19

Vaccin : un Sherbrookois domine la course

Moderna, une société de biotechnologies américaine basée à Cambridge au Massachusetts, est en tête dans la course au vaccin contre le nouveau coronavirus qui frappe la quasi-totalité de la planète. Un Sherbrookois fait partie de l’équipe qui travaille nuit et jour sur une solution.

L’entreprise a débuté les premiers essais cliniques cette semaine. Le laboratoire, qui travaille en collaboration avec l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), a choisi un groupe de 45 adultes volontaires et en santé âgés entre 18 et 55 ans pour faire les tests qui se déroulent sur une période de six semaines à Seattle.

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Moderna est une société cotée en bourse qui compte environ 700 employés. Le Sherbrookois Nicolas Chornet y joue un rôle clé à titre de vice-président senior de la production et directeur général. L’ancien élève du Séminaire de Sherbrooke a fait ses études en génie chimique au Colorado School of Mines. Il est le fils d’Esteban Chornet et le frère de Michel et feu Vincent Chornet de l’entreprise Enerkem.

Le vaccin expérimental testé, le mRNA-1273, a été mis au point par les chercheurs de Moderna et de NIAID. Un délai de 18 mois est estimé entre les essais et la mise en marché du vaccin s’il s’avérait efficace. 

D’autres recherches sont en cours dans le monde pour trouver un vaccin contre la COVID-19, mais Moderna est la première société à passer à l’étape d’essais cliniques.

Étude de la COVID-19 à l’UdeS

Par ailleurs, les organismes de financement de la recherche du Canada ont récemment annoncé l’octroi de subventions dédiées à la recherche en lien avec la COVID-19 d’un montant total de 26,8 M$ et qui viendront soutenir 47 projets. 

Parmi ces chercheurs et chercheuses, cinq d’entre eux œuvrent avec leurs équipes dans les universités québécoises, notamment Richard Leduc, de l’Université de Sherbrooke, qui travaille en collaboration avec Éric Marsault, de l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke.

Les travaux porteront sur plusieurs dimensions de la COVID-19. Par exemple, seront étudiés le traitement, la prise en charge clinique, le diagnostic, les vaccins, la dynamique sociale, la communication et la confiance, les interventions en santé publique et leurs répercussions, la coordination, gouvernance et la logistique et la dynamique de la transmission. 

Avec Agence France-Presse

Actualités

Porno juvénile: 20 mois de prison pour un ancien militaire

Même si elle n’est qu’écrite, la pornographie juvénile doit être dénoncée et punie par les tribunaux.

Voilà le message envoyé mardi par un juge de la Cour du Québec en condamnant un septuagénaire de Shefford, en Montérégie, à 20 mois de prison.

Bernard Tremblay, un ancien militaire âgé de 74 ans, avait été arrêté pour possession et distribution de pornographie juvénile ainsi que leurre d’enfant.

Au terme d’un procès, il a été trouvé coupable des deux premières infractions, la cour ne pouvant prouver qu’il connaissait l’âge des internautes avec qui il était jadis en contact.

Pour le reste, les enquêteurs avaient saisi, dans son ordinateur, une quantité « extrêmement importante » de pornographie que l’accusé collectionnait méticuleusement, a indiqué le juge Serge Champoux devant une salle d’audience presque vide au palais de justice de Granby. 

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Mais seule une partie était illégale. Dans celle-ci, la photo d’une fillette se livrant à de la bestialité est ce qui a mis la puce à l’oreille des policiers.

M. Tremblay est également l’auteur de plusieurs récits, « des histoires sordides », a dit le juge, où il se met en scène et qui évoquent des scènes de bestialité avec des jeunes enfants et des viols à répétition.

« La pédopornographie n’est pas un crime sans violence, même s’il ne s’agit que de récits écrits, a rappelé le juge Champoux. Ce sont des gestes sexuels extrêmement envahissants et détaillés et ça cautionne, chez les esprits déviants, une certaine forme d’acceptabilité. »

« Il y a lieu de signifier à tous la gravité de ces infractions et la réprobation sociale. »

Discipline

En livrant sa sentence, le tribunal a tenu compte de l’âge de M. Tremblay et de sa santé précaire. L’accusé a également indiqué avoir été violenté sexuellement étant jeune et avoir grandi dans un environnement exempt d’affection.

