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Pour le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, il subsiste «un sentiment de méfiance de la communauté» à l’égard du port de Québec et que «le plus gros défi» de l’administration portuaire est justement de regagner la confiance des citoyens.  
Pour le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, il subsiste «un sentiment de méfiance de la communauté» à l’égard du port de Québec et que «le plus gros défi» de l’administration portuaire est justement de regagner la confiance des citoyens.  

Le conseiller Rousseau plus que jamais opposé au projet Laurentia

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
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Malgré une longue rencontre, la semaine dernière, avec le p.d-g du port de Québec Mario Girard, le conseiller municipal Jean Rousseau reste campé sur ses positions et s’oppose au projet Laurentia, considérant que l’acceptabilité sociale n’est toujours pas au rendez-vous.

Pour le conseiller de Démocratie Québec dans le district Cap-aux-Diamants, il subsiste «un sentiment de méfiance de la communauté» à l’égard du port de Québec et que «le plus gros défi» de l’administration portuaire est justement de regagner la confiance des citoyens.  

M. Rousseau compte faire état de ces éléments d’inquiétude dans son mémoire qu’il a présenté mercredi à l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC), et dans lequel il y est allé de propositions pour faire «diminuer les charges polluantes» et inciter le port à être «plus audacieux dans ses relations avec la communauté».

À ses yeux, les arguments économiques ne peuvent à eux seuls légitimer le projet Laurentia. «On n’est plus à une époque où la création d’emplois permettait de justifier tous les projets. On n’est plus là. Les citoyens ont le droit d’être rassurés, de voir que des gestes concrets vont améliorer leur quotidien.»

Pour le conseiller Rousseau, d’entendre Mario Girard promettre des équipements de transport électriques d’ici 2035 sonne «comme de la musique à (ses) oreilles», mais «c’est maintenant qu’il faudrait que ça se fasse, pas dans 15 ou 20 ans».

«M. Girard en’trouve la porte, mais c’est trop peu, trop tard», croit-il.

Opposition de médecins

Le projet de terminal de conteneurs ne trouve pas non plus grâce auprès de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME) qui a fait état de sa position dans un mémoire déposé à l’AEIC. Dans un communiqué émis mercredi, la présidente du regroupement, la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, estime qu’il est «éthiquement inacceptable de se montrer favorables à un projet qui a un très haut potentiel d’augmenter, entre autres, cancers et décès prématurés».

Selon l’AQME, le projet engendrerait «des effets résiduels importants en termes de qualité de l’air sur la santé d’une population locale qui vit dans un milieu ambiant déjà saturé». Selon les signataires, «les mesures d’atténuation proposées par le port de Québec ne sont pas suffisantes pour réduire les niveaux de polluants atmosphériques en-dessous des seuils acceptables pour la santé».


« On n’est plus à une époque où la création d’emplois permettait de justifier tous les projets. On n’est plus là. Les citoyens ont le droit d’être rassurés, de voir que des gestes concrets vont améliorer leur quotidien »
Jean Rousseau, conseiller municipal

Pour la Dre Johanne Elsener, auteure principale du mémoire et citoyenne de Québec, «lorsqu’on considère les impacts résiduels importants sur la sécurité, le bien-être et la santé des résidents de la Ville de Québec, nous estimons que la valeur économique sanitaire des impacts résiduels est potentiellement significative, comparativement à la rentabilité économique du projet évaluée par le promoteur».

Cette sortie de l’AQME est la troisième vague collective d’opposition au projet Laurentia à survenir cette semaine, après celle de 200 artistes de tous horizons de la capitale et de 90 professeurs de l’Université Laval.