La première cohorte d’employés logeait déjà dans un immeuble privé du 825, boulevard Lebourgneuf; un local loué environ 181 000 $ par année. Voilà que le locataire voisin vient de quitter.

Le bureau de projet du réseau structurant de transport double de taille

Tandis que l’incertitude plane sur le financement de 3,3 milliards $ du réseau structurant de transport en commun (RSTC) de la Ville de Québec, le bureau constitué pour gérer le projet continue de grossir rapidement. L’équipe doublera pratiquement, pour atteindre une soixantaine d’employés.

«Il y a environ une trentaine de personnes présentement», a indiqué le président du Réseau de transport de la capitale, Rémy Normand, interpelé par l’opposition officielle au conseil municipal de lundi soir. Un nouveau directeur, Daniel Genest, vient d’entrer en fonction au «bureau de projet» du tramway. «[Et] il doit voir à procéder à certaines embauches. On prévoit environ un peu moins d’une trentaine, on parle de 27, 28 personnes dans la prochaine phase d’embauches.»

Il faudra trouver de la place pour loger tous ces employés bossant sur la phase préparatoire du RSTC. La première cohorte logeait déjà dans un immeuble privé du 825, boulevard Lebourgneuf; un local loué environ 181 000 $ par année. Voilà que le locataire voisin vient de quitter. La Ville a donc décidé de signer un nouveau bail occasionnant un débours supplémentaire de quelque 143 000 $ l’an. Total : presque 325 000 $.

Pourquoi ne pas les héberger dans des locaux de la Ville plutôt que louer au privé, a demandé l’opposition de Québec 21? Parce que l’équipe est déjà installée sur place, a répondu le conseiller d’Équipe Labeaume, Jérémie Ernould. «C’est une opportunité qui s’est présentée. Les gens qui louaient le local à côté ont libéré le local. Il faut que ce soit dans la même bâtisse.»

Soulignons que Le Soleil questionnait la Direction des communications de la Ville de Québec depuis jeudi sur l’expansion du bureau de projet du RSTC, sans qu’on puisse nous offrir les explications. Nous n’avons finalement pas reçu les réponses à nos interrogations avant que les élus abordent le dossier au conseil municipal.