Le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a conclu sa tournée du Bas-Saint-Laurent mardi. Il était accompagné de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill.

Le chef du Bloc veut reconquérir l’Est

MATANE — Après la Côte-Nord, le nouveau chef du Bloc québécois a conclu sa tournée du Bas-Saint-Laurent, mardi, par un arrêt à Matane et à Mont-Joli. Yves-François Blanchet veut conquérir ou reconquérir les circonscriptions de ce fief souverainiste qui compte sept des neuf députés qui siègent toujours sous la bannière péquiste à Québec.

«Je dois m’assurer que chaque circonscription ait une organisation, un exécutif et un financement, souligne l’ancien député du Parti québécois, qui était accompagné dans sa tournée par la députée bloquiste de Manicouagan et responsable des circonscriptions de l’Est-du-Québec, Marilène Gill. C’est l’écrin pour accueillir des candidatures représentatives, des gens qui sont des voix importantes et reconnues dans la communauté. De Rivière-du-Loup aux Îles-de-la-Madeleine, j’ai l’intention que ce soit une péninsule complètement souverainiste.»

Yves-François Blanchet nie les rumeurs voulant qu’il ait approché l’ancien député bloquiste de Haute-Gaspésie–La Mitis–Matane–Matapédia, Jean-François Fortin. Il dément aussi avoir abordé l’ancien attaché politique de M. Fortin, actuellement préfet de la Mitis et maire de Price, Bruno Paradis. «J’ai entendu mille et une rumeurs, indique M. Blanchet. Ce qui est amusant, c’est que les gens avec qui je suis véritablement en discussion ne font pas l’objet de rumeurs!»

Interrogé sur la démission de la députée Catherine Fournier qui, lundi, n’a pas fait dans la dentelle pour critiquer le Parti québécois, le chef bloquiste croit que le contexte impose une réflexion du mouvement souverainiste au Québec. «Ça peut être douloureux, prévient M. Blanchet. La réflexion que fait Catherine Fournier est totalement légitime. La seule réserve que j’émets, c’est le choix des mots. On doit faire attention à ce que les mots ne laissent pas de cicatrices. Il est essentiel que cette réflexion se fasse avec des mots courtois et que les manœuvres n’aient pas d’autre but que de servir les intérêts du Québec.»

Traverse

Par ailleurs, Yves-François Blanchet est choqué de l’inaction d’Ottawa pour dénouer la crise entourant la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout, qui prend toutes les allures d’une série noire. Même si la gestion des traversiers est de juridiction provinciale, le chef du Bloc croit que «le Québec peut au moins lever la main pour dire au fédéral de nous retourner une partie de notre argent parce que nous en avons besoin».