Dans la seule journée de jeudi, il y a eu 9500 dépannages à travers tout le Québec.

Le CAA débordé

Le CAA se dirigeait vers l'établissement d'une nouvelle marque, vendredi, pour le nombre de survoltages effectué à travers la province. En milieu après-midi, les équipes de dépannage avaient déjà répondu à 8400 appels.
«Au moment où je vous parle, le système indique qu'il y a 100 demandes d'assistance uniquement pour le Québec métro.» Le porte-parole du CAA-Québec, Philippe St-Pierre, veut ainsi illustrer à quel point le personnel est occupé, voire surchargé.
À 16h, les 1100 véhicules déployés dans la province avaient déjà effectué plus de 10 000 survoltages, dont 5000 à Montréal, 1200 à Québec et quelque 1000 au Saguenay. Des chiffres énormes, particulièrement pour cette dernière région. «Parfois, on a des répits parce que le froid sévit plus dans le nord ou au sud de la province. Là, c'est froid partout», explique-t-il.
«Les gens n'ont pas pris leur automobile depuis quelques jours, ils ne l'ont pas branchée, la batterie est plus ou moins en bon état, et ils nous appellent», poursuit le porte-parole.
Pour faire face à la demande, le CAA a rappelé tout son personnel. Dans la seule journée de jeudi, il y a eu 9500 dépannages à travers tout le Québec. C'est beaucoup, mais la journée la plus achalandée remonte au 24 janvier 2011 avec 12 578 appels reçus. Au rythme où allaient les choses, vendredi, M. St-Pierre pensait approcher, voire dépasser cette marque.
Janvier est la continuité de ce qu'a été décembre, précise-t-il. En effet, à cause du temps froid du mois passé, avec un mercure moyen de trois degrés sous la normale, le CAA a reçu près d'une trentaine de milliers d'appels de plus qu'en décembre 2012.
Vendredi, le temps d'attente variait selon la région. À Québec, les équipes tentaient de répondre aux membres dans l'heure. «Ça ne peut pas toujours se faire parce que si le survoltage ne fonctionne pas, il faut remorquer le véhicule. Dans ce temps-là, c'est plus long», précise M. St-Pierre.
Sur son site Web, le CAA avisait sa clientèle que le système téléphonique débordait et qu'il était donc difficile de joindre le service de dépannage. Exceptionnellement, il autorisait les membres à utiliser les services de dépannage du garage de leur choix. Les frais devaient leur être remboursés selon certains barèmes.