Voilà 10 ans que quatre familles forment le Clan Wallace.

Le Clan Wallace, des passionnés de l'univers écossais [PHOTOS]

Les passions ne s’expliquent pas. Certains ne peuvent se passer de musique, d’autres raffoleront de tous les sports à la télé. Pour les membres du Clan Wallace, c’est l’univers écossais qui les fait «triper».

Voilà 10 ans que quatre familles forment le Clan Wallace. Tout a commencé à la Feste médiévale de Saint-Marcellin, où des «tripeux» avaient créé un village de Vikings. 

«C’était comme une révélation, on pouvait bâtir quelque chose nous aussi. On a décidé de créer un clan écossais et de bâtir une petite région écossaise. Quand on est sur notre site, c’est comme si on y était. On a un petit bout de l’Écosse dans le Bas-Saint-Laurent», exprime Louis Landry, fier membre fondateur du clan. 

Ce petit village est une bergerie typique des Highlands : Stoneheaven, terre des Wallace. Il s’agit d’une expérience immersive pour les amateurs d’histoire, question de se sentir au XVIIIe siècle, en Écosse, le temps d’une visite.

«Tout part de notre intérêt pour les activités médiévales, c’est quelque chose qui venait nous chercher. On a décidé de se concentrer sur le côté écossais. C’est la passion qui nous réunit. On fait des costumes, on fait des armes, on travaille le cuir et le bois, on se regroupe. On s’imprègne de la culture de là-bas», soulève André Hallé, qui a fondé le clan aux côtés de son ami Louis.

Il s’agit d’une première participation au Festival celtique de Québec pour les Wallace. Ils sont venus vêtus de leur costume d’époque et prêts à raconter l’histoire qu’ils admirent tant aux intéressés. Ils y font aussi la promotion de leur terre. 

«Ça nous donne une autre occasion, ça amène de l’ambiance. On a toujours aimé l’histoire, à la base c’est ça qui fait qu’on aime porter les costumes, on va chercher l’authenticité. On a vraiment du plaisir, on s’amuse entre nous. On tripe. Quand tu es dans tes livres d’histoires, ça reste dans l’imaginaire. Là, on est vraiment dedans», insiste M. Hallé.

Il est clair que le kilt fait tourner les têtes, cet habit traditionnel doté d’une jupe portée par les hommes. Les gens s’informent et les deux grands amis s’entendent pour dire qu’un certain engouement se fait sentir pour la culture écossaise. La série à succès Outlander en est d’ailleurs sûrement pour quelque chose. 

«La série Outlander, c’est exactement la période qu’on aime. Avec la série, ça a ouvert beaucoup de portes, beaucoup de questions. L’intérêt qu’on suscite, c’est plaisant, on est capables de partager la passion qu’on a», soulève M. Landry.

Les Wallace s’envoleront bientôt pour l’Écosse, le voyage se prépare depuis plusieurs années et ce sera assurément un rêve devenu réalité. 

«On va baigner dedans. On a assez vu de photos qu’on va déjà se sentir chez nous!» termine M. Landry. 

***

«CONNAÎTRE CE QUI NOUS A BÂTI»

Quand Johanne Lindsay a découvert sa descendance écossaise, elle s’est donné le mandat de dessiner son arbre généalogique et de reconnecter avec ses racines. 

«On a perdu énormément de nos racines, avec mes cousins on a commencé à rassembler ce qui était perdu en terme de patrimoine. On est rendus à l’étape de trouver l’histoire de famille, à tous les niveaux», explique-t-elle, vêtue de son costume d’époque.

Elle représente le Clan Lindsay au Festival celtique pour promouvoir l’histoire, faire connaître les aspects que le Québec garde de l’Écosse. 

«Les Lindsay sont arrivés ici en 1773, c’était des marchands de denrées sèches et de scotch. J’ai même trouvé l’adresse, ils habitaient au 19, rue Saint-Pierre, à la place Royale. Comme c’était des personnes instruites, ils ont laissé beaucoup de traces écrites.»

Pourquoi elle souhaite si fort s’attacher à ses racines? «On comprend mieux pourquoi on est de telle façon. Connaître ce qui nous a bâti, ces générations et ces rumeurs familiales bonnes ou mauvaises qui nous suivent. Il y a eu trois vagues d’immigration d’Écossais ici, ça a été moins spectaculaire que les Irlandais. Si on prend le temps de s’arrêter, on peut voir l’apport écossais au niveau des gouvernements ou des lieux.» 

Celle qui porte fièrement son nom attend impatiemment son voyage de retraite vers l’Écosse, elle pourra alors y visiter le château qui appartenait à ses ancêtres, considérés comme un monument historique au pays.

Quand Johanne Lindsay a découvert sa descendance écossaise, elle s’est donné le mandat de dessiner son arbre généalogique et de reconnecter avec ses racines.

De la musique rock à la cornemuse 

Christian Haerinck est un amateur de musique rock, mais à un moment dans sa vie, il a développé une passion pour la cornemuse.

«Quand j’étais plus jeune, moi et mon frère on faisait beaucoup de trucs médiévaux, et mon frère étudiait en musique à l’Université Laval. Il jouait plusieurs instruments étranges et on se tenait avec un groupe d’Écossais. Je me disais, pourquoi personne joue de la cornemuse? Je vais en jouer moi! Et c’est comme ça que ça a commencé», explique le musicien. 

Après un voyage familiale en Écosse en 2000, M. Haerinck était tout équipé pour découvrir l’instrument. Il s’est aussi rapidement intéressé à la musique traditionnelle et à l’histoire derrière la cornemuse.

«J’ai commencé avec la grande cornemuse écossaise et j’ai commencé à connaître toutes les autres cornemuses écossaises pour tomber dans l’univers des cornemuses, il y a en une centaine de sortes. Chaque pays à la sienne. J’aime faire découvrir aux gens qu’il y a bien plus que la grande cornemuse écossaise.» 

Après plusieurs recherches sur le sujet, M. Haerinck détenait les connaissances pour offrir des ateliers aux personnes intéressées, ce qu’il s’amuse à faire lors du Festival celtique. Il était présent au Domaine Maizerets toute la fin de semaine. 

«J’aime beaucoup partager ça, il y a tout un répertoire ancien derrière la cornemuse, qui date de 1600. Ça a évolué beaucoup. L’instrument a été adopté par l’Écosse, mais ça se jouait partout», note le musicien. 

Selon lui, quelque 25 personnes seraient joueurs de cornemuse à Québec. 

«C’est souvent la question... pourquoi la cornemuse? C’est unique comme son. Je sais pas comment le décrire, il n’y a rien qui s’approche de ça. J’aime la guitare électrique et plein d’autres instruments, mais la cornemuse c’est spécial.»

Christian Haerinck est un amateur de musique rock, mais à un moment dans sa vie, il a développé une passion pour la cornemuse.