Le boulevard Laurentien en 1969
Le boulevard Laurentien en 1969

Le boulevard Laurentien en 1969

Jean-Simon Gagné
Jean-Simon Gagné
Le Soleil
Patrice Laroche
Patrice Laroche
Le Soleil
Le boulevard Laurentien, en 1969. Le boulevard, qu’on prolonge alors vers le nord, ne deviendra une autoroute qu’en 1983. Entretemps, la voiture a complètement transformé la ville. Le nombre de kilomètres d’autoroute par tranche de 100 000 habitants y atteint le double de la moyenne nord-américaine.

Des centaines d’immeubles et de maisons ont été rasés pour faire place à des voies rapides. À lui seul, le quartier Saint-Roch a perdu la moitié de ses habitants, entre 1961 et 1981. 

Malgré tout, le stade municipal tient le coup. Même chose pour l’usine de cigarettes Rothmans, héritière de la Rock City Tobacco (à droite). Une passerelle pour les piétons est même ajoutée au-dessus de l’autoroute, en 1984. 

Aujourd’hui, bien des années plus tard, le secteur est à nouveau l’objet de convoitise. La Ville de Québec veut aménager «le pôle d’échanges Saint-Roch», pour l’autobus et le tramway. D’autres rêvent d’y voir aboutir un tunnel entre Québec et Lévis. Qui a dit que l’histoire ne se répétait pas?

Le boulevard Laurentien en 2020