Son risque de récidive est « bien limité », mais « il ne reconnaît pas automatiquement qu’il a mal agi ou qu’il le regrette », ajoute le juge. C’est grâce à sa discipline militaire, et non ses convictions, qu’il respecte les restrictions émises par la cour depuis son arrestation.

En plus d’avoir à respecter une probation de deux ans à sa sortie de prison, il lui sera interdit de se trouver en présence de mineurs pendant 10 ans ou d’utiliser internet pour en contacter, ou encore d’utiliser des logiciels de partage de contenus. Il doit aussi se soumettre à toute thérapie jugée nécessaire concernant sa déviance sexuelle.

Un échantillon de son ADN sera prélevé pour archivage et il sera inscrit à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.

Bernard Tremblay n’avait pas d’antécédent judiciaire. En début d’audience, il a mentionné au juge que trop de temps s’était peut-être écoulé entre son arrestation et sa sentence, faisant référence à l’arrêt Jordan. 

Mais son avocat, Me Nicolas Cossette, lui a indiqué que les délais dans son dossier n’étaient pas tous attribuables à la poursuite et au système judiciaire et qu’en conséquence, ils n’étaient pas déraisonnables. Il n’avait pas déposé de requête en ce sens non plus.

Justice

Meurtre à Shawinigan: deux autres suspects comparaissent

SHAWINIGAN — Les deux autres personnes qui ont été arrêtés lundi dans la foulée de l’enquête sur le meurtre de la rue Dufresne à Shawinigan survenu le 10 mars dernier ont comparu au palais de justice de Shawinigan.

Les deux suspects sont Étienne Deschênes, 18 ans, et Dannika Therrien Fortin, 25 ans. Ce couple de Shawinigan aurait comploté entre les le 8 et 9 mars dernier avec les deux autres suspects dans cette affaire, soit un adolescent de 16 ans et un homme de 18 ans, Mohamed Yanis Chettah afin d’assassiner une femme âgée d’une cinquantaine d’années. Cette dernière serait la conjointe de la victime du meurtre. Danika Therrien Fortin est également accusée de complicité après le fait du meurtre de l’homme entre le 9 et le 10 mars. 

Justice et faits divers

Meurtre à Shawinigan: deux nouvelles arrestations

Shawinigan — Alors que la pandémie de COVID-19 retient toute l’attention médiatique, la Sûreté du Québec (SQ) a procédé lundi à deux nouvelles arrestations dans l’enquête du meurtre de l’homme dans la cinquantaine survenu le 10 mars dernier, sur la rue Dufresne à Shawinigan.

Les enquêteurs ont arrêté lundi après-midi un homme de 18 ans ainsi qu’une femme de 25 ans de Shawinigan pour complot pour meurtre, confirme la SQ. Ces deux personnes étaient visées par un mandat.

Actualités

Luca Taccheto est rentré chez lui

Luca Taccheto et Édith Blais ont été séparés pendant un certain temps avant d’être réunis, pendant leur captivité, selon le témoignage du père de Luca, Nunzio, qui se serait confié au média italien Corriere del Veneto. Dans un article de la journaliste Roberta Polese, Nunzio Taccheto raconte que le duo s’est échappé après s’être fabriqué des chaussures avec leurs vêtements.

Dans l’article du Corriere del Veneto, on rapporte que Luca Taccheto acceptera de parler aux médias, mais qu’il doit d’abord retrouver la paix. Il se serait excusé à sa famille de l’avoir inquiétée. « Il va bien. C’est un garçon fort », a dit son père Nunzio.

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Arts

Johanne Seymour publie Le goût de l'élégance

Avant même de se mettre à l’écriture de son nouveau roman, Johanne Seymour avait déjà le titre en tête : Le goût de l’élégance. Le contenu lui était encore inconnu, mais l’intention était claire. L’auteure avait envie de beauté et de lumière.

