Pour les citoyens de Québec, il est possible de profiter des vélos, mais il faut savoir qu'il est impossible d'aller d'un point A à un point B, puisqu'il n'y a qu'une seule station.

Le BIXI version touristique débarque à Québec

Le BIXI à Québec, c'est pour les touristes, l'été. Depuis lundi matin, une station de 11 BIXI est installée dans le stationnement de l'Hôtel Germain Dominion, au coin des rues Bell et Saint-Paul. Les touristes n'auront qu'à sortir leur carte de crédit, pianoter sur la borne de paiement et enfourcher les vélos en libre-service pour une petite balade. Et ce, jusqu'au 31 octobre.
Pour Sylvie Dionne, directrice de l'Hôtel Germain Dominion, «la station BIXI bonifie l'offre de service de l'hôtel, en plus d'être très tendance». Les touristes, clients ou non de l'hôtel, ainsi que les croisiéristes auront un nouveau moyen de transport pour visiter la ville. La baie de Beauport, la promenade Samuel-De Champlain, le Vieux-Port et le quartier Petit-Champlain ne sont qu'à quelques coups de pédales de la station BIXI. Et pour les plus audacieux qui se lanceraient à l'assaut de la haute ville, sachez que le BIXI touristique de Québec a sept vitesses, contrairement à trois pour le modèle montréalais.
«Pour BIXI, c'est une première percée dans le domaine hôtelier», explique Béatrice Couture, responsable du développement des affaires de la Société de vélo en libre-service (SVLS). «BIXI développe plusieurs aspects : le vélo utilitaire [comme à Montréal], le vélo interne [par exemple, se déplacer sur un campus universitaire], et voilà le BIXI touristique, qui s'adresse à une nouvelle clientèle», précise-t-elle.
Le BIXI touristique est un projet-pilote. La SVLS teste le marché hôtelier et l'Hôtel Germain Dominion est le seul à accueillir ce service. D'après Béatrice Couture, la ville de Québec n'a pas été choisie pour rien, «les attraits touristiques y sont importants».
Le projet-pilote prendra fin le 31 octobre. La station et les 11 vélos disparaîtront du paysage pour l'hiver. Ils réapparaîtront au printemps si les résultats de ce projet-pilote sont convaincants.
Bien entendu, les 11 vélos sont aussi accessibles aux citoyens de Québec, mais il ne faut pas penser aller d'un point A à un point B. Il n'y a qu'une seule station BIXI; les vélos doivent revenir au bercail. «Il est parfois agréable de jouer les touristes dans sa propre ville et de la redécouvrir», réplique Sylvie Dionne pour faire valoir que les vélos sont à la disposition de tous et, surtout, pour le plaisir de tous.
Pour profiter de l'expérience, rien de plus simple. Tel que cela est écrit sur la borne de paiement, il y a trois étapes : «Prenez le vélo, roulez, rapportez le vélo.» Ajoutez toutefois l'étape «carte de crédit». Il vous en coûtera 10 $ pour une heure ou moins, 5 $ par demi-heure additionnelle, et les taxes ne sont pas incluses. Notez qu'un montant de 100 $ sera bloqué sur votre compte pendant sept jours en guise de caution.
Le BIXI touristique ouvrira-t-il la voie au BIXI utilitaire? Selon Jacques Perron, de la Ville de Québec, ce n'est pas une priorité. Il faut d'abord développer le réseau cyclable, que ce soit le parcours cyclable partagé (rue Père-Marquette) ou d'autres pistes cyclables en ville. Mais rien n'est exclu à long terme.
Mode d'emploi
> Sur l'écran tactile de la borne de paiement, sélectionnez «Louer un vélo».
> Insérez puis retirez votre carte de crédit.
> Sélectionnez «Imprimer le code du vélo».
> Muni de votre code, choisissez n'importe quelle monture et tapez ce code sur le petit clavier situé à gauche de la roue avant du vélo.
> Un voyant vert vous indiquera que vous pouvez ôter le vélo de son point d'ancrage (stationnement).
> Au retour, ancrez le vélo. Un voyant vert et un signal sonore vous indiqueront que le vélo est bien fixé. Dès lors, le calcul du temps de location est fait automatiquement et la somme appropriée est prélevée de votre compte en banque.
Contrairement aux BIXI utilitaires, l'option abonnement au mois ou à l'année n'est pas offerte pour le BIXI touristique.