La professeure et titulaire d’une chaire de recherche en études féministes à l’Université Laval Guylaine Demers a reçu le trophée Femme et sport 2020 pour les Amériques décerné par le Comité international olympique.

Le Comité international olympique distingue Guylaine Demers

Guylaine Demers, professeure et titulaire d’une chaire de recherche en études féministes à l’Université Laval, s’est fait reconnaître comme «l’une des plus éminentes porte-parole canadiennes de l’égalité des sexes dans le sport» par le Comité international olympique (CIO). Elle est l’une des six lauréats des trophées Femme et sport 2020.

«Quand on est dans le monde du sport, le CIO, c’est la cerise sur le sundae, c’est la plus grosse organisation mondiale en sport», s’enthousiasme Guylaine Demers, lauréate du trophée Femme et sport 2020 pour les Amériques. «De dire qu’une organisation de cette envergure a reconnu mon travail et me nomme récipiendaire pour les Amériques, qui est un énorme continent… J’en parle et ça me dépasse», lance-t-elle avec émotion.

Guylaine Demers est présidente d’Égale Action, coprésidente du groupe de travail de Sport Canada sur les filles et les femmes dans le sport, et présidente du groupe consultatif sur les filles et les femmes dans le sport du ministre fédéral des Sports.

Tokyo 50/50

En plus du dévoilement des lauréats, le CIO en profite pour souligner que «pour la première fois, les Jeux olympiques seront marqués par un équilibre entre les sexes, avec un nombre égal d’athlètes hommes et femmes en lice à Tokyo 2020», mentionne Thomas Bach, président du CIO. 

Pour Guylaine Demers, cet équilibre est en partie le résultat d’un changement au niveau du nombre d’épreuves par discipline pour chacun des sexes. «Aux derniers Olympiques, on avait le même nombre de disciplines, mais pas d’épreuves», explique la lauréate. «Pour la même discipline parfois, les gars avaient admettons deux compétitions de plus que les filles. Alors que là, à Tokyo, c’est le même nombre de disciplines et d’épreuves.»

«C’est des belles avancées pour la participation, mais là, notre prochain cheval de bataille, c’est les femmes en leadership, des coachs, des officielles, des administratrices», déclare Guylaine Demers. Selon elle, aux derniers Olympiques, les femmes ne représentaient que 9 % des entraîneurs canadiens.

Remise des trophées reportée

Guylaine Demers devait recevoir son trophée le 11 mars à New York dans le cadre de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies à laquelle le CIO s’était joint. Or, les préoccupations entourant le coronavirus ont poussé la Commission à annuler les évènements entourant sa 64e rencontre. Les membres se réuniront tout de même le 9 mars à New York pour une réunion formelle. 

«Le CIO n’est pas en mesure de dire à quel moment la cérémonie sera reprise», informe Guylaine Demers. 

Le CIO lui a assuré qu’il y aurait une cérémonie de remise de prix, mais il n’envisage aucune date précise tant que le coronavirus ne sera pas contrôlé.