«C’était très intéressant de constater à quel point ils étaient en arrière de l’ALENA et qu’ils voulaient voir des progrès», a dit la ministre Dominique Anglade.

Le courant a passé entre des élues québécoises et des congressistes américains

La ministre québécoise de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, et sa consoeur des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, ont eu l’occasion de rencontrer des élus des États-Unis, dimanche avant-midi, à Montréal, en marge des négociations entourant le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Au terme de la réunion qui a duré environ une heure, Mme Anglade a dressé un bilan des discussions lors d’une entrevue avec La Presse canadienne.

Sans grande surprise, elle a indiqué que sa collègue et elle-même ont profité de leurs échanges avec les congressistes américains pour insister sur la nécessité de protéger non seulement le système de gestion de l’offre si cher aux yeux des producteurs de lait, de volaille et d’oeufs, mais aussi le principe d’exception culturelle si important pour de nombreux acteurs du milieu artistique dans toute éventuelle nouvelle mouture de l’ALENA.

Même si ces deux enjeux sont cruciaux pour le gouvernement du Québec, ils n’ont pas totalement monopolisé les discussions qui ont été qualifiées de «très positives» par Dominique Anglade.

Selon elle, durant la rencontre, il a également été question de l’importance d’accroître «la fluidité à la frontière» canado-américaine dans l’optique de favoriser l’augmentation des exportations de la province en direction des États-Unis.

La réunion avait été orchestrée par le personnel du ministère québécois des Relations internationales et de la Francophonie.

Des politiciens républicains et démocrates étaient de la partie.

D’après Mme Anglade, ils ont collectivement livré un message qui aurait été de la musique aux oreilles de n’importe quel défenseur de l’Accord de libre-échange nord-américain.

«C’était très intéressant de constater à quel point ils étaient en arrière de l’ALENA et qu’ils voulaient voir des progrès» dans le cadre des pourparlers portant sur le renouvellement de cette entente, a-t-elle mentionné, d’un ton optimiste.

Dominique Anglade a ajouté qu’un tel son de cloche ne détonnait pas du tout par rapport à ce qu’elle a eu l’occasion d’entendre lors du Forum économique mondial ayant récemment eu lieu en Suisse.

Autant à Montréal dimanche avant-midi qu’à Davos la semaine dernière, l’ouverture des marchés a largement été à l’honneur.

«On y a beaucoup parlé du fait qu’il fallait lutter contre le protectionnisme et on y a senti une plus grande prise de conscience de l’importance du libre-échange», a-t-elle conclu.