« Ça vient toujours de quelque chose dans ma vie, quelque chose qui me ‘‘grignote’’ l’arrière du cerveau. C’était il y a trois ans. J’avais envie d’élégance. Probablement parce que j’ai beaucoup affaire aux réseaux sociaux et aux médias. Même dans la rue, les gens sont écoeurés, on dirait. Il se passe quelque chose dans notre société. Il y a trop de misère et de noirceur », fait remarquer celle qui a fait sa marque en littérature policière.

Actualités

Un gynécologue radié quatre mois

Trois-Rivières — Le Dr Marc Bellemare, un gynécologue-obstétricien de Trois-Rivières, s’est vu imposer une radiation de quatre mois par le conseil de discipline de son ordre professionnel pour avoir traité deux proches et pour des manquements administratifs liés à la tenue de leurs dossiers respectifs.

Il s’agit d’une suggestion commune de sanction soumise par le syndic et les avocats du gynécologue. Le conseil de discipline a accepté de l’entériner le 24 janvier dernier puisqu’elle n’est pas susceptible de déconsidérer l’administration de la justice et qu’elle n’est pas contraire à l’ordre public.

Justice et faits divers

Bébé brûlé aux mains: Éric Michaud déclaré coupable 

SHAWINIGAN — Après deux jours de délibérations, le jury a finalement tranché: Éric Michaud a unanimement été déclaré coupable de voies de fait graves sur un bébé de 15 mois.

Le verdict a été rendu à 14 h, vendredi, au palais de justice de Shawinigan. En entendant le mot coupable, Éric Michaud, qui n’avait jamais prononcé un mot depuis le début du procès, a immédiatement piqué une crise de colère dans le box des accusés. «Jamais je n’aurais fait de mal à un enfant, encore moins de lui mettre les mains dans la friteuse. Voyons donc! Ayoye! Vous avez détruit ma vie et ma famille sur de la preuve circonstancielle. Bravo! C’est dégueulasse!», a-t-il déclaré.

Le juge Étienne Parent a voulu le ramener à l’ordre en le prévenant qu’il pourrait être expulsé et ramené aux cellules mais il a décidé lui-même d’y retourner, toujours sous escorte des agents de services correctionnels.

Le juge a ensuite pris soin de remercier les 12 jurés pour leur travail des trois dernières semaines. Après discussions avec les procureurs de la Couronne, Me Émilie Goulet et Me Benoît Larouche, et les avocates de la défense, Me Pénélope Provencher et Me Marie-Laurence Spain, il a été convenu de reporter les plaidoiries sur sentence au 19 mars, à moins que le coronavirus ne vienne modifier les activités des palais de justice.
Pour l’instant, la Couronne n’a pas voulu se prononcer sur la peine qu’elle allait réclamer. Michaud est passible d’une peine maximale de 14 ans de prison. Notons qu’il est détenu de façon préventive depuis son arrestation en novembre 2017. Qui plus est, il compte des antécédents judiciaires en matière de violence.

Le jury a donc conclu qu’Éric Michaud avait bel et bien plongé les mains d’un bébé de 15 mois dans l’huile chaude d’une friteuse ayant servi à la préparation d’un souper le 29 juillet 2017 et ainsi rejeté la thèse de la défense à l’effet que l’enfant s’était brûlé les mains accidentellement avec l’eau chaude d’une baignoire.

Me Goulet s’est évidemment dite satisfaite de la décision rendue par le jury. «Ce n’était pas un dossier facile d’un point de vue humain. C’est quand même un enfant qui est impliqué mais au niveau de la preuve, en dépit du fait qu’elle est circonstancielle, tout pointait dans une seule et même direction», a-t-elle affirmé.

Interrogée sur les propos tenus par Éric Michaud dans le box des accusés lors du prononcé du verdict, elle y voit une réaction agressive à une décision unanime de 12 personnes qui l’ont déclaré coupable du geste posé.

Dans cette affaire, plusieurs témoins ont défilé devant le jury notamment des experts. Me Goulet a reconnu que la preuve scientifique et médicale avait fait une différence. Une chirurgienne plasticienne spécialisée en brûlures de l’hôpital Sainte-Justine avait soutenu que «les brûlures subies aux mains par le bébé ne correspondaient pas à celles causées par l’écoulement d’un liquide chaud.» Elle avait aussi constaté que l’enfant avait aux mains des brûlures de deuxième degré dont certaines étaient très profondes, s’apparentant à du troisième degré. Elle avait plutôt parlé d’un «pattern d’immersion» dans une quantité limitée de liquide compte tenu de l’absence de marques d’éclaboussures et la présence de lignes franches de démarcation.

