Racheté en 2014, le défi était immense à l’époque afin de rouvrir l’hôtel Le Concorde. Trois semaines avant l’ouverture, l’équipe n’avait ni papier, ni crayon, ni ordinateur.

Le Concorde poursuit sa modernisation

Le Concorde Québec investira 2 millions $ cet automne pour poursuivre la modernisation de l’hôtel sur Grande Allée. Les propriétaires ont déjà investi 10 millions $ depuis l’achat en 2014. De son côté, le restaurant JAJA allouera 700 000 $ à la rénovation de sa salle à manger.

Lorsque Jean-Guy Sylvain et ses associés ont décidé d’acheter Le Concorde, il y a cinq ans, leur souhait était de relancer l’hôtel pour qu’il devienne le choix numéro un des visiteurs de Québec et qu’il soit accessible à tous. Le défi était immense et le risque financier important. «Trois semaines avant l’ouverture, le 26 mai 2014, on n’avait ni papier, ni crayon, ni ordinateur fonctionnel. On est parti comme à neuf avec quelque chose de vide», confie la copropriétaire et directrice des opérations du Concorde, Manon Fortin. 

Les propriétaires ont donc injecté de l’argent pour commencer la rénovation des chambres et aménager un spa urbain comprenant une piscine. «Il y avait deux raisons à ces investissements, attirer les familles à un prix raisonnable dans le Vieux-Québec et permettre à notre clientèle corporative d’utiliser la piscine à l’année pour se baigner et relaxer comme s’ils étaient dans un resort», explique-t-elle. L’hôtel continuera la rénovation des chambres et du lobby cet automne.

Pour assurer la relance de l’hôtel, Jean-Guy Sylvain tenait également à s’allier à un groupe solide et expérimenté pour opérer le service banquet – menus corporatifs et événementiels. Il s’est tourné vers les propriétaires de Resto Plaisirs pour donner naissance au restaurant familial JAJA et au seul restaurant tournant de la province, Ciel! Bistro-bar. Ce dernier, qui offre une vue à 360 degrés sur la ville et le fleuve est devenu in incontournable pour la clientèle locale et les touristes. 

«Notre mandat était de redonner ses lettres de noblesse à l’Astral avec le Ciel. C’était un gros défi de reprendre les opérations alimentaires de cet hôtel. La première année a été difficile, on a du faire beaucoup d’ajustements, mais notre équipe a travaillé fort et aujourd’hui, le Ciel est l’un de nos restaurants qui est le plus achalandé», raconte le PDG et actionnaire principal du Groupe Restos Plaisirs, Pierre Moreau. «On fait un restaurant pour les gens de Québec, ils se sont approprié le Ciel, les touristes l’ont remarqué et ils viennent en grand nombre aussi. C’est devenu un incontournable à Québec.»

Rénovation du JAJA

Durant l’été 2014, Jean-Guy Sylvain demande au groupe Restos plaisirs de s’occuper également d’un restaurant au rez-de-chaussée de l’hôtel. Naîtra alors JAJA, un restaurant pour tous les jours qui s’adresse aussi bien à la clientèle de l’hôtel qu’aux travailleurs du secteur et résidents de Québec. «Ça fonctionne bien, les gens viennent régulièrement, en particulier les travailleurs du secteur le midi», souligne M. Moreau.

Il y a deux ans, Restos Plaisirs a investi 200 000 $ dans la réfection de la cuisine et cette année, le groupe prévoit 700 000 $ pour «redonner un peu d’amour à la salle à manger». «Lorsqu’on a ouvert en 2014, l’hôtel était déjà ouvert. On ne pouvait pas vraiment faire de travaux et en plus on venait d’investir 1,8 million $ pour le Ciel et les délais étaient très serrés», relate-t-il. 

«On va enlever certains murs pour rendre la salle à manger plus lumineuse. On va essayer également de relocaliser le bar pour profiter de la belle vue», poursuit-il.

Impossible sans les employés   

Depuis 2014, plus de 500 000 personnes par année franchissent les portes de l’hôtel de la Grande-Allée. Cet établissement iconique est facilement reconnaissable par sa forme singulière et sa coupole illuminée en soirée. 

«Je pense que les Québécois sont fiers qu’on ait pu repartir l’hôtel avec un prix raisonnable. Les résultats sont vraiment à la hauteur de nos espérances», estime Manon Fortin.

Mais ce résultat ne serait pas possible sans les employés de l’hôtel et des deux restaurants. Les deux propriétaires le reconnaissent d’emblée. «Les employés nous ont aidés grandement à rouvrir cet établissement. Il y a un sentiment d’appartenance», affirme Mme Fortin. «Il y a pénurie de main-d’oeuvre, mais on arrive à tirer notre épingle du jeu parce que les côtés humains et familiaux font toute la différence», poursuit-elle. 

Selon Pierre Moreau, opérer le Ciel s’avère tout un défi avec la cuisine qui est en bas et le restaurant au 27e étage. «Ça va rester une opération difficile et sans une bonne équipe, on y arriverait pas», mentionne-t-il. 

L’objectif pour les cinq prochaines années ? «Maintenir l’engouement et la santé financière et continuer à investir», évoquent Pierre Moreau et Manon Fortin.