Les projets pilotes afin d’améliorer les techniques de déneigement seront en marche dès cet hiver et ils profiteront aussi aux piétons, aux utilisateurs du transport en commun et aux cyclistes.

Le déneigement de la Ville de Québec renouvelé en cinq temps [VIDÉO]

La Ville de Québec lance cinq projets pilotes afin d’améliorer les techniques de déneigement sur son territoire. Ils seront en marche dès cet hiver et ils profiteront aussi aux piétons, aux utilisateurs du transport en commun et aux cyclistes.

Les projets ont été mis sur pied et réfléchis à l’occasion de la révision de la politique de déneigement de la Ville, ils ont été présentés en détail lundi après-midi lors d’une conférence de presse. Après une première année d’essai, plusieurs consultations publiques seront organisées, la Ville recueillera les commentaires, les plaintes et notera les bons coups.

«En cours de route, il y aura peut-être des ajustements à faire. Après les avoir essayés, certains seront bonifiés, modifiés ou laissés tomber. [...] Il y a d’autres projets pilotes à venir et certains vont nécessiter deux ou trois saisons d’essai. Ça dépend des précipitations, on n’a pas un hiver pareil», soulève Jérémie Ernould, le conseiller municipal responsable des politiques de déneigement.

1- Accès pour les piétons: 50 000 $

Le premier objectif est d’améliorer le niveau de service sur les axes piétonniers. La Ville souhaite exécuter plus de passages sur les trottoirs et ajouter du pelletage manuel. Aucun besoin d’équipement additionnel, le souhait est de faciliter le transport actif en période de précipitations. 

Pour ce faire, trois trajets ont été ciblés. D’abord, le trottoir du boulevard Benoît-XV et de la 14e Rue sur une distance de 612 mètres, le Cégep Limoilou se trouve d’ailleurs dans cette zone. Ensuite, on parle d’un trajet de 743 mètres sur le trottoir de la rue du Prince-Édouard qui est l’un des trottoirs les plus utilisés de la ville. Puis le trajet de 710 mètres sur le trottoir de la rue Victoria. Ce parcours comprend un escalier qui relie la haute-ville à la basse-ville. 

Des pancartes seront installées dans ces secteurs pour avertir les citoyens. On récoltera principalement les commentaires laissés au 3-1-1, pendant les consultations publiques, ainsi que l’avis des étudiants du Cégep Limoilou.

2- Meilleur soufflage dans les quartiers résidentiels: 10 000 $

L’objectif est de réduire le temps d’interdiction de stationnement inutile pour les citoyens, un aspect du déneigement qui amène beaucoup de grogne. Aussi, une grande quantité de plaintes ont été envoyées à la Ville concernant la quantité de neige envoyée sur les terrains lors du soufflage de neige. Le projet-pilote veut pousser la neige de façon optimale sur le côté, ce qui limitera les dégâts sur les terrains des résidents.

Deux arrondissements vivront les changements : un quadrilatère dans Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge et un autre dans Charlesbourg. 

Des rencontres d’informations auront lieu pour les citoyens de chaque secteur. Un système de SMS sera mis sur pied, puis des sondages de satisfaction pourront être remplis par les résidents. 

3- Meilleurs accès aux abribus: 340 000 $

Afin de rendre les sorties d’autobus plus sécuritaires pour les citoyens, 31 abribus seront déneigés la nuit suivant les chutes de neige. L’idée est d’éviter que les clients du Réseau de transport de la Capitale sautent par-dessus le banc de neige pour entrer et sortir du véhicule. Le trajet du Métrobus 801 est évidemment celui choisi pour le projet-pilote. 

Un sondage en ligne pourra être rempli par les usagers et des employés de la Ville analyseront les démarches lors des périodes de déneigement. M. Ernould précise que le montant élevé prévu n’est qu’une estimation, tout dépend du nombre de fois que les employés auront à déneiger manuellement les abribus. 

4- Plus de stationnements: 10 000 $

Ce projet comprend l’enlèvement de la neige après les tempêtes. Il faut d’abord noter que ce n’est pas le même principe qu’à Montréal, on parle d’alternance rue par rue, et non pas un sens à la fois. L’objectif est d’améliorer l’offre de stationnement et limiter les inconvénients pécuniaires. Les détenteurs de vignette seront d’ailleurs touchés par ce changement. Le quartier Maizerets sera à l’essai, les résidents auront eux aussi une rencontre d’informations prévue le 21 novembre. Chose certaine, ils seront exactement quelle nuit on ramassera la neige devant leur résidence, plus besoin d’attendre une longue période de temps.

5- Du vélo en hiver

Afin de favoriser un mode de déplacement actif sécuritaire, pour la première fois la Ville choisit d’expérimenter le déneigement d’une voie cyclable. Le corridor Père-Marquette, de la colline parlementaire à l’Université Laval, est le passage choisi pour le projet en raison de son achalandage et des différents aménagements. Ce projet-pilote est réalisé en collaboration avec la Table de concertation vélo et l’Université Laval. 

Pour plus d’information, il est possible de consulter le site Web de la Ville de Québec. 

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LA VILLE REPREND TROIS ZONES EN RÉGIE

La Ville avait lancé en septembre un deuxième appel d’offres pour le déneigement de trois zones dans l’arrondissement de la Haute-Saint-Charles. Comme la première fois, les soumissions ont montré des montants trop élevés, plus que l’estimation faite par la Ville. Après une entente avec le syndicat représentant des employés manuels, environ 25 membres du personnel seront localisés afin d’assurer le déneigement du secteur de ces trois zones en régie. Les discussions se sont d’ailleurs finalisées pas plus tard que la semaine dernière. La Ville de Québec est habituée d’avoir ses premières bordées de neige au mois de novembre. «On a estimé à 2,3 millions $ pour la reprise en régie des rangs et de Val-Bélair, et ça inclut de la machinerie qui va être bonne pour cinq ou sept ans», ajoute Jérémie Ernould. 

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UN PEU TARD, DIT JEAN-FRANÇOIS GOSSELIN

Le chef de l’opposition officielle avait déclaré la semaine dernière que «la Ville de Québec n’était pas prête pour l’hiver». Avec la présentation du plan de match aujourd’hui, Jean-François Gosselin «donne la chance au coureur». «C’est tout un casse-tête. Ce qui a été présenté cet après-midi est très fragile, très ambitieux. On va espérer pour le mieux. Pour Val-Bélair, on a un paquet de mesures qui doivent être coordonnées pour s’assurer que ça fonctionne bien. On voit qu’il y a eu beaucoup de travail qui a été fait», a-t-il commenté, tout en rappelant que la décision de garder le déneigement de Val-Bélair en régie a été prise un peu à la dernière minute.