Une pédiatre en maltraitance avait elle aussi soutenu qu’il s’agissait d’un cas classique de brûlures par immersion.

La défense avait pour sa part soutenu que la thèse de la poursuite était médicalement impossible en raison du degré des brûlures subies par l’enfant et que la température de l’eau chaude avait été mal évaluée. À sa sortie de la salle d’audiences, Me Provencher a préféré ne pas faire de commentaires les réservant à l’étape de la sentence.  

Notons que la conjointe d’Éric Michaud, Cynthia Dauphinais, qui avait elle aussi témoigné au procès et avoué avoir menti aux policiers dans cette affaire, n’était pas présente dans la salle d’audience vendredi pour assister au verdict. Elle est accusée d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence d’un enfant, de complicité après le fait pour les voies de fait graves et d’entrave à la justice. Son dossier doit revenir le 23 mars.

COVID-19

Écoles fermées pour deux semaines: «une décision responsable»

La fermeture de toutes les écoles et des établissements d’enseignement du Québec pour les deux prochaines semaines était la chose à faire selon les enseignants de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska.

« Les écoles sont des lieux où les gens sont près les uns des autres », souligne Sophie Veilleux, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY).

« Je pense que c’est une décision responsable. On connaît tous les règles d’hygiène, mais avec des enfants, c’est plus difficile. Ils ne toussent pas tous dans leur coude et ne se lavent pas toujours les mains après être allés à la toilette. »

Plusieurs élèves et employés ont été en voyage durant la semaine de relâche, ce qui augmente les risques de propagation, dit Mme Veilleux. 

Le ministère de l’Éducation ne recommande toutefois pas aux employés qui ont été à l’extérieur du pays durant la semaine de relâche de se placer en isolation, indique le sous-ministre Éric Blackburn dans une directive émise jeudi aux dirigeants des commissions scolaires. 

Une isolation de 14 jours doit être observée uniquement pour les employés qui reviennent ces jours-ci d’un voyage à l’étranger. Ils continueront d’être payés durant cette période, dit le sous-ministre.

Apprentissages

La perspective de manquer deux semaines d’enseignement n’inquiète pas trop Sophie Veilleux.

« Tel ou tel chapitre pourrait ne pas être évalué », dit la présidente du SEHY, et ces apprentissages reportés à l’année suivante.

Des directives devront toutefois être émises par le ministère de l’Éducation, ajoute-t-elle, puisque « ce ne sont pas des décisions que les enseignants prennent ».

« Cela dit, les programmes sont assez chargés. Si l’arrêt se prolonge, il sera important que les représentants de la commission scolaire consultent les enseignants pour avoir un état de la situation et voir quelles solutions apporter pour qu’il y ait le moins de conséquences possible. »

Lors de la crise du verglas de 1998, les écoles du Québec avaient perdu plus que deux semaines d’enseignement et l’année scolaire s’était terminée sans trop de heurts, rappelle Sophie Veilleux.

Voyages scolaires annulés

Autre directive émise par Québec : au retour des classes, tous les voyages scolaires en dehors du Canada sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Cela inclut les stages, les échanges étudiants, les programmes de mobilité internationale, les compétitions, les colloques et l’accueil d’étudiants étrangers.

Tel que mentionné plus tôt cette semaine, les déplacements d’employés à l’extérieur du pays à des fins professionnelles ne sont pas autorisés non plus.

Au retour des classes, que feront les établissements scolaires pour limiter les rassemblements de plus 250 personnes dans les écoles populeuses, comme à l’heure du dîner ? 

Dans sa missive, le sous-ministre de l’Éducation évoque des modifications d’horaire et une double période de repas. Sophie Veilleux croit pour sa part que des élèves pourraient manger dans des classes, mais cela nécessiterait du personnel pour les surveiller.

