L'hôtel de ville de Québec

Le conseil municipal express

Un sentier de 3 M$ à Sillery

Le gouvernement du Québec annoncera mercredi matin une aide financière de 3 millions $ à la Ville de Québec pour la réalisation d’un sentier pédestre de trois kilomètres sur les grands domaines conventuels de Sillery. Le sentier linéaire projeté dans ce secteur est intégré au programme particulier d’urbanisme depuis 2015. Cependant, certains propriétaires de condos se sont longtemps opposés au passage du sentier, voulant notamment obtenir en retour des garanties qu’ils conserveront une vue sur le fleuve si d’autres habitations devaient se construire plus bas dans la falaise. Les irritants écartés, le projet peut maintenant être réalisé. L’annonce sera faite au Domaine Cataraqui.  

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Zonage et urbanisme, les plus souvent en cause

Le Bureau de l’ombudsman de la Ville de Québec, vers lequel le citoyen se tourne lors qu’il se sent lésé par l’administration municipale, a traité 232 dossiers en 2017. C’est 33 de moins que l’an passé, mais dans la moyenne des cinq dernières années. À elle seule, la catégorie du zonage et de l’urbanisme accapare 25 % des dossiers. Elle est suivie du déneigement et des matières résiduelles avec chacune 6 % des dossiers. La principale récrimination citoyenne touche le contenu, l’interprétation ou l’application de la réglementation municipale. Dans son rapport transmis aux médias, l’ombudsman se félicite d’avoir traité 92 % des dossiers dans un délai de 30 jours.  

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La parole aux citoyens

Le candidat de Démocratie Québec, Jean Rousseau, souhaite que les séances publiques d’information sur le tramway qui débutent mercredi laissent aussi une place aux citoyens pour bonifier le projet, surtout dans la couronne nord. «Est-ce que les gens pourront mettre leur grain de sel et y trouver leur compte, questionne-t-il. M. Rousseau veut lui-même savoir si les tracés du tramway et des trambus sont «coulés dans le béton». De plus, il remet en question le nombre prévu de stations de tramway. «Le chiffre de 40 doit être revu. Pour un tramway, on arrête souvent et ça peut influer sur la rapidité», souligne le conseiller. L’horaire des séances est disponible en tapant : www.ville.quebec.qc.ca/reseaustructurant.  

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Crêpage de chignon

Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Gosselin, s’est attaqué à «l’attitude et aux sautes d’humeur» de Régis Labeaume, en particulier celle qu’il adopte, soutient-il, envers le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, depuis que ce dernier a abandonné le projet de SRB au printemps 2017. Le chef de Québec 21 a passé en revue une liste de personnes publiques que le maire a, toujours selon lui, insultées depuis 2008. Régis Labeaume a rétorqué que l’opposition devrait se donner quelques «centimètres de vision» et que la formation politique  n’est qu’un «vide abyssal idéologique», leur conseillant de s’occuper des dossiers de leur district plutôt que de son caractère et des relations avec son homologue de la Rive-Sud.

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Unanimité étonnante

Le conseil municipal de Québec a adopté à l’unanimité, mardi, l’autorisation de soumettre au conseil d’agglomération l’entente intervenue entre la Ville et le gouvernement du Québec pour l’implantation d’un tramway. Surprenant, lorsqu’on sait à quel point Québec 21 s’attaque au projet depuis son annonce il y a trois semaines. Interrogé à savoir pourquoi il n’a pas demandé le vote pour signifier son désaccord, le chef de la formation, Jean-François Gosselin, indique que ça ne change rien à ce qu’il pense du projet. «Notre stratégie est de poser des questions. Forcer un vote et ne pas le gagner...» était selon lui inutile, ajoutant que ce vote n’était qu’une «technicalité». Peut-être, mais une question de forme qui confirme, sur papier du moins, son accord au projet.