Benoît Maheux, gérant du Tam Tam Café, et Katy Richard, cuisinière, sont fin prêts pour servir leurs premiers cafés solidaires.

Le «café en attente» fait un tabac

Le premier «café en attente» de Québec a connu une popularité fulgurante vendredi, à la suite de la publication d'un article dans Le Soleil.
Le Tam Tam Café, un café communautaire situé au 421, boulevard Langelier, a adhéré cette semaine à ce mouvement lancé en Italie et commençant à se répandre ailleurs dans le monde. En résumé, le café en attente consiste à payer un café que l'on ne consomme pas. Celui-ci est alors inscrit sur une ardoise afin d'être servi ultérieurement à une personne démunie se présentant à l'établissement pour en faire la demande.
Le gérant du Tam Tam, Benoît Maheux, indiquait vendredi que l'article avait eu pour effet non seulement de remplir le resto à l'heure du midi, mais de garnir généreusement son ardoise. Une entreprise a même téléphoné pour s'enquérir du coût total de cinq cafés, de cinq soupes et de cinq sandwichs et annoncé qu'elle enverrait un chèque pour en acquitter le prix au bénéfice de ceux qui en ont besoin.
Pour l'instant, aucun client ne s'est encore présenté pour en demander, mais Benoît Maheux dit ne pas douter en voir débarquer lorsque le mot se répandra, particulièrement à la fin du mois.
Il voit également dans cette «publicité» un effet positif de sensibilisation au projet social du Tam Tam Café et du Centre résidentiel Jacques-Cartier, dont il est issu. La mission du Centre est de soutenir l'intégration sociale des jeunes.
Sur les réseaux sociaux
Le texte du Soleil a aussi eu énormément d'échos sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, nos recherches nous avaient laissé croire qu'il pouvait s'agir du premier café en attente au Québec, mais il en existe au moins un autre. Le Tassé - Café de quartier de la rue du Conseil, à Sherbrooke, a adhéré au mouvement il y a deux semaines.
Un employé nous a indiqué vendredi que le mouvement démarrait lentement dans ce quartier de travailleurs. En date de vendredi, seulement deux cafés avaient été inscrits à l'ardoise, et aucun n'avait été réclamé.