Il n’a pas été possible, vendredi, de joindre un porte-parole de la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Toutes les écoles, ainsi que les cégeps et universités seront fermés pour au moins les deux prochaines semaines, tout comme les services de garde pour enfants, qu’ils soient publics ou privés. 

Actualités

Granby aura une maison des aînés

Le portrait se précise pour la répartition des 228 places dans des maisons des aînés et alternatives en Estrie. Un établissement de 48 chambres sera érigé à Granby, ont annoncé vendredi la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, et son collègue aux Transports et député de Granby, François- Bonnardel.

Depuis plusieurs années, le réseau local de services de la Haute-Yamaska peine à desservir la population en perte d’autonomie en raison du manque de places en hébergement. La nouvelle maison des aînés de Granby, jumelée au CHSLD de 176 lits auquel on met la touche finale, permettra de boucler la boucle, a indiqué le ministre responsable de l’Estrie. 

« Granby aura une des premières maisons qui prendra forme rapidement au Québec. Et j’en suis très fier, a confié en entrevue François Bonnardel. Ça nous permettra de combler le déficit de places dans la région. »

Le projet se décline en quatre unités climatisées de 12 places. Toutes les chambres seront individuelles avec une toilette puis une douche adaptée à la réalité de son occupant. On parle de 24 places pour aînés et 24 autres pour adultes ayant des besoins spécifiques.

Québec a opté pour un site adjacent au Centre Providence, situé en bordure de la rue du même nom, pour implanter la maison. 

Un choix tout à fait logique selon le député de Granby, car le ministère de la Santé est propriétaire du terrain. L’endroit est également très stratégique, a-t-il dit, étant donné son positionnement dans la ville.

Comme chez soi

La maison des aînés de Granby fait partie des 2600 nouvelles places d’hébergement que s’est engagée à construire la Coalition avenir Québec (CAQ) d’ici la fin de son mandat. 

L’approche sera fort différente de ce que l’on retrouve actuellement dans les CHSLD et les ressources intermédiaires conventionnels. « L’environnement proposé, c’est un changement complet, du jamais-vu. Les gens se sentiront comme à la maison », a fait valoir le député de Granby. « Ce nouveau standard de qualité améliorera le quotidien des résidents, des proches ainsi que du personnel », a pour sa part indiqué par voie de communiqué Marguerite Blais. 

Ce type d’hébergement « favorisera les contacts humains ainsi qu’un mode de vie plus actif, entre autres grâce à un accès à des espaces extérieurs aménagés et à des installations mieux adaptées aux besoins des proches aidants », a souligné la CAQ.

L’échéancier du projet à Granby n’est pas encore complètement attaché. « L’objectif est de terminer la construction d’ici 2022 », a mentionné François Bonnardel. L’appel d’offres devrait être lancé au cours des mois à venir, ce qui fait en sorte que le budget n’est pas officiel pour le moment. À ce chapitre, le ministre responsable de l’Estrie a indiqué que l’enveloppe consentie au projet devrait avoisiner un demi-million de dollars par place. 

Santé

Un deuxième cas de COVID-19 confirmé à Ottawa

Un deuxième cas de COVID-19 est confirmé à Ottawa. Il s’agit d’une femme dans la quarantaine ayant voyagé en Italie, qui est en isolement volontaire.

Le premier cas dans la capitale fédérale avait été confirmé mercredi par les autorités de santé publique. Il s’agit d’un homme dans la quarantaine qui avait voyagé en Autriche. Il s’était présenté à l’Hôpital d’Ottawa et il est présentement en isolement chez lui.

Santé publique Ottawa (SPO) a confirmé jeudi que ce deuxième cas diagnostiqué « n’est pas lié au premier », confirmé la veille.

Dans le cas de la dame revenant d’Italie dont le diagnostic de COVID-19 a été confirmé jeudi, elle s’est présentée à l’Hôpital Queensway-Carleton.

« Ce cas n’est pas lié au premier cas confirmé le 11 mars, a fait savoir (SPO). [...] La personne est actuellement isolée chez elle et présente de légers symptômes. Elle n’a pas présenté de symptômes pendant son vol et n’est pas considérée comme un risque pour les autres passagers. La personne n’a pas eu de contacts étroits depuis son retour d’Italie. »

SPO a annoncé jeudi que l’aréna Brewer, situé dans le secteur de l’Université Carleton, sera le premier centre d’évaluation communautaire de la capitale. Il n’est pas encore ouvert, a-t-il été précisé, mais sera « rendu opérationnel le plus rapidement possible ».

