Le centre de parachutisme de Pintendre ParaQc s'est installé en 2012 sur un terrain qui se situe en territoire agricole. La Commission de protection du territoire agricole et la Ville de Lévis soutiennent que les activités de ParaQc contreviennent à la loi.

Le centre de parachutisme ParaQc ne répond plus

Les affiches et le site Internet de l'école de parachutisme ParaQc ont disparu ces dernières semaines, laissant planer un flou sur l'avenir de l'entreprise, dont la présence à l'aérodrome de Pintendre est fortement contestée.
Des membres de Lévis sans bruit, organisation citoyenne qui dénonce le bruit causé par les activités des parachutistes à Pintendre, ont tiré la sonnette d'alarme. Les citoyens ont constaté que les affiches aux couleurs de l'école de parachutisme ont été enlevées sur le chemin Ville-Marie. Le site Internet paraqc.com est aussi inaccessible. Le nom de domaine a été remis sur le marché.
Il reste la page Facebook. Vendredi, à côté de l'icône des heures d'ouverture, on pouvait lire : «fermé définitivement». Cette information a toutefois été retirée depuis.
En date du 21 septembre, on peut aussi lire dans les commentaires : «La saison 2014 est Maintenant terminé , ouverture prochaine en Mai 2015 ! (sic)». Depuis 2012, année où l'école s'est implantée à Pintendre, les vols et les sauts se poursuivaient jusqu'en octobre.
Il a été impossible de joindre un dirigeant de ParaQc malgré nos efforts répétés. En composant le numéro de téléphone habituel, on tombe sur un message enregistré qui réfère au site Internet fermé.
Joint chez lui, Étienne Hallé, instructeur, a fait savoir en fin de semaine que l'entreprise avait cessé ses activités un peu plus tôt cette année, mais entendait revenir l'an prochain. À Pintendre? Impossible de savoir.
Jacques Bernier, propriétaire de l'aérodrome de Pintendre et parachutiste lui-même, a dit ne pas être au courant du dossier.
Après plusieurs plaintes de citoyens excédés par le bruit, la Ville de Lévis a décidé cet été de livrer bataille à ParaQc. Des constats d'infraction ont déjà été distribués et la Ville plaidera en cour municipale et en Cour supérieure que l'opération d'un centre de parachutisme ainsi que l'utilisation de bâtiments ou de structures à des fins d'entreposage d'équipements contreviennent à son règlement de zonage.
L'entreprise a toujours plaidé qu'elle était protégée par le régime fédéral et prévenu qu'elle se défendrait en cour.
Lundi, le bureau du maire Gilles Lehouillier n'était pas au courant des plans de ParaQc. 
Avec David Rémillard