Le bien-être des animaux, un enjeu électoral, selon la SPCA

MONTRÉAL — Sept Québécois sur dix croient que le bien-être des animaux devrait faire partie des enjeux de la prochaine campagne électorale, selon un sondage réalisé pour la SCPA de Montréal.

Dans un communiqué publié vendredi, l’organisme affirme en effet que 72% des répondants à l’étude menée pour son compte par la firme Léger Marketing estimaient qu’il était important que les candidats aux élections provinciales d’octobre traitent du bien-être et de la protection des animaux.

D’après Me Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux pour la SCPA de Montréal, ce sondage a confirmé ce que l’organisme soupçonnait déjà: la population québécoise a le bien-être des animaux à coeur.

Me Gaillard a précisé que, dans la foulée de ces résultats, la SCPA de Montréal soumettrait sous peu aux quatre principaux partis politiques un questionnaire afin de connaître leurs positions sur différents enjeux provinciaux relatifs au bien-être et à la protection des animaux.

Parmi ces enjeux figure, selon l’avocate, l’application plus stricte de la Loi visant l’amélioration de la situation juridique des animaux, qui a été adoptée par l’Assemblée nationale en 2015 et a notamment modifié le Code civil pour que les animaux soient désormais considérés comme des êtres sensibles.

La SCPA de Montréal aimerait aussi que les formations politiques se prononcent sur le traitement des animaux de ferme élevés pour la consommation.

«Actuellement, ces animaux n’ont quasiment aucune protection juridique et c’est pour cette raison qu’on peut leur faire toutes sortes de choses qui seraient inimaginables pour un chat ou un chien», a expliqué Me Sophie Gaillard.

Interrogée à savoir si l’organisme prendrait position en faveur d’un parti politique après avoir reçu les réponses à son questionnaire, Me Gaillard a assuré que ce n’était pas le but de la démarche.

«L’objectif, c’est vraiment de faire un portrait de la situation pour chaque parti, a-t-elle soutenu. Nous allons peut-être faire un classement, mais nous n’allons pas appuyer un parti en particulier, plus une politique. Et nous allons donner de l’information aux électeurs afin qu’ils puissent faire un choix éclairé.»

Le sondage commandé par la SCPA de Montréal a été effectué en ligne entre le 20 et 23 juillet 2018 auprès d’un échantillon de 1001 Québécois et Québécoises. Un sondage probabiliste semblable aurait une marge d’erreur de 3,5 points, 19 fois sur 20.