Le nombre de cas positifs en Ontario a grimpé de 37 à 54, entre mercredi et jeudi. 

Seuls cinq cas ont été « résolus » grâce à deux analyses négatives.

Parmi les 17 nouveaux cas annoncés jeudi, neuf se trouvent dans la région de Toronto. 

Un bébé de moins d’un an et un septuagénaire sont notamment touchés.

Quatre des 17 nouveaux cas signalés ne découlent pas d’un voyage hors Canada, mais bien d’un « contact étroit » avec une personne infectée par le nouveau coronavirus.

Jusqu’à présent, l’Ontario a procédé à 4185 analyses pour la COVID-19. Les autorités rapportent 3590 cas négatifs et 536 en cours d’analyse.

Actualités

Couple gatinois guéri de la COVID-19: «C’est une pandémie. C’est bon que les médias informent» [VIDÉO]

Le couple de Gatinois qui s’est retrouvé en plein cœur de la crise de la Covid-19, confiné dans un bateau de croisière et mis en quarantaine au Japon en février, ne croit pas que les médias et les organismes de santé publique font de la surenchère avec la situation.

Guéris et de retour au pays, Bernard et Diane Ménard se sont exprimés publiquement lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux du 104,7 FM, jeudi matin.

Partout dans le monde, la Covid-19 fait les manchettes. La pandémie frappe partout, les messages d’intérêt public se multiplient et les médias relaient l’information. «Bien sûr, dit Mme Ménard. C’est une pandémie. C’est bon que les médias informent.»

Le couple voit d’ailleurs d’un bon œil que l’annulation ou le report des grands rassemblements publics. «Mon opinion personnelle, dit Mme Ménard, c’est oui. C’est tellement contagieux.»

Sourire en coin, Bernard Ménard s’est dit satisfait que son histoire ait fait autant parler. «Je suis fier, dit-il. On a été nommés plus souvent que Trump !»

Actualités

COVID-19: un premier cas en Mauricie

TROIS-RIVIÈRES — Un premier cas de COVID-19 a été détecté en Mauricie, a indiqué mercredi le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec indique qu’il s’agit d’une femme qui revenait d’un voyage en France. «Elle est allée consulter dans un établissement public de la région et est présentement en isolement volontaire chez elle», précise Guillaume Cliche, agent d’information au CIUSSS MCQ.

Actualités

Possible cas de COVID-19 à la Base militaire de Bagotville

Trois personnes se trouvent en isolement préventif à la Base militaire de Bagotville après qu’un membre des Forces armées canadiennes ait démontré des symptômes associés au coronavirus. Les deux spécialistes de la santé qui ont été en contact avec cette personne se trouvent également en isolement en attente des résultats.

Ce membre de la 2e Escadre de la base militaire de Bagotville, située à La Baie, au Saguenay, s’est présenté mercredi à la clinique de la base en rapportant des symptômes associés à la COVID-19. « Le membre a subi des tests pour la COVID-19 à l’hôpital de Chicoutimi et, en attente que les résultats soient connus, demeure en isolement », a-t-on indiqué, du côté des communications des Forces armées canadiennes, à Ottawa, dans une déclaration écrite transmise au Quotidien en fin de soirée mercredi.

Olympiques

Robitaille dit encore non aux Olympiques

LOS ANGELES — Les Olympiques de Gatineau peuvent oublier un des plus grands joueurs de leur histoire, Luc Robitaille, comme investisseur potentiel dans leur plan de relance.

Président des Kings de Los Angeles et président du Bureau des directeurs du club Eisbären Berlin en Allemagne, l’ancienne vedette des Olympiques de Hull au milieu des années 1980 a confié au Droit mercredi qu’il manque de temps pour s’impliquer financièrement au sein du groupe de propriétaires qui cherche à recruter du sang neuf — ainsi que du sang d’anciennes gloires de l’équipe la plus titrée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Actualités

COVID-19 : un premier cas en Estrie

 Un premier cas positif à la COVID-19 a été confirmé en Estrie.

Le directeur de la santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier, confirme qu’une personne de la région qui a voyagé récemment en Italie a été diagnostiquée comme étant porteuse du coronavirus, mercredi en fin de journée.

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La santé publique est prête à affronter le coronavirus

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« La personne infectée demeure isolée chez elle et elle se porte bien. De façon à respecter la confidentialité et nous assurer de la collaboration de la population, nous ne dévoilerons pas plus de détails sur cette personne. Il est essentiel que les gens nous informent s’ils présentent des symptômes afin d’être diagnostiqués et que des mesures puissent être prises pour éviter la propagation », explique le Dr Poirier.

Il explique que les autorités de la santé publique vont informer les gens qui ont été en contact avec la personne infectée.

« Il faut s’assurer de limiter la propagation. Il y avait 3200 nouveaux cas par jour il y a un mois en Chine, il y en a maintenant moins de 20. Au Québec, nous réussissons à limiter la propagation de la COVID-19. Pour ce faire, les gens doivent collaborer, s’isoler et consulter en cas de symptômes. Les cas positifs doivent aussi suivre les consignes des médecins. La situation demeure sous contrôle et nous souhaitons la maintenir ainsi », explique le Dr Poirier.

 Le cas lié à la COVID-19 en Estrie s’ajoute aux huit autres cas recensés au Québec. Les dossiers de 136 autres personnes sont sous analyse et leur origine géographique ne peut être divulguée par la santé publique. Un total de 570 analyses se sont aussi avérées négatives au Québec.

« C’est une donnée qui ne peut pas être révélée et qui reste confidentielle. C’est une maladie à déclaration obligatoire et c’est le ministère de la Santé qui rend les confirmations publiques une fois qu’elles sont confirmées », explique le directeur de la santé publique en Estrie.

Il invite les gens qui présentent des symptômes relatifs au coronavirus soit de la fièvre, de la toux et quelques cas ayant des difficultés à respirer de collaborer avec les autorités, de se placer en quarantaine et de consulter un médecin.

Recommandations

« Il faut s’assurer que chaque personne malade n’infecte pas les autres. Le personnel de la santé doit aussi se protéger avec des masques », mentionne le Dr Poirier. 

Il invite les gens à éviter les zones à risque comme la Chine, l’Italie ou l’Iran et à suivre les recommandations gouvernementales d’éviter les croisières. Le docteur Poirier demande aussi aux entreprises d’éviter les voyages d’affaires pour leurs employés et aux voyageurs provenant de l’étranger à ne pas hésiter à contacter le 8-1-1 ou à consulter s’ils présentent des symptômes.

« Tous les nouveaux cas proviennent de l’extérieur du Canada. Il faut collaborer avec les autorités en respectant les consignes lorsqu’ils arrivent d’un pays affecté par la COVID-19 », mentionne le directeur de la santé publique en Estrie.

La responsabilité d’effectuer le test pour diagnostiquer le coronavirus sera transférée vers les différentes régions du Québec.

« Ce n’est pas une analyse qui est compliquée à faire. L’objectif demeure d’accélérer le processus afin d’éviter que des gens restent en quarantaine inutilement s’ils ne sont pas porteurs de la COVID-19 », signale le Dr Poirier.

Le directeur de la santé publique en Estrie explique que la COVID-19 présente la caractéristique particulière de s’attaquer aux poumons.

« Les cas les plus sévères sont hospitalisés. On doit les intuber et donner de l’oxygène. Les personnes plus âgées présentant des problèmes cardiaques et pulmonaires sont plus à risque de développer des complications. Le taux de mortalité de la COVID-19 est de 3 à 4 pour cent, alors que l’influenza, en comparaison, est d’environ 0,2 pour cent. Le taux d’hospitalisation des gens atteint de la COVID-19 est de 16 pour cent. Avec des hôpitaux déjà pleins au Québec, il faut éviter la propagation », croit le Dr Poirier.

Il est possible d’obtenir davantage d’information sur la COVID-19 sur le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec au www.MSSS.gouv.qc.ca.